Valérie Létard

femme politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Valérie Létard, née le à Orchies (Nord), est une femme politique française.

Circonscription21e du Nord
Groupe politiqueLIOT
PrédécesseurSalvatore Castiglione
Faits en bref Fonctions, Députée française ...
Valérie Létard
Illustration.
Valérie Létard en 2007.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(9 mois et 3 jours)
Circonscription 21e du Nord
Législature XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique LIOT
Prédécesseur Salvatore Castiglione

(2 mois et 13 jours)
Élection
Circonscription 21e du Nord
Législature XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique LIOT
Prédécesseur Béatrice Descamps
Successeur Salvatore Castiglione
Conseillère départementale du Nord
En fonction depuis le
(5 ans, 1 mois et 8 jours)
Avec Laurent Degallaix
Élection 27 juin 2021
Circonscription Canton de Valenciennes
Prédécesseur Geneviève Mannarino
Ministre chargée du Logement[a]

(1 an et 14 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Michel Barnier
François Bayrou
Ministre Aucun (plein exercice) puis François Rebsamen
Gouvernement Barnier
Bayrou
Prédécesseur Guillaume Kasbarian (Logement, ministre délégué)
Sabrina Agresti-Roubache (Ville, secrétaire d'État)
Successeur Juliette Méadel (Ville, 2024)
Éric Woerth (Logement)
Vice-présidente du Sénat

(5 ans, 11 mois et 28 jours)
Élection
Réélection
Président Gérard Larcher
Conseillère régionale des Hauts-de-France

(5 ans, 5 mois et 28 jours)
Élection 13 décembre 2015
Circonscription Nord
Groupe politique UDI-UC (présidente)
Première vice-présidente du conseil régional des Hauts-de-France

(1 an, 10 mois et 19 jours)
Élection
Président Xavier Bertrand
Successeur Brigitte Fouré
Présidente de la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole

(7 ans, 9 mois et 2 jours)
Prédécesseur Jean-Louis Borloo
Successeur Laurent Degallaix
Secrétaire d'État chargée des Technologies vertes et des Négociations sur le climat

(1 an, 4 mois et 21 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Premier ministre François Fillon
Ministre Jean-Louis Borloo
Gouvernement Fillon II
Secrétaire d'État chargée de la Solidarité

(2 ans et 4 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Premier ministre François Fillon
Ministre Xavier Bertrand
Brice Hortefeux
Gouvernement Fillon II
Sénatrice française

(12 ans, 9 mois et 18 jours)
Réélection 25 septembre 2011
24 septembre 2017
Circonscription Nord
Groupe politique UC (2010-2011)
UCR (2011-2012)
UDI-UC (2012-2017)
UC (depuis 2017)
Prédécesseur Béatrice Descamps

(5 ans, 9 mois et 18 jours)
Élection 23 septembre 2001
Circonscription Nord
Groupe politique UC (2001-2005)
UC-UDF (2005-2007)
Successeur Béatrice Descamps
Biographie
Nom de naissance Valérie Decourrière
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Orchies (France)
Nationalité Française
Parti politique UDF-PSD (jusqu’en 1995)
UDF-FD (1995-1998)
UDF (1998-2007)
NC (2007-2014)
UDI (depuis 2012)
Père Francis Decourrière
Profession Assistant de service social
Fermer

Proche de Jean-Louis Borloo, elle adhère à plusieurs partis centristes au cours de son parcours politique (UDF, PSD, FD, NC, UDI).

Au niveau local, elle est présidente de la communauté d'agglomération de Valenciennes (2008-2016), vice-présidente du conseil régional des Hauts-de-France (2016-2017) et conseillère départementale du Nord (depuis 2021).

Élue plusieurs fois sénatrice et députée depuis 2001, elle exerce la fonction de vice-présidente du Sénat de 2017 à 2023.

Entre 2007 et 2010, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, elle est secrétaire d'État, successivement chargée de la Solidarité puis des Technologies vertes et des Négociations sur le climat.

Dans le gouvernement Barnier, formé en 2024, elle occupe la fonction de ministre du Logement et de la Rénovation urbaine. Elle ne conserve que le portefeuille du Logement dans le gouvernement Bayrou qui succède au précédent.

