Gouvernement Bolojan
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(ro) Guvernul Ilie Bolojan
| Président | Nicușor Dan |
|---|---|
| Premier ministre | Ilie Bolojan |
| Élection | 1er décembre 2024 |
| Législature | 10e |
| Formation | |
| Durée | 10 mois et 2 jours |
| Coalition |
PSD-PNL-USR-UDMR-REPER PNL-USR-UDMR-REPER (2026) |
|---|---|
| Ministres | 19 |
| Femmes | 2 |
| Hommes | 17 |
| Chambre des députés |
|
|---|---|
| Sénat |
|
| Chambre des députés (2026) |
|
| Sénat (2026) |
|
Le gouvernement Bolojan (en roumain : Guvernul Ilie Bolojan) est le gouvernement de la Roumanie à partir du , sous la 10e législature de la Chambre des députés et du Sénat.
Contexte
Ce gouvernement est dirigé par le nouveau Premier ministre libéral Ilie Bolojan. Il est constitué et soutenu par une grande coalition entre le Parti social-démocrate (PSD), le Parti national libéral (PNL), l'Union sauvez la Roumanie (USR), l'Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR) et Renouvelons le projet européen en Roumanie (REPER). Ensemble, ils disposent de 203 députés sur 331, soit 61,93 % des sièges de la Chambre des députés, et de 89 sénateurs sur 136, soit 65,44 % des sièges du Sénat.
Il succède donc au second gouvernement de Marcel Ciolacu, constitué du PNL, du PSD et de l'UDMR.
Le , le Premier ministre Marcel Ciolacu remet sa démission. Cette décision intervient au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, marqué par l'arrivée en tête du candidat d'extrême droite George Simion et la disqualification du candidat de la coalition au pouvoir Crin Antonescu du fait de l'accession au second tour du maire de Bucarest Nicușor Dan[1]. Lors du débat électoral d'entre deux tours du , George Simion affirme vouloir nommer l'ancien candidat d'extrême droite Călin Georgescu à la tête du gouvernement tandis que Nicușor Dan défend la désignation du président par intérim libéral Ilie Bolojan[2].
Formation
Ayant remporté le second tour de l'élection, Nicușor Dan commence le ses échanges avec les partis du bloc pro-européen[3]. Les discussions permettent d'esquisser la composition du gouvernement vers le [4]. Après la tenue le de nouvelles discussions entre le président et les futurs partenaires de coalition[5], des consultations formelles de tous les partis représentés au Parlement sont initialement prévues le pour entériner la nomination d'Ilie Bolojan[6].
Les dirigeants du PSD acceptent au soir du la nomination de Bolojan, alors que les négociations se poursuivent[7]. Le processus est ralenti par les désaccords sur la répartition des ministères[8],[9].
Le , au lendemain des consultations formelles[10], Ilie Bolojan est formellement désigné Premier ministre par Nicușor Dan à la tête d'une coalition pro-européenne constituée du Parti social-démocrate, du Parti national libéral, de l'Union sauvez la Roumanie, de l'Union démocrate magyare de Roumanie et de Renouvelons le projet européen en Roumanie[11]. En vertu de l'accord de coalition, Bolojan doit rester Premier ministre jusqu'en , date à laquelle il sera remplacé par un membre du PSD[12]. Le , le nouveau gouvernement est investi avec 301 voix, soit 67 de plus que les 234 requises. Il est assermenté le jour même[13].
Évolution
Le vice-Premier ministre Dragos Anastasiu, chargé de superviser la réforme des entreprises publiques, démissionne le après qu'une affaire de corruption impliquant une de ses entreprises entre et a refait surface[14]. Oanei Gheorghiu lui succède le [15],[16].
Daniel David annonce sa démission à venir le . Celle-ci est effective le , lorsqu'il est remplacé par intérim par le Premier ministre Bolojan[17]. Mihai Dimian lui succède le [18].
Rupture de la coalition
Le Parti social-démocrate annonce se retirer de la coalition au pouvoir le . Il appelle au départ d'Ilie Bolojan, qui exclut cette hypothèse, et se dit prêt à rejoindre « un nouveau gouvernement pro-européen » avec un Premier ministre qui peut être une personnalité politique ou un technocrate[19].