Georges-Louis Bouchez

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Élection9 juin 2024
CirconscriptionHainaut
Législature56e
Groupe politiqueMR
Georges-Louis Bouchez
Illustration.
Fonctions
Député fédéral belge
En fonction depuis le
(1 an, 9 mois et 1 jour)
Élection 9 juin 2024
Circonscription Hainaut
Législature 56e
Groupe politique MR
Président du Mouvement réformateur
En fonction depuis le
(6 ans, 4 mois et 13 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Charles Michel
Sénateur coopté

(4 ans, 11 mois et 28 jours)
Législature 55e
Groupe politique MR
Député wallon

(1 an, 5 mois et 24 jours)
Élection 25 mai 2014
Circonscription Mons
Législature 9e
Groupe politique MR
Prédécesseur Jacqueline Galant
Successeur Jacqueline Galant
Député de la Fédération Wallonie-Bruxelles

(1 an, 5 mois et 10 jours)
Législature 9e
Groupe politique MR
Prédécesseur Jacqueline Galant
Successeur Jacqueline Galant
Échevin des Finances de Mons

(1 an, 10 mois et 19 jours)
Élection 14 octobre 2012
Groupe politique MR
Coalition PS - MR
Biographie
Date de naissance (40 ans)
Lieu de naissance Frameries (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique MR
Diplômé de Université Saint-Louis - Bruxelles (2004-2007)
ULB (2007-2009)
Profession Avocat

Georges-Louis Bouchez (/ʒɔʁʒ luwi bu.ʃe/[1]), également désigné par ses initiales GLB, né le à Frameries, est un avocat et homme politique belge libéral. Il est le président du parti politique belge le Mouvement réformateur (MR).

Il débute en politique en 2006 en se présentant sur la liste communale MR à Mons. En 2009, il rejoint alors le cabinet du Vice-Premier ministre et ministre des Finances, Didier Reynders, comme conseiller. Il est élu échevin et est chargé des finances. En 2014, en remplacement de Jacqueline Galant, il devient député wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il occupe ce poste jusqu'en 2016.

En 2019, il devient sénateur coopté et est élu président du Mouvement réformateur. En 2024, il est élu député fédéral à la Chambre des représentants et réélu à la présidence du parti.

Depuis 2020, il occupe également la fonction de président du Royal Francs-Borains, club de football belge de Challenger Pro League.

Ses prises de position sur la politique économique, la liberté de la presse ou le conflit israélo-palestinien, considérées comme réactionnaires ou proches de l'extrême droite, suscitent des critiques et débats au sein de la classe politique  y compris au sein de sa formation  et de la société civile belge.

Enfance et études

Georges-Louis Bouchez naît le à Frameries[2]. Ses parents sont commerçants indépendants, son père étant ingénieur en électronique, propriétaire de magasin et bailleur de bâtiments industriels[3],[4]. Il est le petit-fils d'un mineur et d'un militaire, avec des origines italo-belges[5]. Son prénom est composé des prénoms respectifs de ses deux grands-pères[6].

Durant son enfance, il se passionne pour les voitures et particulièrement la Formule 1[7]. À 12 ans, ses parents lui offrent un kart et il participe à diverses courses[8].

Il vit successivement à Colfontaine et Quaregnon et effectue ses études secondaires au Collège Saint-Stanislas à Mons, d'où il est diplômé en 2004[9],[10]. Si sa famille n'est pas militante politiquement, elle suit les débats politiques à la télévision, ce qui l'influence et lui donne goût à la politique[4].

Il entreprend des études à Saint-Louis et obtient un bachelier en droit en 2007[10]. Il réalise son master en droit à l'Université libre de Bruxelles et est diplômé en 2009[9],[10]. Son mémoire de fin d'études, sous la direction de Marc Uyttendaele, porte sur les suites politiques de l'affaire Fortis[10],[11]. Durant ses études à l'ULB, il est représentant des étudiants libéraux[10].

