Gilles de Bretagne
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Blanche de Bretagne (d) Isabelle de Bretagne François Ier de Bretagne Pierre II de Bretagne |
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Gilles de Bretagne, né vers 1420[1] et mort assassiné en prison en 1450, seigneur de Chantocé, est le fils du duc de Bretagne Jean V (r. 1399-1442) et le frère des ducs François Ier (r. 1442-1450) et Pierre II (r. 1450-1457).
Partisan d'un rapprochement avec le roi d'Angleterre alors que son frère François Ier est allié au roi de France, dans les dernières années de la guerre de Cent Ans (1337-1453), il est emprisonné en 1446 et meurt en 1450 assassiné par ses geôliers.
Origines familiales et formation
Fils de Jean V (1389-1442), duc de Bretagne depuis 1399, régnant effectivement depuis 1406, il est le neveu d'Arthur de Richemont (1393-1458), connétable de France, futur duc Arthur III (r. 1457-1458), et de Richard d'Étampes (1395-1438), père du futur duc François II (r. 1458-1488).
Sa mère est Jeanne de France (1391-1433), fille du roi de France Charles VI.
Il ne reçoit de son père qu'un maigre apanage.[Quoi ?]
À son avènement en 1442, François Ier de Bretagne l'envoie en ambassade auprès du roi Henri VI d'Angleterre, qui lui octroie une pension[réf. nécessaire].
Enlèvement de Françoise de Dinan (1444)
Après son retour en Bretagne, Gilles enlève en 1444 Françoise de Dinan (1436-1499), riche héritière âgée de huit ans, qu'il épousera[Quand ?].
Il obtient ainsi la baronnie de Châteaubriant et plusieurs places bretonnes, notamment le château du Guildo (situé dans l'actuelle commune de Créhen dans les Côtes-d'Armor).
Conflit avec François Ier et rapprochement avec Henri VI
Devenu plus puissant, Gilles réclame à son frère une part plus importante de l'héritage.
Devant son refus, il se rapproche du roi d'Angleterre, lui offrant ses services et la mise à disposition des places qu'il détient en Bretagne.
Une lettre (datée du ) est interceptée par les agents du duc[pas clair]. Il faut l'intervention de leur oncle le connétable de Richemont (futur Arthur III de Bretagne) pour que le duc accorde son pardon à Gilles.
L'arrivée de soldats anglais venant de Normandie au Guildo déclenche la colère des partisans de l'alliance avec la France, menés par Arthur de Montauban à la cour de François Ier.
Arrestation de Gilles et procès (1446)
Gilles est arrêté sur ordre du roi de France[réf. nécessaire] par l'amiral Prigent de Coëtivy le .
Il est amené à Dinan, puis à Rennes où le duc refuse de le voir, enfin à Châteaubriant. Ses biens et ceux de Françoise de Dinan, placée auprès de la duchesse de Bretagne[pas clair], sont confisqués et attribués à François d'Étampes, cousin de François Ier et de Gilles, futur duc François II.
Malgré l'intervention du connétable de Richemont, un procès pour trahison et lèse-majesté, instruit par le procureur général de Bretagne[réf. nécessaire] Olivier du Breil, commence à Redon le devant les États de Bretagne. Ils refusent de juger Gilles[réf. nécessaire], mais celui-ci reste cependant en prison sur ordre de son frère.
Période d'emprisonnement et assassinat (1446-1450)
En 1447, Olivier du Breil refuse d'instruire un nouveau procès. Henri VI d'Angleterre menace d'intervenir militairement en Bretagne pour sa libération.
En , Gilles est transféré au château de Moncontour, sous la garde d'Olivier de Méel.
Maltraité, il écrit en décembre au roi de France Charles VII, qui envoie l'amiral Prigent de Coëtivy auprès du duc de Bretagne pour demander la libération de Gilles. Coëtivy arrive à Vannes en mai 1449 et obtient la remise en liberté de Gilles.
Mais à ce moment, François Ier reçoit une fausse lettre du roi d'Angleterre, écrite par un certain Pierre La Rose,[réf. nécessaire] le sommant de lui rendre Gilles. La libération du prince est suspendue par le duc, mis en fureur par cette missive.
Gilles est ensuite transféré au château ducal de Touffou (actuelle commune du Bignon, en Loire-Atlantique), puis au château de la Hardouinaye à Saint-Launeuc.
Ses geôliers (Olivier de Méel, Jean Rageart, Roussel Malestouche, Jean de la Chèze, Oreille-Pelue...) tentent de le faire mourir de faim, mais il reçoit le secours d'une pauvre femme[réf. nécessaire].
Mort et funérailles
Le , il est étranglé par ses geôliers dans sa cellule.
Sa dépouille mortelle est transportée à l'abbaye de Boquen et inhumée dans le chœur de l'église abbatiale.
Un gisant à son effigie, sculpté dans du chêne, est conservé au musée d'art et d'histoire de Saint-Brieuc[2].
Suites de l'assassinat
François Ier meurt peu après son frère, le ????????? 1450. Mais durant ces quelques semaines, il est en butte au soupçon d'être responsable de la mort de Gilles.
Son successeur, Pierre II, frère de Gilles lui aussi, influencé par le connétable de Richemont, lance des poursuites contre les assassins. Olivier de Méel et ses complices sont enlevés en France, puis exécutés à Vannes le .
Gilles de Bretagne dans la légende et la littérature
Peu après la mort de Gilles de Bretagne, une légende se répandit[réf. nécessaire] selon laquelle, alors que le duc de Bretagne se rendait au Mont-Saint-Michel dans le but d'y faire célébrer des messes pour l'âme de son frère, un moine cordelier aurait arrêté son cheval sur le chemin et lui aurait prédit qu'il comparaîtrait dans un délai de quarante jours devant le tribunal de Dieu.
Cette légende a inspiré Paul Féval pour son roman historique La Fée des grèves[3].