XXVe gouvernement constitutionnel portugais
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(pt) XXV Governo Constitucional
| Président de la République | Marcelo Rebelo de Sousa |
|---|---|
| Premier ministre | Luís Montenegro |
| Élection | 18 mai 2025 |
| Législature | XVIIe |
| Formation | |
| Durée | 1 mois et 21 jours |
| Coalition | |
|---|---|
| Ministres | 16 |
| Femmes | 6 |
| Hommes | 10 |
| Assemblée de la République |
|
|---|---|
| Chef de l'opposition | André Ventura (CH) |
Le XXVe gouvernement constitutionnel (en portugais : XXV Governo Constitucional) est le gouvernement de la République portugaise depuis le , sous la XVIIe législature de l'Assemblée de la République.
Il est dirigé par le libéral-conservateur Luís Montenegro et formé à la suite des élections législatives anticipées du 18 mai 2025.
Minoritaire à l'Assemblée de la République, il est constitué d'une coalition entre le Parti social-démocrate et le CDS – Parti populaire.
Il succède au XXIVe gouvernement constitutionnel, déjà composé du PSD et du CDS et chargé de la gestion des affaires courantes depuis sa démission le 11 mars 2025.
Contexte
Dirigé par le Premier ministre libéral sortant Luís Montenegro, ce gouvernement est constitué et soutenu par une coalition entre le Parti social-démocrate (PPD/PSD) et le CDS – Parti populaire (CDS–PP). Ensemble, ils disposent de 91 députés sur 230, soit 39,6 % des sièges de l'Assemblée de la République.
Il est formé à la suite des élections législatives du 18 mai 2025.
Il succède ainsi au vingt-quatrième gouvernement constitutionnel, constitué et soutenu dans des conditions identiques.
Le , le Premier ministre perd un vote de confiance qu'il avait convoqué en raison d'accusations de conflits d'intérêts, ce qui le conduit à remettre sa démission au président de la République Marcelo Rebelo de Sousa[1]. Le président de la République, qui avait précédemment annoncé son intention de dissoudre l'Assemblée en cas de défaite du gouvernement[2], consulte les partis politiques et le Conseil d'État, puis annonce le qu'il convoque des élections anticipées le [3].
Le scrutin voit de nouveau la victoire des partis de centre droit coalisés, qui renforcent leur majorité relative. Les résultats sont marqués par la percée du parti d'extrême droite Chega, qui gagnent huit points de pourcentage, faisant jeu égal avec le Parti socialiste (PS), qui enregistre un fort recul[4]. À l'issue du décompte des voix des expatriés, Chega devient même la deuxième force politique avec 60 députés contre 58 pour le PS[5].
Formation
Le , le président de la République charge officiellement Luís Montenegro de former le XXVe gouvernement constitutionnel, après avoir consulté les dirigeants des trois principales forces parlementaires et avoir reçu l'assurance de Chega et du Parti socialiste de leur intention de laisser s'installer le nouvel exécutif[6].
Le Premier ministre désigné présente le sa liste de 16 ministres au chef de l'État. Les ministres des Affaires parlementaires Pedro Duarte, de l'Administration interne Margarida Blasco, de l'Économie Pedro Reis et de la Culture Dalila Rodrigues sont remerciés. Le ministre de la Cohésion territoriale Manuel Castro Almeida reçoit les compétences en matière d'affaires économiques tandis que la ministre de la Jeunesse Margarida Balseiro Lopes prend la tête d'un portefeuille élargi aux questions culturelles et sportives. Un nouveau poste de ministre de la Réforme de l'État est institué au profit de Gonçalo Matias. L'ancienne Provedor de Justiça Maria Lúcia Amaral (pt) prend la direction du ministère de l'Administration interne et Carlos Abreu Amorim, secrétaire d'État adjoint aux Affaires parlementaires, est placé au poste de ministre des Affaires parlementaires[7].
L'exécutif est assermenté par le président de la République et entre en fonction le au palais national d'Ajuda[8]. Comme annoncé dès le , alors que le gouvernement n'était pas encore formé[9], le Parti communiste dépose le une motion de rejet du programme du gouvernement à l'Assemblée de la République[10]. La motion est rejetée deux jours plus tard, à l'issue du débat de politique générale, ce qui entraîne l'approbation du programme de l'exécutif[11].