Biographie

Enfance et études

Fille de l'ancien député européen, président du Valenciennes Football Club, Francis Decourrière[1], Valérie Létard est assistante sociale de formation. Elle est également titulaire d'un DESS de développement local et économie solidaire.

Parcours politique

Adhérente du Parti social-démocrate, Valérie Létard participe, au début de son activité professionnelle[Quand ?], à la mise en application concrète de nouveaux dispositifs d'action sociale à la mairie de Saint-Amand-les-Eaux, dans le Nord. De ses débuts, elle acquiert la mise en œuvre de projets et du travail en équipe. Du travail social, elle évolue vers le développement social des quartiers prioritaires de la politique de la ville. Directrice du contrat de ville à Valenciennes, Jean-Louis Borloo lui propose de rejoindre l'équipe municipale comme adjointe au maire responsable de la politique de la ville.

Conseillère régionale et sénatrice du Nord

En 1998, elle est élue conseillère régionale et devient vice-présidente de la commission habitat-politique de la ville au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais. En , lors des élections sénatoriales, elle conduit avec Jean-René Lecerf la liste d'union RPR-UDF et malgré des dissidences nombreuses à droite, ils font tous deux leur entrée au Sénat.

Adjointe au maire, puis conseillère municipale déléguée de Valenciennes d' à , elle est alors chargée du contrat de ville et du Grand projet de ville. En , elle est à nouveau conseillère régionale (tête de liste UDF) et présidente du groupe UDF de la région Nord-Pas-de-Calais ; elle préside également la commission Aménagement du territoire et politique de la ville.

Parmi ses travaux au Sénat, on peut retenir sa réflexion sur les minima sociaux et le retour à l'activité ainsi que sa proposition de loi pour renforcer la parité dans les exécutifs municipaux.

Secrétaire d'État de Nicolas Sarkozy et tête de liste aux élections régionales

Valérie Létard, Secrétaire d'Etat à la Solidarité, le 14 avril 2009 à Paris.

Le , Valérie Létard est nommée secrétaire d'État chargée de la Solidarité dans le gouvernement Fillon II, par le président de la République, Nicolas Sarkozy. Ses premiers axes de travail incluent un Plan Solidarité-Grand âge 2007-2012, l'amélioration de la scolarisation des enfants handicapés, l'intégration des aveugles dans la vie de la cité, la lutte contre les violences faites aux femmes, l'égalité professionnelle hommes-femmes, ainsi qu'un plan pour les métiers de la dépendance. Elle publie fin 2011 un bilan du second Plan Autisme, qui a permis la création de 70 % des places prévues et une nette progression de la scolarisation des enfants et adolescents autistes, avec 25 000 intégrations en milieu scolaire[2].

Le , en seconde position sur la liste de Dominique Riquet, Valérie Létard est réélue conseillère municipale de Valenciennes dès le premier tour des élections municipales. Le , elle devient première adjointe lors de l'entrée en fonction du nouveau conseil. Le suivant, elle est élue, avec 83 % des suffrages exprimés, présidente de la Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole.

Elle est nommée secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de la Mer, chargée des Technologies vertes et des négociations sur le climat, à la faveur d'un remaniement du second gouvernement Fillon, le . Le , elle annonce que « 220 000 emplois verts sont à créer d'ici 2012 »[3]. Après avoir pris part au Sommet de Copenhague, œuvré notamment pour la promotion et l'encadrement des métiers de la croissance verte, mis en place, dans le cadre de « Médiaterre », les volontaires en service civique pour sensibiliser des familles modestes aux éco-gestes, lancer un plan de formation pour les travailleurs sociaux aux éco-gestes, lutter contre la précarité énergétique, elle quitte le gouvernement le après la nomination du troisième gouvernement de François Fillon.

Le , elle est officiellement désignée par l'UMP et son secrétaire général Xavier Bertrand pour conduire la liste d'union UMP-Nouveau centre-Gauche moderne aux élections régionales de 2010 pour la région Nord-Pas-de-Calais. Après une campagne engagée face à Daniel Percheron (PS) et Marine Le Pen, la liste « Ma Vie, Ma Région, Mon Avenir avec Valérie Létard » réalise 19 % au premier tour et 25,91 % au deuxième tour à chaque fois devant la liste de Marine Le Pen. Le groupe Majorité présidentielle se voit attribuer 22 sièges.