Depuis 2012, il est avocat inscrit au Barreau de Mons[10].

Président du Royal Francs-Borains

Depuis 2020, Georges-Louis Bouchez occupe la fonction de président du Royal Francs-Borains, club de football belge de Challenger Pro League[10]. À son initiative, le club jusqu'alors établi sous une forme associative devient en 2024 une société commerciale, dont Bouchez est le premier actionnaire[12]. Peu de temps auparavant, Bouchez est épinglé par la presse à la suite d'un placement de produit diffusé sur ses réseaux sociaux, au bénéfice d'une marque de compléments alimentaires devenue sponsor des Francs Borains[13].

Il est, en 2025, le seul homme politique à diriger un club de football professionnel[14].

Pilote amateur de rallye automobile

Georges-Louis Bouchez est un pilote amateur de rallye automobile. En 2021, il participe à sa première course dans le cadre de la Fun Cup[15].

En , une enquête de l'hebdomadaire Humo démontre qu'il entretient des liens étroits avec plusieurs sociétés de pari sportif, dont l'entreprise Ladbrokes[16]. Le député Groen Stefaan Van Hecke fait alors remarquer que Georges-Louis Bouchez est « sponsorisé par Ladbrokes en tant que pilote de rallye »[16]. En , le journal Le Vif rapporte que Georges-Louis Bouchez a fait supprimer la traduction de cette enquête réalisée par le magazine Moustique, ce qui est vu comme une « atteinte sérieuse à la liberté de la presse » par le député Ecolo Gilles Vanden Burre[17].

Vie privée

Georges-Louis Bouchez est en couple avec Lucie Demaret, conseillère communale à Ham-sur-Heure-Nalinnes et également membre du Mouvement Réformateur[9],[18]. Ils ont un fils né en 2024[9].

Parcours politique

Politique locale

En 2006, il est candidat pour la première fois sur la liste communale MR à Mons. Positionné en quatorzième position sur cette liste et obtenant 397 voix, il rate de quelques voix un siège au conseil communal montois[19],[20].

En 2009, il est engagé au cabinet du Vice-Premier ministre et ministre des Finances, Didier Reynders, comme conseiller[10]. De 2010 à 2012, il est membre du Conseil de la Jeunesse de la Communauté française Wallonie-Bruxelles[10]. Concurremment, il est assistant en droit aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur et est ensuite, à partir de 2011 jusqu'en 2015, nommé chargé d'exercices en droit à l'UMons/ULB[10].

Il se présente aux élections législatives fédérales belges de 2010 (8e sur la liste MR) pour le Sénat mais n'est pas élu[10].

Tête de liste aux élections communales de 2012 à Mons, il est élu au collège communal et devient échevin des Finances, du Budget, de l'Emploi, du Développement durable et de l'Informatique de la cité du Doudou dans un collège PS-MR mené par Elio Di Rupo[21],[10],[4].

Élection au Parlement wallon

Lors des élections régionales de 2014, il est candidat à la première suppléance[22] et réalise le deuxième score de la liste MR pour la circonscription de Mons (4 535 voix)[23],[10]. En , il est désigné député wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles en remplacement de Jacqueline Galant devenue ministre fédérale chargée de la mobilité dans le gouvernement Michel[10]. La même année, il est conseiller au cabinet du Vice Premier Ministre Didier Reynders[24].

Georges-Louis Bouchez perd son mandat de député wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles après la démission de Jacqueline Galant en [25]. Le , le bourgmestre de Mons, Elio Di Rupo, renoue un pacte de majorité remplaçant les libéraux par le cdH car il estime qu'il y « il y a rupture de confiance » à l'égard des socialistes de la part de Georges-Louis Bouchez. Celui-ci redevient alors conseiller communal sans intégrer la majorité[26],[27].

