Grand Prix automobile de Monaco 2014

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Le Grand Prix automobile de Monaco 2014 (Formula 1 Grand Prix de Monaco 2014), disputé le sur le circuit de Monaco, est la 903e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950. Il s'agit de la soixante-et-unième édition du Grand Prix de Monaco comptant pour le championnat du monde de Formule 1 et de la sixième manche du championnat 2014.

Nombre de tours 78
Longueur du circuit 3,340 km
Distance de course 260,520 km
Vainqueur Drapeau de l'Allemagne Nico Rosberg,
Mercedes,
1 h 49 min 27 s 661
(vitesse moyenne : 142,802 km/h)
Faits en bref Nombre de tours, Longueur du circuit ...
Grand Prix de Monaco 2014
Tracé de la course
Données de course
Nombre de tours 78
Longueur du circuit 3,340 km
Distance de course 260,520 km
Résultats
Vainqueur Drapeau de l'Allemagne Nico Rosberg,
Mercedes,
1 h 49 min 27 s 661
(vitesse moyenne : 142,802 km/h)
Pole position Drapeau de l'Allemagne Nico Rosberg,
Mercedes,
1 min 15 s 989
(vitesse moyenne : 158,233 km/h)
Record du tour en course Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen,
Ferrari,
1 min 18 s 479
(vitesse moyenne : 153,212 km/h)
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Seul pilote à tourner en moins d'une minute et seize secondes lors de sa première tentative dans la troisième séance des qualifications, Nico Rosberg réédite sa performance de l'année précédente en obtenant la sixième pole position de sa carrière, sa deuxième de la saison. Il devance son coéquipier Lewis Hamilton de six centièmes de seconde pour une nouvelle première ligne entièrement aux couleurs Mercedes. Lors de sa seconde tentative, en fin de séance, Rosberg rate son freinage dans le virage de Mirabeau et provoque la sortie des drapeaux jaunes, ce qui ruine la tentative d'Hamilton dans la quête de la pole position. Derrière les Flèches d'Argent, Daniel Ricciardo est, à nouveau, plus rapide que son équipier Sebastian Vettel. Les Red Bull RB10 sont en deuxième ligne et précèdent les Ferrari F14 T de Fernando Alonso et Kimi Räikkönen ; Jean-Éric Vergne obtient le septième temps au volant de sa Toro Rosso STR9.

Nico Rosberg conserve sa position après le premier virage et passe les 78 tours de l'épreuve, ponctuée par deux sorties de la voiture de sécurité, en tête pour remporter sa deuxième victoire consécutive à Monaco, sa seconde de la saison et la cinquième de sa carrière, égalant son père Keke. Son coéquipier Lewis Hamilton n'a jamais été en mesure de l'inquiéter et termine difficilement la course en raison d'un problème à l'œil. Avec un cinquième doublé en six courses, Mercedes a, pour l'heure, passé la totalité des tours du championnat du monde en tête. Daniel Ricciardo termine sur le podium, dans les échappements d'Hamilton. Fernando Alonso se classe quatrième alors que son coéquipier Kimi Räikkönen, un moment troisième, rétrograde à cause d'une crevaison et prend la douzième place, réalisant néanmoins le meilleur tour en course en fin d'épreuve. Nico Hülkenberg termine cinquième devant Jenson Button, Felipe Massa et Romain Grosjean qui a bénéficié d'une pénalité de cinq secondes infligée à Jules Bianchi. Neuvième, Bianchi inscrit ses premiers points en Formule 1, les premiers également de son écurie Marussia F1 Team ; le point restant revient à Kevin Magnussen.

Grâce à sa victoire, Nico Rosberg (122 points) reprend la tête du championnat du monde avec quatre points d'avance sur Lewis Hamilton (118 points). Alonso (61 points) conserve sa troisième place et devance désormais Daniel Ricciardo (54 points) ; Nico Hülkenberg (47 points) accède à la cinquième place tandis que Sebastian Vettel, qui a abandonné, chute à la sixième avec 45 points. Mercedes conserve la première place du classement des constructeurs avec 240 points et devance Red Bull Racing (99 points). Ferrari (78 points) reste troisième, devant Force India (67 points). McLaren et Williams comptent 52 points ; suivent Toro Rosso et Lotus F1 Team (8 points) et Marussia F1 Team qui marque ses 2 premiers points. Neuf des onze écuries engagées au championnat ont marqué des points, Sauber et Caterham n'en ayant pas encore inscrit.

