Gilbert Lelord

pédopsychiatre français From Wikipedia, the free encyclopedia

Gilbert Lelord, né le à Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique) et mort le à Saint-Avertin[1], est un pédopsychiatre français, pionnier des recherches neuropsychologiques dans le domaine de l'autisme en France. Il a contribué à combattre la théorie de la mère réfrigérateur dans les années 1980, et à faire connaître les origines neurologiques de ce trouble. Ses travaux font autorité, en France comme dans les pays anglo-saxons.

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Gilbert François LelordVoir et modifier les données sur Wikidata
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Gilbert Lelord
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Biographie

Gilbert Lelord naît en Loire-Atlantique à Saint-Étienne-de-Montluc, ville de la banlieue nantaise, d'Auguste Lelord, directeur d’assurances, maire de Saint-Étienne-de-Montluc (1945-1964), et d'Henriette Magdeleine Anna Metayer, professeur de musique à l'École nationale de Nantes. Il suit des études de médecine à Paris[1].

Il devient chef de clinique en neuropsychiatrie dans les services des Professeurs Georges Heuyer puis de Jean Delay, tout en poursuivant des recherches en neurophysiologie à l'institut Marey. Dès 1958, il démontre que le cerveau des enfants avec schizophrénie infantile réagit de façon incohérente, dans un travail pionnier qui constitue la première observation de ce type[2]. En 1964, il est nommé médecin-psychiatre pour l'hôpital de Tours[2] à une époque où l'approche de l'autisme est exclusivement psychanalytique[3], et en 1970, créé un service infantile pour des enfants décrits alors comme schizophrènes[2]. Ses travaux sont dans un premier temps mal accueillis par les psychiatres en France[3], mais ils trouvent un écho dans les pays anglo-saxons et scandinaves[4]. Il remarque des points communs entre les enfants autistes et aphasiques, et défend la théorie d'une origine biologique de l'autisme[5], due à un trouble du système nerveux[1].

En 1969, Catherine Barthélémy rejoint son équipe[5]. Il développe avec elle la thérapie d’échange et de développement[5]. Dans les années 1980, il combat la théorie de la mère réfrigérateur, et « contribue grandement à changer le regard sur l'autisme »[1]. Avec Bernard Rimland, il est également pionnier des recherches sur la vitamine B6[6]. En 1983, il contribue à fonder l'Association pour la recherche sur l'autisme et la prévention des inadaptations (ARAPI).

En 1993, il est fait chevalier de la Légion d'honneur[7].

Pendant sa retraite, il se consacre à l'étude des Saints et de grands hommes[1]. Il meurt le , à presque 90 ans[1].

Publications

Gilbert Lelord a préfacé l'édition française de la biographie de Temple Grandin, Ma vie d'autiste[8].

Il a participé à une soixantaine de publications scientifiques[9], son indice h est de 25.

Reconnaissance

Adam Feinstein le considère comme l'un des chercheurs français les plus reconnus internationalement pour ses travaux sur l'autisme[3]. Son unité de recherche de l'Inserm fait autorité[1].

Opinions

Gilbert Lelord estime que la réticence à accepter les théories de l'origine génétique de l'autisme, en France, provient des traumatismes dus à l'eugénisme de l'époque nazie[10].

Notes et références

Annexes

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