Guillaume aux Blanches Mains

prélat catholique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Guillaume de Champagne ou de Blois, surnommé aux Blanches Mains, né en vers 1135 et mort le à Laon, est un prélat, successivement évêque de Chartres (1164-1176), archevêque de Sens (1169-1176), puis archevêque de Reims (1176-1202). À ce titre, il fut le premier duc et pair de Reims.

Naissance
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Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Aux Blanches MainsVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Évêque catholique romain (à partir de ), prêtre catholique de rite romainVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Cardinal-prêtre de Sainte-Sabine de Rome, mars 1179 - 7 septembre 1202 ...
Guillaume aux Blanches Mains
Couronnement de Philippe Auguste.
Fonctions
Cardinal-prêtre de Sainte-Sabine de Rome
-
Archevêque de Reims
-
Chanoine
Collégiale Saint-Quiriace
jusqu'en
Archevêque de Sens
-
Évêque de Chartres
-
Doyen du chapitre de la cathédrale (en)
Cathédrale Saint-Étienne de Meaux
-
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
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Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Surnom
Aux Blanches MainsVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Évêque catholique romain (à partir de ), prêtre catholique de rite romainVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Fratrie
Parentèle
Philippe II Auguste (cousin germain)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Consécrateur
Maîtres
Blason.
Sceau.
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En tant que seigneur de Reims, il sut désamorcer une tension « communale » et mettre en place une charte, la charte willelmine, base d'un échevinage sélectif et par là même d'un système communal qui traversa les siècles. Il est aussi à l'origine de la loi de Beaumont, inspirée de la précédente charte et qui devint à son tour une source d'inspiration.

Biographie

Guillaume est fils de Thibaut IV, comte de Blois et de Champagne, et de Mathilde de Carinthie. Sa sœur, Adèle de Champagne, épousa le roi Louis VII le Jeune le et fut la mère de Philippe II Auguste.

Destiné très jeune à une carrière ecclésiastique, il fut éduqué par Bernard de Clairvaux. Chanoine de Saint-Quiriace de Provins, puis prévôt des églises de Soissons et de Troyes, il fut élu évêque de Chartres en 1164. Malgré son jeune âge et les réticences du pape Alexandre III, il fut confirmé à ce siège. En 1168, il fut également nommé légat apostolique. En 1169, le chapitre de Sens le choisit comme archevêque, mais il conserva le diocèse de Chartres. Gosselin de Lèves fit achever les bâtiments de l'abbaye Notre-Dame de Josaphat dont Guillaume de Champagne en fit la dédicace le sous le vocable de l'Assomption de la sainte Vierge et de saint Jean-Baptiste[1].

Il eut à combattre des hérésies en son diocèse : Raoul de Coggeshall rapporte qu'il fit brûler deux femmes de Reims reconnues comme publicani.

Il accorda des privilèges à la cité de Villeneuve-l'Archevêque qui venait d'être fondée et organisa le rétablissement des règles qui s'étaient relâchées dans certains monastères.

À la mort de l'archevêque Henri de France en , le chapitre de Reims le choisit pour lui succéder et il renonça alors aux diocèses de Chartres et de Sens. En 1179, il fut créé cardinal et sacra roi de France son neveu Philippe II de France.

Il se rendit deux fois en Angleterre, en 1178 et 1180, sur la tombe de saint Thomas Becket[2] ; la première fois pour accompagner le roi de France Louis VII venu en pèlerinage pour obtenir la guérison de son fils[3].

Il accorda en 1182 plusieurs chartes dont la « charte willelmine » (du nom de son auteur Willermus ou Guillaume) qui était destinée aux bourgeois de Reims et qui resta en usage pendant plus de cinq siècles[4]. Il accorda aussi la « charte d'Heutrégiville et Saint-Masmes », plus ancienne et moins libérale que la plupart des autres textes qu'il écrivit. Il fut également à l'initiative de la « loi de Beaumont »[5], loi qui affranchissait, entre autres, les habitants des localités de toute servilité envers le seigneur.

Sa complaisance dans l'affaire de la répudiation par Philippe II Auguste de son épouse Ingeburge de Danemark compliquèrent ses relations avec le pape. Il perdit son titre de légat, et dut se rendre à Rome, en 1201, pour se justifier[6]. Il rentra en France, fut victime d'un malaise et d'une attaque de paralysie à Laon et mourut[2].

Guyart des Moulins, le traducteur de la Bible historiale (1291-1295), dédie son ouvrage à Guillaume aux Mains-Blanches, archevêque de Sens[7].

Généalogie simplifiée

Notes et références

Voir aussi

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