Contexte avant le Grand Prix

Situation du championnat du monde

À l'approche du Grand Prix de Monaco, le pilote Mercedes Lewis Hamilton, vainqueur de quatre Grands Prix consécutifs sur cinq déjà disputés, mène le championnat du monde avec 100 points. Son équipier Nico Rosberg, qui a remporté l'épreuve inaugurale en Australie, a inscrit 97 points et est suivi par le pilote Ferrari Fernando Alonso (49 points) et les pilotes Red Bull Sebastian Vettel et Daniel Ricciardo[1].

Chez les constructeurs, à l'issue du Grand Prix d'Espagne, Mercedes Grand Prix occupe la première place avec 197 points, plus du double des points de son principal concurrent Red Bull Racing (84 points) ; la Scuderia Ferrari est troisième avec 66 points[2].

Magny-Cours pose sa candidature pour un retour au calendrier en 2015

Virage Adelaide de Magny-Cours, le matin avant le Grand Prix de Formule 1 en 2006.

Le , Magny-Cours officialise sa candidature et se dit prêt pour un retour du Grand Prix de France après d'importants travaux de modernisation du bâtiment principal (boxes, loges et espaces VIP). Des discussions sont menées pour organiser un Grand Prix à partir de 2015. Le circuit de la Nièvre avait organisé le dernier Grand Prix en date en 2008.

Serge Saulnier, patron du circuit, explique que les négociations sont en très bonne voie : « Nous sommes toujours en négociations avec la FOM, la société promoteur du championnat du monde de Formule 1 dirigée par Bernie Ecclestone. Effectivement nous sommes candidats à une date en 2015 mais, pour l'instant, rien n'est signé. Il existe un contrat avec une certaine somme clairement indiquée. Ce qui nous manque avant de proposer notre candidature au travers de la FFSA, c'est d'apporter des garanties qui nous permettent de nous engager sur le montant de la redevance proposée par Bernie Ecclestone. Un tour de table a été réalisé au travers d'un groupement d'intérêt public. Ce tour de table regroupe la région Bourgogne, le département de la Nièvre ainsi que les départements du Cher et de l'Allier qui sont à proximité de Magny-Cours et bénéficient des retombées économiques d'un Grand Prix, ainsi que l'agglomération de Nevers. L'ensemble de ces collectivités territoriales se sont regroupées au sein du groupement d'intérêt public afin de financer une partie de cette redevance puisque le reste le serait par la billetterie. […] Nous sommes très proche d'un accord. Tous les éléments financiers et contractuels sont en place il suffit d'y apporter sa signature et pour cela il faut un minimum de volonté et de volonté politique derrière cela, c'est quelque chose qui peut-être réglé en quelques semaines au plus. J'ai bon espoir, tout ça est une question de timing et nous y travaillons depuis plus de trois ans, les choses se sont construites progressivement mais sûrement, et j'ai le sentiment qu’aujourd'hui on est arrivé au bon moment pour signer cet accord, donc j'espère et j'aimerais que ça se fasse avant l'été[3],[4],[5]. »

McLaren avec Honda dès 2015

Une semaine après le Grand Prix d'Espagne, le , Mclaren annonce un partenariat avec le motoriste japonais Honda, mettant fin à dix-neuf saisons avec Mercedes. Le directeur général Takanobu Itō déclare : « Honda va prendre part à un nouveau défi dans une nouvelle ère pour la Formule 1. Nous aimerions être victorieux le plus vite possible. » Martin Whitmarsh directeur de l'équipe McLaren Racing déclare : « Je suis ravi d'écrire un nouveau chapitre dans notre partenariat légendaire. McLaren et Honda sont sur le point de débuter une nouvelle ère excitante. Je suis très heureux d'accueillir à nouveau Honda dans ce sport. Nous voulons ramener McLaren et Honda au sommet. Honda est spécialisé dans les technologies moteurs. C'est le partenaire parfait pour McLaren. Nos deux compagnies sont conscientes du challenge dans lequel nous nous embarquons. La Formule 1 est un sport difficile. Nous sommes totalement déterminés à gagner. Nous avons confiance en nos capacités à faire face aux défis. Ensemble, McLaren et Honda ont un passé plein de succès. Ensemble nous avons créé parmi les Formule 1 les plus emblématiques de l’histoire. Nous sommes déterminés à maintenir cet héritage[6],[7]. »

La tension monte entre les pilotes Mercedes

La tension entre les coéquipiers de Mercedes est élevée avant le weekend, lorsqu'il est révélé qu'Hamilton avait modifié les réglages de sa voiture dans les derniers tours de la Grand Prix d'Espagne, en utilisant un réglage de moteur plus puissant interdit, pour garder Rosberg derrière ; Rosberg avait fait la même chose en combattant Hamilton à la fin du Grand Prix de Bahreïn. Bien qu'il ait perdu la tête du championnat des pilotes face à son coéquipier en Espagne, Rosberg déclare qu'il ne changerait pas son approche, qu'il n'était pas très concentré sur le titre mais s'attendait à ce que la lutte reste serrée[8],[9]. Hamilton a estimé que son confort accru avec sa F1 W05 Hybrid, mettrait Rosberg sous pression à Monaco, affirmant que c'est un circuit où il est performant et souhaite que Ferrari et Red Bull soient en lice pour la victoire.