En , il devient le « Délégué général à l'animation et à la prospective » du Centre Jean Gol, le think tank libéral[28]. Il est chargé d'organiser le débat dans les sections locales[20]. Il défend la suppression du vote obligatoire face à Louis Michel au congrès doctrinal du MR fin 2016 – perdant par 43% des voix contre 57%[29]. Il prône l'allocation universelle[30]. Il réfléchit à la taxation sur les robots non délocalisables[31]. Il propose un second tour aux élections pour permettre aux citoyens de choisir parmi les coalitions mathématiquement possibles[32]. Il rédige une proposition visant à réprimer la banalisation du régime nazi[33].

Il reprend son rôle d'avocat et devient, durant un an, formateur à l'IFAPME du Centre de Charleroi (2016-2017)[10],[34]. Il continue à siéger au conseil d'administration de l'intercommunale de Développement Economique et d'Aménagement du coeur du Hainaut (IDEA) (2012-)[10],[34].

Élections communales de 2018

Logo de Mons en Mieux!

Lors des élections communales de 2018, le MR ne se porte pas très bien en Hainaut ni à Mons où les libéraux ne sont crédités que de 18% des intentions de vote[35]. Georges-Louis Bouchez ne se présente pas sous le sigle du MR mais sous une liste pluraliste : « Mons en Mieux! ». Des membres du cdH (dont Opaline Meunier[36]), du PS et d'Ecolo le rejoignent. Des délégués syndicaux FGTB et CSC ainsi que 25 citoyens sans appartenance politique font également partie de la liste[37],[38]. « Mons en Mieux! » obtient près de 22% des voix alors que le cartel PS-Citoyen perd plus de 15% des suffrages comparativement aux résultats des élections communales de 2012[39]. La liste obtient 11 sièges. Georges-Louis Bouchez réalise le troisième score en termes de voix de préférence de la ville (4 976 voix)[40].

Le , le PS et Ecolo forment un pacte de majorité écartant ainsi « Mons en Mieux » du collège des bourgmestre et échevins[41].

Élections législatives de 2019

Le , le Président du MR, Charles Michel, nomme Georges-Louis Bouchez en tant que porte-parole de la campagne électorale du parti en rappelant qu'il porte déjà régulièrement sa parole dans les médias et dans de nombreux débats[42].

Lors des élections fédérales du , Georges-Louis Bouchez est placé en quatrième position sur la liste fédérale du MR pour la circonscription hennuyère. Cette place est considérée par beaucoup comme un ballotage tant les sondages sont en berne pour les libéraux[43]. Il obtient 16 522 voix dans la province de Hainaut, ce qui constitue le second meilleur score en nombre de voix de préférence, mais n'est pas élu à cause de l'effet dévolutif de la case de tête. Il devient néanmoins sénateur coopté du MR[44],[45]. Il prête serment le [46],[10].

En , le journal Le Vif fait remarquer que Georges-Louis Bouchez se trouve dans une situation illégale depuis l'été 2019 en cumulant son poste de président du parc de découverte scientifique le SparkOH! et son poste de sénateur[47]. Le , Georges-Louis Bouchez décide de renoncer à son mandat de président du SparkOH! afin de rester sénateur coopté[48],[49].

Premier mandat de président du MR (2019-2024)

Début , Georges-Louis Bouchez se présente à la succession de Charles Michel comme président du Mouvement Réformateur[50]. Cinq candidats sont en lice : Clémentine Barzin, Georges-Louis Bouchez, Denis Ducarme, Christine Defraigne et Philippe Goffin. Le , Bouchez est élu président du parti avec 62% des votes, après un second tour face à Denis Ducarme[51]. Lors de sa campagne pour la présidence, Bouchez promet qu'il quittera son poste de sénateur coopté s'il accède à ce poste, ce qu'il ne fait pas[47].

Depuis 2020, il préside également le centre Jean Gol[10].

