Gouvernement Mazón
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(es) Gobierno Mazón
| Roi | Felipe VI |
|---|---|
| Président de la Généralité | Carlos Mazón |
| Vice-présidente | Susana Camarero |
| Élection | 28 mai 2023 |
| Législature | XIe |
| Formation | |
| Fin | |
| Durée | 2 ans, 4 mois et 14 jours |
| Coalition | PP-VOX (2023-2024) |
|---|---|
| Parti politique | PP (depuis 2024) |
| Conseillers | 9 |
| Femmes | 5 |
| Hommes | 4 |
| Parlement |
|
|---|---|
| Parlement (2024) |
|
Le gouvernement Mazón (en espagnol : Gobierno Mazón) est le gouvernement de la Communauté valencienne entre le et le , sous la XIe législature du Parlement.
Il est dirigé par le libéral-conservateur Carlos Mazón et formé après les élections régionales du 28 mai 2023. Il se compose initialement de neuf conseillers, dont deux portent le titre de vice-président. Il est rémanié en puis .
Majoritaire au Parlement au début de son mandat, il est constitué d'une coalition entre le Parti populaire et Vox. Celle-ci est rompue en , provoquant la mise en minorité de l'exécutif.
Il succède au gouvernement Puig II, formé de trois partis de gauche et du centre gauche, et qui assumait la gestion des affaires courantes depuis les élections régionales. Il cède le pouvoir au gouvernement Pérez Llorca après la démission de Carlos Mazón.
Formation
Ce gouvernement est dirigé par le nouveau président de la Généralité libérale-conservateur, Carlos Mazón. Il est constitué et soutenu par une coalition entre le Parti populaire (PP) et Vox. Ensemble, ils disposent de 53 députés sur 99, soit 53,5 % des sièges du Parlement.
Il est formé à la suite des élections autonomiques du 28 mai 2023.
Il succède donc au deuxième gouvernement du socialiste Ximo Puig, constitué et soutenu par une coalition entre le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), la Coalition Compromís et Unidas Podemos (Unides).
Lors des élections autonomiques, le Parti populaire remporte la majorité relative des sièges après avoir recueilli environ 860 000 voix. La coalition sortante perd sa majorité absolue en raison de l'échec d'Unidas Podemos à franchir le seuil électoral. Pour atteindre cette majorité, le Parti populaire doit s'entendre avec Vox[1].
Le , à l'issue de leur premier entretien, le PP annonce la conclusion d'un accord de principe pour former un gouvernement de coalition, qui prévoit que Vox occupera la présidence du Parlement. Le chef de file de Vox, Carlos Flores, dont la présence au sein de l'exécutif était rejetée par la direction nationale du PP en raison de sa condamnation pour violence conjugale en 2002, renonce à cette occasion à toute participation à la coalition pour se présenter aux élections générales anticipées du 23 juillet[2].
Les instances compétentes du Parlement, le suivant, convoquent le débat et le vote pour l'investiture de Carlos Mazón — seul député à avoir fait acte de candidature à la présidence de la Généralité — au [3]. Après avoir prononcé son discours de politique générale[4], il obtient la confiance du Parlement par 53 voix pour et 46 voix contre, bénéficiant comme prévu du soutien du PP et de Vox[5].
Évolution
Juillet 2024
Le , le président de Vox Santiago Abascal annonce la rupture de toutes les coalitions avec le Parti populaire (PP) après que les gouvernements régionaux présidés par le PP ont accepté de participer à la répartition de quelques centaines de mineurs non accompagnés[6]. Le soir-même, Carlos Mazón relève de leurs fonctions le vice-président Vicente Barrera et les deux autres conseillers issus de Vox, une décision publiée immédiatement au Journal officiel[7]. Il procède, le lendemain, à un remaniement gouvernemental par lequel il supprime une vice-présidence, un département, réorganise les compétences de six autres départements et intègre deux nouveaux conseillers dont le porte-parole du groupe parlementaire du PP Miguel Barrachina[8].
Novembre 2024
Après que la province de Valence a été touchée par de graves inondations qui font plus de 200 morts, la gestion de Carlos Mazón est vivement critiquée. Face à la crise politique, il annonce son intention de procéder à un remaniement afin de créer une vice-présidence dédiée à la reconstruction et un département responsable de la gestion des situations d'urgence. Ce projet est cependant ralenti, selon El País, par l'absence de personnalités intéressées, en raison de la faiblesse de la rémunération des membres du Conseil de la Généralité valencienne et de la perte de crédibilité, voire d'avenir politique, du président de la Généralité[9].
L'annonce des changements s'effectue au compte-goutte. Le , Carlos Mazón fait savoir que la vice-présidente de la Généralité Susana Camarero assumera les fonctions de porte-parole du gouvernement en remplacement de Ruth Merino[10]. Il indique le lendemain son intention de procéder au remplacement de la conseillère à l'Innovation, à l'Industrie, au Commerce et au Tourisme Nuria Montes, qui s'était fait remarquer par son manque d'empathie envers les proches des victimes, par la dirigeante du patronat du secteur de la céramique Marián Cano[11]. Le , il révèle avoir choisi le lieutenant-général en retraite Francisco José Gan Pampols pour occuper la vice-présidence dédiée à la reconstruction des territoires dévastés[12]. Enfin le , il déclare que la conseillère à la Justice et à l'Intérieur Salomé Pradas, critiquée pour la manière dont elle avait assumé ses fonctions au cours de la catastrophe et dont les attributions comprennent la Sécurité civile, va être relevée de ses fonctions et que son département va être scindé en deux : d'une part le département des Urgences et de l'Intérieur, confié à l'universitaire Juan Carlos Valderrama Zuirán, et d'autre part le département de la Justice, relevant de l'avocate Nuria Martínez Sanchis[13]. Le remaniement est publié le au Diari Oficial de la Generalitat Valenciana (DOGV), sans la nouvelle structure administrative[14].
Novembre 2025
En raison du départ annoncé du deuxième vice-président, responsable des opérations de reconstruction des zones touchées par les inondations de 2024, Francisco José Gan Pampols, le président Carlos Mazón annonce en son intention de remanier son gouvernement. Le suivant, il procède ainsi à la nomination de Vicente Martínez Mus comme deuxième vice-président et fusionne son département de l'Environnement avec le département de la Reconstruction[15].
Succession
Le , quatre jours après avoir été invectivé par les proches des victimes des inondations lors des funérailles d'État, Carlos Mazón annonce sa démission[16]. Il la remet au Parlement valencien quelques heures plus tard, afin d'engager la procédure permettant l'investiture d'un nouveau président de la Généralité[17]. Le décret actant la fin de ses fonctions est publié le suivant au Bulletin officiel de l'État (BOE), mais il continue d'expédier les affaires courantes jusqu'à la prise de fonction de son successeur[18].
Le Parlement élit Juan Francisco Pérez Llorca comme successeur de Mazón le suivant[19]. Il forme son gouvernement de 11 conseillers six jours plus tard[20].
