Gonnord
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| Gonnord | |||||
Château de Gonnord | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Maine-et-Loire | ||||
| Code postal | 49670 | ||||
| Code commune | 49153 | ||||
| Démographie | |||||
| Population | 1 229 hab. (1968) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 12′ 50″ nord, 0° 35′ 43″ ouest | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Thouarcé | ||||
| Historique | |||||
| Intégrée à | Valanjou | ||||
| Dissolution | 1974 | ||||
| Localisation | |||||
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Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
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Gonnord est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire, qui a existé de la fin du XVIIIe siècle jusqu'au . Au , elle a fusionné avec Joué-Étiau pour devenir Valanjou.
Toponymie
Formes anciennes du nom de Gonnord : Gonnor ; Gonnord en 1793 et 1801[1].
Histoire
Au Moyen Age, Gonnor(d)[2] fut une seigneurie liée féodalement à Vihiers et Passavant, et dépendant, comme Thouarcé, des sires de Chemillé. Eustachie de Chemillé épouse Geoffroi Ier de Doué (1re moitié du XIIe siècle), puis leur arrière-petite-fille Eustachie de Doué, aussi dame de Doué, Gençay et Thouarcé, marie Barthélemy III de L'Isle-Bouchard († vers 1300).
- Ces derniers sont les quadrisaïeuls de Jeanne de L'Isle-Bouchard[3] (sœur cadette de Catherine), qui transmet Gonnor et Thouarcé à l'un de ses quatre époux, Perceval Chabot[4], sgr. de Liré et La Turmelière (mariage vers 1432). Leur arrière-petite-fille Renée-Catherine Chabot épouse en 1504 Jean du Bellay (né vers 1480-† vers 1523) : ils sont les parents de René du Bellay, gouverneur de Metz, et du grand poète Joachim (vers 1522-1560)[5].
Le , ledit René du Bellay, sire de Liré et de Gonnor (né vers 1507-† 1551/1552 ; son fils Claude de Gonnor, mort jeune vers 1562, eut pour tuteur son oncle le poète), vend au maréchal de Cossé, Artus de Cossé-Brissac (1512-1582)[6], dont deux des trois filles héritèrent de Gonnord : - Renée de Cossé, fille aînée, comtesse de Secondigny, mariée sans postérité à Charles de Montmorency-Damville ; puis - Jeanne de Cossé, la cadette, femme en 1572 de Gilbert Gouffier, duc de Roannais (1553-1582),
- d'où le duc Louis (1575-1642), dont le fils cadet Charles-Louis Gouffier (1604-1671), comte de Gonnor(d) et de Maulévrier, enfante Louis Gouffier, le chevalier de Gonnord (v. 1648-1734).
Mais dès 1657, Charles-Louis Gouffier cède Gonnord à Claude de Boylesve de La Guérinière (1611-1673), baron du Puy-du-Fou, d'Oulmes, Courdeault et Saint-Sigismond, sgr. de La Bourgonnière, acquéreur de l'Hôtel Carnavalet à Paris en 1654, intendant des Finances, partisan ; sa fille Gabrielle de Boylesve marie Pierre de La Forest d'Armaillé, qui est dit seigneur de Gonnor en 1695.
Enfin, retour aux Cossé-Brissac avant la Révolution par le mariage en 1781 de François-Artus-Hyacinthe-Timoléon de Cossé-Brissac (1749-1803 ; frère cadet du duc Hyacinthe-Hugues-Timoléon de Cossé) avec Marie-Camille-Adélaïde, fille du marquis Pierre-Ambroise de La Forest d’Armaillé : Postérité.
La commune paye un lourd tribut lors de la guerre de Vendée. Le , la 5e colonne du général Crouzat de passage à Gonnord fait enterrer vivants 30 enfants 2 femmes et fusiller 200 habitants[7],[8]. C'est ensuite au tour du général Grignon d'écrire qu'il a « fait tuer quantité d'hommes et de femmes »[9] le de la même année.
En 1974, la commune a fusionné avec celle de Joué-Étiau pour former la nouvelle commune de Valanjou[10].
Administration
Démographie
Lieux et monuments
Château de Gonnord : château partiellement ruiné : des XIe puis XVe – XVIe siècles (de style Renaissance après que le château médiéval fut détruit pendant la Guerre de Cent Ans puis les Guerres de religion), incendié à deux reprises lors des Guerres de Vendée.