En , la formation du gouvernement De Croo entraine un remaniement du Gouvernement wallon. À cette occasion, Georges-Louis Bouchez y nomme Denis Ducarme comme ministre à la place de Valérie De Bue, mais doit rapidement revenir en arrière car une règle interne impose au moins un tiers de ministres féminines[52]. Plusieurs élues du MR montrent leur soutien à Valérie De Bue. Cet épisode crée un malaise au sein du MR, certains cadres du parti reprochant le manque de concertation et de collégialité autour des nominations[53]. Le , Georges-Louis Bouchez présente ses excuses dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux[54]. Pour mettre un terme à la crise interne, les cadres du parti décident de mettre sur pied, un « G11 » dont le but est de créer une instance de discussion des décisions et assurer un meilleur échange d'information entre les différents acteurs du MR[55]. Willy Borsu déclare à cette occasion qu'« il s'agit dès lors d'une dernière chance pour Georges-Louis Bouchez »[56]

En , à la suite de la démission de Sophie Wilmès du gouvernement fédéral pour raisons familiales, Georges-Louis Bouchez, responsable de la succession de ce portefeuille, décide de nommer Hadja Lahbib ministre des affaires étrangères. Cette décision est immédiatement critiquée aussi bien par le MR que par la presse qui parle d'un « parachutage » au vu du manque d'expérience politique de l'ancienne journaliste[57],[58]. Le , il décide de nommer Hadja Lahbib commissaire européenne. Cette décision fait à nouveau l'objet de critiques. De Morgen reconnait la dérive particratique importante au sein du MR, ce qui pèse sur les enjeux européens et pourrait causer à terme des difficultés dans la représentation belge européenne au sein de la Commission européenne[59].[pertinence contestée]

Lors des élections législatives de juin 2024, il est élu député à la Chambre des représentants dans la circonscription du Hainaut avec 79.447 voix de préférence[60]. Le MR qu'il préside devient alors le premier parti francophone du pays devant le PS[61].

Deuxième mandat de président du MR (2024-)

Le , Georges-Louis Bouchez est réélu à la présidence du parti[62]. Il était le seul candidat à sa succession[62]. Fin , la page Wikipédia de Georges-Louis Bouchez fait l'objet de suspicions d'autopromotion, en violation des conditions d'utilisation de Wikipédia. Ces suspicions concernent les modifications d'un utilisateur dont la page Linkedin éponyme indique qu'il est « consultant en référencement » depuis chez Onlyne, entreprise qui assure la communication de Georges-Louis Bouchez[63],[64],[65]. Début , le porte-parole de Georges-Louis Bouchez reconnait au journal Het Laatste Nieuws qu'il y a eu une volonté de modifier la page, précisant « vous pouvez voir que la page n'est pas complète »[66].

Renforcé par les victoires du parti aux élections de 2024, Bouchez impose son style au sein du Mouvement réformateur. Renonçant à exercer un poste ministériel, il exerce une liberté de ton qui est qualifiée d'« ultra-présidence » et parfois critiquée au sein même de sa famille politique[67]. En 2025, il est ainsi le responsable politique belge le plus actif sur X, dont il se sert « pour imposer ses thèmes, attaquer les médias ou répondre à ses détracteurs »[68].

Dans ce contexte, certains des choix qu'il pose en vue de nominations à des postes-clés lui valent des accusations de népotisme. En effet, après s'être montré très critique envers la politisation de la sphère publique, visant les socialistes qu'il accusait fréquemment de copinage[69],[70], Georges-Louis Bouchez nomme en sa compagne Lucie Demaret présidente du conseil d’administration de l’ONE[71], l’Office de la Naissance et de l’Enfance, puis deux mois plus tard sa belle-sœur Géraldine Demaret au CA de la Sonaca[72]. Trends-Tendances ainsi que Le Soir ironisent alors sur sa volonté de « remplacer l'État PS par un État MR »[73],[74]. La nomination de Lucie Demaret est d'autant plus problématique qu'elle résulte d'un remaniement de l'appel à candidatures initial : si en , un siège d'administrateur à l'ONE était incompatible avec un mandat de conseiller provincial ou un poste dans un cabinet ministériel, ce n'était plus le cas en décembre[75].