En quittant le gouvernement Fillon avec Jean-Louis Borloo, elle annonce vouloir se consacrer à sa Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole, retrouver son siège au Sénat et participer à la création d'une « confédération des centres » après la réunion du à l'Assemblée nationale. En , elle contribue à la création de l'Alliance républicaine, écologiste et sociale.

Sénatrice, présidente de Valenciennes Métropole et membre fondatrice de l'UDI

En tant que présidente de Valenciennes Métropole, Valérie Létard a notamment lancé les trois pôles d'excellence du Valenciennois : transports terrestres, numérique et logistique, le lancement du centre d'expositions et des congrès de Valenciennes Métropole[4], le lancement de l'Institut de recherche supérieur Railenium[5], le lancement de Transalley - Technopôle Transports Terrestres[6], le lancement du programme Rîves Créatives de l’Escaut[7], le lancement du Terminal Dock Seine Nord Europe Escaut[8], réalise le programme ANRU du Valenciennois, le programme national de requalification des quartiers anciens dégradés[9], inaugure le stade du Hainaut[10], concourt au déploiement du très haut débit[11], lance l'éco-port de plaisance de Valenciennes[12], lance le complexe hôtelier et immobilier hôpital du Hainaut de Valenciennes[13], accueille de grands acteurs économiques (CIV, Decathlon, Agrati, etc.)[14], participe à la rénovation des boulevards extérieurs de Valenciennes, à la création de Plateau multisports et Commerce de proximité Communes Rurales, au lancement de l'aéroport Valenciennes-Denain Charles Nungesser[15], etc.

Le , Valérie Létard est réélue sénatrice du Nord en deuxième position sur la liste « République et territoires, des élus libres et responsables pour l’avenir du Nord », emmenée par Jean-René Lecerf (UMP-NC-NI) non investie par l'UMP et soutenue par Jean-Pierre Raffarin et Jean-Louis Borloo. Le suivant, après avoir été désignée candidate du groupe centriste à la présidence du Sénat, elle obtient 29 voix[16] face à Gérard Larcher et Jean-Pierre Bel. Elle est ainsi la deuxième femme à se présenter à la présidence du Sénat, plusieurs années après la communiste Hélène Luc. Le , elle est élue vice-présidente de l'Association des maires de France, rapporteur de la commission Villes et territoires urbains.

Valérie Létard rend le son rapport sur l'évaluation de l'impact du Plan Autisme 2008-2010 à Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale[17], un document qui fait référence. À la faveur de la démission de Dominique Riquet de la mairie de Valenciennes le , elle est, en tant que première adjointe, chargée de l'intérim du 22 au , avant l'élection de Laurent Degallaix comme nouveau maire de la ville.

Valérie Létard en 2013.

Valérie Létard est membre fondateur de l'Union des démocrates et indépendants. Elle est élue présidente de l'UDI Nord le à Valenciennes lors de la convention départementale. Elle est nommée 2e vice-présidente, chargée de la Rénovation Urbaine et Politique de la Ville, après l'élection de Jean-Christophe Lagarde au poste de président, le [18].

Le , Valérie Létard et Jean-Louis Touraine, député PS du Rhône, acceptent une mission de concertation en vue de la réforme du droit d'asile confiée par Manuel Valls, ministre de l'Intérieur. Les conclusions de la mission parlementaire sont rendues le dans le contexte médiatique particulier de l'affaire Leonarda[19].

Au cours des élections municipales de 2014, sur la liste de Laurent Degallaix, elle est réélue conseillère municipale de Valenciennes le , et est réélue présidente de la Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole le [20]. À la faveur du renouvellement du Sénat en , elle intègre le bureau du Sénat sous la présidence de Gérard Larcher[21]. Présidente de l’UDI Nord, elle prend une part active aux élections municipales de 2014 et à l’élection de Jean-René Lecerf à la présidence du conseil départemental du Nord[22].

