Hugo Horiot
écrivain, comédien, réalisateur et militant pour la dignité des personnes avec autisme français
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Hugo Horiot, né le à Dijon (Côte-d'Or), est un acteur et écrivain français, et surtout un militant pour la dignité des personnes autistes.
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Julien Hugo Horiot |
| Nationalité | |
| Activités |
| Distinction |
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Autisme : j'accuse !, L'empereur, c'est moi, Carnet d'un imposteur (d) |
Non verbal dans la petite enfance, il est l'auteur de L'empereur, c'est moi et de Autisme : j'accuse !, tandis que sa mère, Françoise Lefèvre, a écrit plusieurs livres évoquant leur relation[1], comme Surtout ne me dessine pas un mouton et Le Petit Prince Cannibale.
Il a témoigné sur son parcours en tant que personne autiste dans plusieurs émissions de télévision[2],[3],[4],[5],[6].
Biographie
Il passe sa première enfance sans parler jusqu'à l'âge de six ans. Selon son témoignage, les médecins qu'il rencontre alors qu'il a deux ans lui prévoient « un aller simple en hôpital psychiatrique »[7].
Contre toute attente et en contradiction avec les avis médicaux, une relation parvient à se nouer entre sa mère et lui. Françoise Lefèvre échoue d'abord, puis parvient à entrer dans le fonctionnement de son fils. Elle décrit ses tentatives dans le Petit Prince cannibale. (Extrait : « C’est difficile de trouver des êtres bienveillants qui veuillent entrer dans ton monde au lieu de t’observer. »[8].
Hugo donnera son propre point de vue dans L'empereur c'est moi. Hugo décrit dans cette autobiographie comment à 4 ans « Julien » est dans une impasse. C'est en adoptant son deuxième prénom « Hugo » qu'il parviendra à "tuer" symboliquement la part de sa personne qui est son pire ennemi : « j’ai tué Julien. Je lui ai tranché la gorge »[9]. Ainsi, dans les 3 prénoms qu'il à reçus à la naissance, Julien, Hugo, Sylvestre, il imposera l'usage de son deuxième prénom à l'âge de six ans (1988), au moment où il commence à parler[10],[11].
A partir de ce moment, les relations d'Hugo se multiplient. Son autisme devient moins visible. Ce parcours constitue un lien entre autisme non-verbal et autisme de haut niveau. Tout naturellement il devient un porte-parole militant pour l'acceptation de la condition d'autiste[12].
En 2000, il entre au Théâtre du jour d'Agen.
En 2013, il obtient le prix Paroles de patients[13].
En , en réaction aux propos de François Fillon à propos de l'autisme[14], il envisage de se présenter à l'élection présidentielle[15] sous l'étiquette d'un parti de la neurodiversité, mais trop tard pour pouvoir obtenir les parrainages nécessaires. Son slogan est alors « Un destin pour tous ».
Depuis la fin 2018, Hugo Horiot est régulièrement sollicité comme expert auprès des institutions européennes, afin de défendre les minorités cognitives[16].
Il apparait aussi dans deux épisodes de la série Astrid et Raphaëlle[17], dont le personnage d'Astrid, interprété par Sara Mortensen, est une autiste. Hugo Horiot joue le rôle d'un personnage neurotypique, Paul Thomas.
Œuvres
- Contribution à l'ouvrage collectif de Charles Gardou (dir.), Le handicap par ceux qui le vivent, Érès, 2009, 248 p.
Livres
- L'empereur, c'est moi, postface de Françoise Lefèvre, Paris, L'Iconoclaste, 2013, 228 pages (ISBN 978-2-913-366-58-9)
- Carnet d'un imposteur, L'Iconoclaste, 2016.
- Autisme : j'accuse !, L'Iconoclaste, 2018.
Adaptations au théâtre
- L'empereur, c'est moi, 2014
- J'entrerai dans ton silence, d'après Françoise Lefèvre et Hugo Horiot, adaptation et mise en scène de Serge Barbuscia, pièce créé au Festival d'Avignon 2018, et jouée au théâtre du Balcon (Avignon) en 2018 (captation DVD : Paris, l'Harmattan vidéo, 2018)
Filmographie
Apparitions dans des documentaires
Hugo Horiot est aussi apparu dans des documentaires comme :
- 2014 : Mon univers à part de Sophie Robert
- 2018 : L'Empereur emmuré d'Alexandre Bitoun
Télévision (acteur)
- 2020 , 2021 et 2023 : Astrid et Raphaëlle : Paul Thomas (épisodes La Nuit du mort-vivant (saison 1, épisode 7), En garde à vue (saison 2, épisode 8) et Le Sacrifice du fou (saison 4, épisode 5))
Distinctions
- 2013 : Prix Paroles de patients pour L'empereur, c'est moi[13]