Cette période voit aussi un durcissement des rapports de Georges-Louis Bouchez avec la presse, qui l'accuse de pressions et de menaces d'agressions. Fin , il fait l'objet d'un article du Vif concernant une accusation d'utilisation frauduleuse d'une carte PMR[76]. La RTBF publie à son tour un article sur la polémique mais Georges-Louis Bouchez conteste certains faits lors de sa publication[77]. Il contacte alors la RTBF qui reconnaît des erreurs factuelles dans l'article, mais l'échange téléphonique entre la journaliste contactée et le député s'envenime[77],[78],[79],[80]. Le président du MR est alors accusé d'atteinte à la liberté de la presse et de menace physique sur un journaliste, ce qu'il conteste[79],[81]. L'enregistrement téléphonique diffusé sur les réseaux sociaux contre la volonté de la RTBF choque la classe politique, y compris au sein du parti qu'il préside[82],[83],[84],[77],[85]. La société des journalistes de la RTBF dépose également un communiqué qui estime que ce n'est « la première fois que Georges-Louis Bouchez interpelle directement des journalistes pour se plaindre, leur mettre directement la pression et leur demander de modifier un article »[79],[77].

En , la Fédération européenne des journalistes dépose deux alertes auprès du Conseil de l'Europe. L'une concernant une « atteinte à la sécurité et à l'intégrité physique des journalistes » suite à la « menace » de Georges-Louis Bouchez contre « l'intégrité physique d'un journaliste de la RTBF ». La deuxième alerte est déposée pour « harcèlement et intimidation de journalistes » après que Georges-Louis Bouchez ait exigé auprès d'un blogueur le retrait de l'article du Vif posté sur les réseaux sociaux[86]. La FEJ exige des excuses publiques du député fédéral et demande aux autorités belges de condamner ses propos. Elle demande également à la justice d'ouvrir une instruction judiciaire pour menaces contre l'intégrité physique d'un journaliste[86]. L'État belge a jusqu'au pour répondre à la FEJ[86].

Prises de position

Politiques

Critiques du communautarisme

Georges-Louis Bouchez revendique d'être d'une droite populaire, qu'il oppose à la droite populiste qu'il accuse de n'apporter aucune solution concrète et être dans le slogan ; il utilise aussi le qualificatif de « droite camping-car »[87]. Il définit la droite populaire comme étant une droite qui assume ses choix et impose ses thèmes, comme celui de la sécurité et de la fiscalité. Il déplore que les débats fassent souvent place à des minorités bruyantes ou enjeux qui ne sont pas ceux ressentis au niveau de la population, comme notamment celui, selon lui, du conflit israélo-palestinien[87].

En , une polémique éclate à Anderlecht, à la suite de la décision d'autoriser le burkini à la piscine publique communale ainsi que d'autoriser des heures réservées aux femmes. Georges-Louis Bouchez s'indigne de cette décision et fustige la « folie communautariste »[88]. Il en appelle à la secrétaire d'État Sarah Schlitz pour que celle-ci intervienne, voyant en cette décision une « mise à mal de nos valeurs »[89].

Attaques contre la gauche radicale

Georges-Louis Bouchez considère que le Parti du travail de Belgique est un parti « anti-démocratique », le compare au parti d'extrême droite flamand Vlaams Belang et réclame un cordon sanitaire pour lui faire barrage[90],[91]. Son analyse est notamment contredite par le Centre de recherche et d'information socio-politiques[92],[93].

En 2025, il soutient que ce sont les antifas, et non l'extrême-droite, qui constituent « aujourd'hui et sans aucun doute, le plus grand danger pour notre démocratie »[93], dans la foulée de la « déclaration de Donald Trump qui considère désormais les antifas américains comme une organisation terroriste aux États-Unis »[93].