Première vice-présidente du conseil régional des Hauts-de-France

Le , elle est nommée vice-présidente du conseil national des villes[23]. Chef de file UDI Nord-Pas-de-Calais-Picardie et candidate à l'élection régionale de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, elle est tête de la liste de Xavier Bertrand sur le département du Nord, qui totalise 24,96 % des suffrages au premier tour et 57,77 % au second tour, remportant ainsi l'élection[24]. Elle est ensuite élue première vice-présidente du conseil régional des Hauts-de-France[25], chargée des solidarités avec les territoires, contrat de plan État-région, des fonds structurels européens, et de l'aménagement du territoire. Le , elle est élue Présidente de l'Établissement Public Foncier (EPF) du Nord-Pas-de-Calais. Lors de la Séance Plénière du Conseil Régional des Hauts-de-France du , elle présente et fait adopter les délibérations Cadre Politique Aménagement du Territoire et Ingénierie Territoriale des Hauts-de-France. Le , elle est élue par ses collègues Présidente du Groupe UDI-Union Centriste du Conseil Régional des Hauts-de-France (42 élus).

Elle soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[26]. Le , dans le cadre de l'affaire Fillon, elle demande le retrait du candidat LR François Fillon à l'élection présidentielle[27]. Reçue par le Président Emmanuel Macron le , elle refuse d’être ministre du Logement et de la Ville du gouvernement d’Édouard Philippe le [28].

Elle s'implique avec des élus des Hauts-de-France pour la réalisation du canal Seine-Nord-Europe[29].

Vice-présidente du Sénat

Le , Valérie Létard est réélue sénatrice du Nord pour la troisième fois, en tant que tête de la liste « République & Territoires » qui rassemble des élus UDI, LR et non-inscrits, qui obtient le meilleur score dans le département du Nord[30]. Olivier Henno est également élu sur cette liste. Ils intègrent le groupe Union Centriste. Elle est nommée vice-présidente du Sénat le [31] et secrétaire de la commission des affaires économiques le . Au sein du bureau du Sénat, elle préside la délégation chargée du travail parlementaire, de la législation en commission, des votes et du contrôle.

Le , en raison de l'application de la nouvelle loi sur le cumul des mandats, Valérie Létard cède les délégations de sa vice-présidence au conseil régional des Hauts-de-France à Nicolas Lebas et Salvatore Castiglione, nouveau vice-président, ainsi que la présidence de l'EPF du Nord-Pas-de-Calais. Elle reste conseillère régionale et présidente du groupe UDI-UC, composé de 42 élus. Le , à l'occasion du Congrès de l'UDI, Valérie Létard est nommée présidente du conseil national du parti.

En tant que sénatrice du Nord et ancienne présidente de Valenciennes Métropole, elle est impliquée sur le dossier de reprise de l'aciérie Ascoval à Saint-Saulve[32],[33]. Elle initie la mise en place d'une mission d'information sénatoriale sur l'avenir de la sidérurgie, dont elle est nommée rapporteur[34]. Remis le , le rapport formule 7 priorités et 30 propositions, dont celle d'un « ministère de l'Industrie, avec une administration, des ressources budgétaires, avec un État stratège pour être au rendez-vous des enjeux industriels »[35]. Le est adopté sa proposition de loi destinée à améliorer la lisibilité du droit en supprimant des lois obsolètes[36]. Le , elle dépose une proposition de loi tendant à protéger les mineurs des usages dangereux du protoxyde d'azote[37] et le , elle intègre le Conseil d'Administration de l'ANRU.

Le , sa proposition de loi tendant à protéger les mineurs des usages dangereux du protoxyde d'azote est adoptée à l'unanimité au Sénat[38]. La mesure phare est l’interdiction de la vente aux mineurs, y compris sur les sites de commerce en ligne. Le texte propose aussi de pénaliser l’incitation d’un mineur à faire un usage détourné d’un produit de consommation courante pour en obtenir des effets psychoactifs. Il prévoit encore d’accompagner la politique de prévention menée à l’école. La loi est définitivement adoptée le et promulguée le [39].

Le , Valérie Létard est confirmée dans ses fonctions de vice-présidente de la haute assemblée lors du renouvellement des instances de l'institution[40].

