Gilduin de Joigny
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| Archevêque de Sens Archidiocèse de Sens | |
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Liéry (d) |
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Maison de Joigny (d) |
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Séguin de Sens (d) (grand-cousin) |
Gilduin de Joigny, mort après le , est un ecclésiastique du début du XIe siècle, archevêque de Sens de 1032 jusqu'à sa déposition en 1049.
Origines
Gilduin ou Gelduin est dit, par la Gallia Christiana, fils de Geoffroi Ier, comte de Joigny et de son épouse Adélaïde ou Alix de Sens[1],[2]. Alix de Sens, fille de Renard Ier le Vieux, est l'héritière du château de Joigny et fondatrice de la branche des comtes de Joigny[3]. Il est ainsi le cousin germain du comte Renard II de Sens et le petit-cousin de l'archevêque Séguin[3].
Un document de Saint-Benoît-sur-Loire en fait le fils "du seigneur Geoffroy" possesseur de vastes biens dans la région de Boiscommun (Loiret), et le frère d'un comte Geoffroy (acte concernant une possession de Saint-Marien d'Auxerre à Migennes)[4].
L'élection à l’épiscopat
Après la mort de l'archevêque Liéry, il y eut de grandes disputes pour élire son successeur, entre le roi de France Henri Ier et le comte de Champagne Eudes, qui s'était emparé de Sens après la mort du roi Robert II le Pieux.
Mais le roi, séduit par l'argent et les présents d'un seigneur nommé Gelduin, fils de Geoffroi, comte de Joigny, le nomma, contre la volonté du clergé et du peuple, qui étaient pour Mainard, trésorier de la cathédrale.
Gelduin est sacré à Paris le [1], mais il n'ose entrer à Sens, à cause de la résistance du comte de Champagne et des seigneurs[1]. Henri, pour le soutenir, vient mettre le siège devant la ville[1]. En 1034, le comte de Champagne ayant cédé la moitié de la ville au roi, Gilduin est reçu et intronisé[1].
Il tient l'année suivante un concile, assiste à celui de Senlis, en 1048, et d'Etampes, en 1049, où l'on confirme la fondation du prieuré Saint-Ayou de Provins[5].
L'excommunication
Il est déposé pour simonie en 1049.
Il tracasse les moines de Saint-Pierre-le-Vif de Sens, les maltraitant et s'emparant de leurs biens, mais les moines saisissent la justice. Ils accusent leur archevêque de simonie au concile de Reims ()[2], où il ne voulut pas se trouver. Il est excommunié et déposé par le pape Léon IX[6].
Se plaignant d'avoir été condamné à tort, il se rend à Rome, où il est déposé de nouveau dans un concile[6].
Étant de retour, il va trouver le comte Raoul, influent à la cour du roi Henri, et lui donne les terres qu'il tient de sa famille afin qu'il l'aide à recouvrer son siège, mais il ne peut réussir[6],[5]. Le comte Raoul de Valois, favori du roi de France, devient de ce fait suzerain d'un vassal à Amilly (près de Montargis) et peut doter sa fille fondatrice du monastère de Rozoy-le-Vieil (Loiret, au sud de la voie de Sens à Orléans).
Fin de vie de l'évêque
Ayant échoué à recouvrer son siège, il finit sa vie parmi les moines. Il meurt après [2].
Après sa mort, son corps est inhumé dans le cloître de Saint-Pierre, et les moines le permirent sans réclamation parce qu'il n'était plus à craindre[6]. Ils font écrire l'épitaphe suivante sur sa tombe : Gilles, archevêque mort, n'est pas Gelduin vivant[6],[5].
Voir aussi
Bibliographie
- Honoré Fisquet, La France pontificale (Gallia Christiana), Métropole de Sens - Sens et Auxerre, Paris, E. Repos, (lire en ligne), p. 39-40.
Articles connexes
Liens externes
- Ressource relative à la religion
: - (en) Charles Cawley, « Champagne nobility B. Vicomtes et comtes de Sens [882]-1015 », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy, 2006-2025, dont les notices « Gilduin de Joigny » et « Gilduin de Joigny ».
Notes et références
- 1 2 3 4 5 Fisquet 1867, p. 39.
- 1 2 3 MedLands 2006-2025.
- 1 2 Damien Varenne, « Les élections d'archevêques à Sens entre 977 et 1034 », sur academia.edu (consulté en ) (Communication faite en 2013 devant la société archéologique de Sens).
- ↑ Etienne Meunier, « L'origine du comté de Joigny », L'Echo de Joigny, , p. 3 à 23.
- 1 2 3 Monsieur le Chanoine Clavel de Saint-Geniez, Histoire chrétienne des diocèses de France, 1855.
- 1 2 3 4 5 Fisquet 1867, p. 40.