Sociales et économiques

Chômage et grève

En , il propose que les chômeurs de longue durée (plus de deux ans), qui refuseraient une formation et/ou emploi dans un métier en pénurie, doivent pouvoir être sanctionnés. George-Louis Bouchez s'étonne qu'il y ait plus de 200 000 chômeurs en Wallonie alors qu'il y a plus de 125 métiers en pénurie de main-d'œuvre[94]. Quelques jours plus tard, il fait part de sa stupéfaction face aux propos de Thierry Bodson, président du syndicat FGTB qui a déclaré : « Les jeunes ne se voient plus travailler après 55 ans »[95]. À la suite de ces propos, Georges-Louis Bouchez s'est interrogé : « Quand je vois les montants que les syndicats reçoivent pour gérer les allocations de chômage et pour faire de la formation professionnelle, je me demande si les syndicats n'ont pas un incitant à maintenir un certain volume de demandeurs d'emploi. Pour le moment la gestion du chômage pour certaines personnes, c'est très rentable ! »[96]. Il affirme aussi que les organisations syndicales devraient moins défendre les chômeurs et davantage inciter les gens à reprendre le travail[97]. Il s'oppose également à l'augmentation de l'indemnité de grève[98].

En , Georges-Louis Bouchez a déclenché une vive polémique après avoir illustré ses propos par un exemple ciblé concernant « à ceux qui touchent des allocations tout en étant propriétaires à l’étranger, notamment au Maroc ». Des représentants de la communauté belgo-marocaine ont estimé qu’il s’agissait d’une « stigmatisation d’une communauté entière ». Georges-Louis Bouchez a répondu qu’il ne visait pas « une nationalité » mais « une situation factuelle » et s’est refusé à présenter des excuses, tout en maintenant que les chiffres justifiaient son exemple[99].

Proposition d'un « Capital jeunesse »

Il propose en l'octroi d'un « Capital jeunesse » de 25 000 euros aux 18-25 ans financé par le transfert des allocations familiales à la condition d'un projet de financement d'études, d'achat d'un premier bien immobilier ou de lancement d'une activité commerciale[100],[101]. L'investissement correspondrait à environ 7,5 milliards d'euros sur 10 ans[101].

Opposition à des projets de taxes

En , Georges-Louis Bouchez s'oppose à l'idée de taxer les voyages en jet privé en la qualifiant de « nouvelle idée populiste »[102].

À la suite des élections du , lors de la formation du gouvernement fédéral, dit Arizona, Georges-Louis Bouchez a également rejeté la proposition d'accord du gouvernement sur les mesures socio-économiques en raison d'un impôt sur les plus-values boursières ; la presse le pointe pour son rôle singulier dans cet échec[103],[104].

Soutien à des politiques sécuritaires fortes

Georges-Louis Bouchez prend régulièrement position en faveur d'une plus grande attention à la sécurité intérieure. À ce titre, il est notamment favorable à la patrouille de militaires à Bruxelles, en vue de lutter contre la criminalité[105].

En , l'Unia se saisit d'un dossier relatif à une déclaration de Georges-Louis Bouchez, qui prône le « harcèlement policier » comme réponse à l'installation de gens du voyage à Harmignies, une entité de la ville de Mons dont il est conseiller communal d'opposition[106].

Soutien d'Israël à la suite de l'attaque du Hamas d'octobre 2023

Le , à l'initiative de Georges-Louis Bouchez, un film produit par les autorités israéliennes retraçant les horreurs de l'attaque du Hamas du 7 octobre est projeté au Sénat. La présidente de la Chambre, Éliane Tillieux, avait refusé cette projection mais Georges-Louis Bouchez déclare sur X « C'est un devoir de transparence et de démocratie. C'est un devoir aussi à l'égard de l'Histoire. C'est un devoir dans le respect et la solidarité que nous devons avoir envers toutes les victimes, qu'elles soient palestiniennes ou israéliennes »[107],[108],[109],[110].