Candidate aux élections départementales des 20 et , Valérie Létard est élue, avec Laurent Degallaix, conseillère départementale sur le canton de Valenciennes[41]. Le Président du Département Christian Poiret lui confie une Mission d'information et d'évaluation de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Elle s'investit également sur la mise en place d'un RSA d'urgence à destination des victimes de violences conjugales et mène l'expérimentation sur le valenciennois[42]. En , son nom est évoqué pour le poste de Première ministre[43] à la suite de la réélection du président Emmanuel Macron. En , elle dépose une proposition de loi créant une aide universelle d'urgence pour les victimes des violences conjugales[44], un texte issu de l'expérimentation de terrain et qui vise à répondre à la problématique de l'emprise financière du conjoint violent. « Cette aide universelle s'adresse à l'ensemble des victimes de violences conjugales, quels que soient leur sexe, leur origine, leur statut ou leur âge. Elle se veut un moyen de rendre la dignité, de permettre aux victimes de relever la tête, de s'extraire d'une situation personnelle qui n'apporte que souffrance et douleur » explique-t-elle dans l'hémicycle du Sénat. Le texte est adopté à l'unanimité au Sénat le en première lecture[45], puis adopté également en première lecture et à l'unanimité à l'Assemblée nationale le [46]. Voté conforme, et à l'unanimité, en deuxième lecture le au Sénat, il est définitivement adopté[47]. La loi Létard est promulguée le . Un décret doit encore venir fixer la date précise d'application de cette aide. Elle sera accessible, au plus tard, d'ici fin 2023, auprès des caisses d'allocations familiales (CAF) et des caisses de la Mutualité sociale agricole (MSA)[48].

Elle annonce en qu'après trois mandats de sénatrice, elle ne se représentera pas aux élections sénatoriales de 2023[49]. Elle s'implique sur la question du Zéro artificialisation nette, à la suite d'un décret du gouvernement. Au Sénat, elle préside ainsi la commission spéciale relative à la mise en application des mesures de « Zéro artificialisation nette » de la loi Climat-résilience, dépose une proposition de loi le [50]. Elle est adoptée au Sénat le , à l'Assemblée nationale le et fait l'objet d'une commission mixte paritaire, qu'elle préside, conclusive le [51] : « Nous avons su surmonter nos profondes divergences pour élaborer un texte qui réponde concrètement aux difficultés et blocages qui nous sont remontés des élus et des acteurs du ZAN. Nous préservons les capacités de développement des territoires, sans rien sacrifier de nos ambitions écologiques ».

Au Sénat, elle a été l'auteure du rapport sur l'affaire Benalla[52].

Députée de la 21e circonscription du Nord

Le , elle est élue députée de la 21e circonscription du Nord avec 51,6 % des voix au second tour face à la candidate du Rassemblement national. Elle intègre le groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (LIOT).

Son nom est un temps évoqué pour la présidence de l'Assemblée nationale[53]. Elle refuse cette idée, affirmant privilégier l'investissement sur son territoire[54].

Ministre du Logement et de la Rénovation urbaine

Dans le gouvernement Barnier, constitué le , elle est nommée ministre du Logement et de la Rénovation urbaine[55].

En tant que ministre, elle souhaite développer le prêt à taux zéro, construire davantage de logements sociaux (16 000 logements sociaux supplémentaires pour 2027) et simplifier le droit de l’urbanisme[56]. Elle déclare vouloir une baisse du taux du Livret A pour « donner une respiration aux bailleurs sociaux ». Elle veut aussi défiscaliser les donations aux enfants et petits-enfants afin de mobiliser davantage « les capitaux dormants »[57].

En , elle effectue une tournée de deux jours en Martinique afin de « renforcer la collaboration entre l'État et les acteurs locaux, de simplifier les procédures et de mobiliser davantage de ressources, notamment en matière de foncier et d’ingénierie, pour accélérer la production de logements et garantir un accès équitable à tous »[58].

Détail des mandats et fonctions

Mandats et nominations actuels

  • Depuis le  : députée de la 21e circonscription du Nord
  • Depuis le  : ministre du Logement et de la Rénovation urbaine[59]
  • Depuis le  : députée de la 21e circonscription du Nord
  • Depuis le  : conseillère départementale du Nord
  • Depuis le [60] : présidente de la fédération UDI du Nord

Anciens mandats et nominations

Pour approfondir

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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