Le , lors d'une intervention sur Radio Judaïca, il qualifie de « coup de génie » les explosions de bipeurs et de talkies-walkies au Liban survenues les 17 et et attribuées à Israël, qui ont provoqué la mort de 42 personnes et plus de 3458 blessés[111]. En réaction, le conseiller communal bruxellois Mourad Maimouni porte plainte contre Georges-Louis Bouchez pour apologie du terrorisme[112]. Cette déclaration fait aussi l'objet d'un débat houleux en séance plénière à la Chambre des Représentants, lors de laquelle Georges-Louis Bouchez se défend par des prises de paroles non sanctionnées par le règlement[113],[114].

Perception publique

En , le quotidien Het Belang van Limburg le décrit comme un « maître en sabotage, le Sarkozy de la rue de la Loi qui se voit plus grand qu'il n'est »[115],[116].

Le , le ministre fédéral belge de la Justice Vincent Van Quickenborne déclare dans le journal flamand Het Laatste Niews que « Georges-Louis Bouchez aboie pendant que nous agissons ». Il qualifie Georges-Louis Bouchez comme étant quelqu'un qui « revient toujours au passé » et dit du MR que « ce n'est pas le Mouvement réformateur, mais plutôt le Mouvement réactionnaire »[117].

Son image est écornée dans le courant de l'année 2023, à la suite de sa participation à deux épisodes de l'émission de téléréalité « Special Forces : qui ose gagne » sur la chaîne flamande VTM, lors de laquelle il est présenté comme un « poids mort »[118],[119].

Proximité supposée avec l'extrême-droite

Georges-Louis Bouchez a rompu à plusieurs reprises le cordon sanitaire médiatique, en acceptant de débattre avec le président du Vlaams Belang[120],[121] et en partageant du contenu qui est ouvertement d'extrême droite sur les réseaux sociaux[122],[123]. En 2022, ses propos sur l'homme politique français Éric Zemmour qu'il affirme respecter davantage que son opposante politique, Valérie Pécresse, suscitent de nombreuses critiques, y compris de membres du MR comme Denis Ducarme[124].

Selon le politologue Dave Sinardet, le discours de Georges-Louis Bouchez est parfois similaire à celui de la N-VA ou du Vlaams Belang dans le sens où il attaque régulièrement la Vivaldi[125]. Cette analyse est également partagée par la presse, ainsi que ses adversaires politiques, qui reconnaissent l'« extrême-droitisation » du discours et des propositions du MR (et son président)[126],[127],[128],[129]. Une analyse conjointe de l'UCLouvain et de l'Université d'Anvers confirme ces points de vues[130],[131]. En , la FGTB de Verviers et la CSC appellent à instaurer un cordon sanitaire contre Georges-Louis Bouchez, qu'elles désignent comme un fasciste selon les critères de Umberto Eco[132].

Mauvaise connaissance du néerlandais

Francophone, Georges-Louis Bouchez est critiqué pour sa mauvaise compréhension et sa pratique du néerlandais, une des trois langues officielles de son pays[133],[134]. Si, au sortir de ses études, il ne parle pas le néerlandais, c'est selon lui par la faute du système éducatif wallon[135].

Cible d'actions d'agitprop

De par sa fonction de président Mouvement réformateur et son image publique, Georges-Louis Bouchez a été visé à plusieurs reprises par des actions d'agitprop, qui ont parfois porté atteinte à son intégrité physique.

Le , lors d'un évènement du MR à Namur, Georges-Louis Bouchez se fait « enfariner » par des militants Gilets Jaunes[136].

En Georges-Louis Bouchez est victime d'entartage en séance de dédicaces de son livre organisée à la Fnac de Liège[137].

Distinction

Publications

Notes et références

Voir aussi

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