Modification de la piste

Le virage no 7 (Mirabeau) avant le Grand Prix.

Après le Grand Prix automobile de Monaco 2013, la piste a été refaite depuis le casino jusqu'à l'entrée du tunnel. De petites sections avant la nouvelle chicane (virage no 10), le Tabac (virage no 12), la barrière de la voie des stands et la clôture antidébris ont été rénovées[10]. Les travaux sur la voie ont été effectués de nuit afin de minimiser les perturbations du trafic routier[11].

Jenson Button déclare que ces changements pourraient créer une situation similaire au Grand Prix des États-Unis 2012 où il n'y avait aucune adhérence et qu'il serait difficile de faire fonctionner les pneus correctement. D'autres pilotes, comme Sergio Pérez, trouvent cela très intéressant et que ça pourrait être un nouveau Monaco. Fernando Alonso déclare : « Ça serait un point d'interrogation pour tout le monde, la Formule 1 a besoin de voir qui adaptera le mieux sa voiture à Monaco[12]. »

Pneus disponibles

Davantage d’informations Pneus pour piste sèche, Pneus pluie ...
Pneus disponibles à Monaco
Pneus pour piste sèche Pneus pluie
    Représentation des pneus super tendres
Super tendres
Représentation des pneus tendres
Tendres
    Représentation des pneus intermédiaires
Intermédiaires
Représentation des pneus pluie
   Pluie
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Pour la première fois de la saison, Pirelli met à disposition des pilotes les pneus la gamme la plus tendre (tendre et super tendre)[13],[14].

Essais libres

Première séance, le jeudi de 10 h à 11 h 30

Fernando Alonso au Grand Prix de Monaco 2014.
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Temps réalisés par les six premiers de la première séance d'essais libres[15]
Pos. Pilote Voiture Chrono Écart
1 Drapeau de la Grande-Bretagne Lewis Hamilton Mercedes 1 min 18 s 271
2 Drapeau de l'Allemagne Nico Rosberg Mercedes 1 min 18 s 303 + 0 s 032
3 Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Red Bull-Renault 1 min 18 s 506 + 0 s 235
4 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso Ferrari 1 min 18 s 930 + 0 s 659
5 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Red Bull-Renault 1 min 19 s 043 + 0 s 772
6 Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Ferrari 1 min 19 s 467 + 1 s 196
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La température ambiante est de 20° au départ de la première séance d'essais libres du Grand Prix de Monaco, sixième manche du championnat. Il ne pleut pas durant la matinée mais les prévisions météorologiques sont moins optimistes concernant l'après-midi : les pilotes sont incités à faire le maximum de tours durant cette séance. Aucun pilote de réserve n'est présent en piste et Daniil Kvyat est le seul titulaire à n'avoir jamais roulé sur le circuit de Monaco. Les pilotes s'élancent pour un tour d'installation afin d'évaluer l'adhérence du nouveau revêtement en bitume sur plusieurs sections resurfacées du circuit. La Red Bull RB10 a été modifiée, à la demande de la FIA, pour permettre l'installation d'une caméra mobile sur le museau, à l'extérieur de la coque alors qu'elle était dissimulée dans une ouverture et ne pouvait pas pivoter[16],[17],[18].

Nico Rosberg, en pneus durs, fixe le temps de référence en 1 min 24 s 681 et l'améliore à chaque passage sur la ligne de chronométrage (1 min 22 s 534, 1 min 21 s 070, 1 min 20 s 461 puis 1 min 20 s 094). Son coéquipier Lewis Hamilton prend la deuxième place en 1 min 20 s 322. Les pilotes sont tous en piste et enchaînent les tours ; avant même la fin de la première demi-heure, tous ont établi au moins un tour chronométré[16],[17],[18].

Alors qu'il reste un peu plus d'une heure dans cette séance, Daniel Ricciardo pointe en tête en 1 min 19 s 912 alors que Max Chilton part à la faute, en tête-à-queue dans Mirabeau ; le Britannique ne parvient pas à reprendre la piste. Rosberg, en deux temps, repasse en tête (1 min 18 s 970 puis 1 min 18 s 477). Hamilton améliore ensuite en 1 min 18 s 271. Si Ricciardo est quatrième, derrière Fernando Alonso, son coéquipier Sebastian Vettel pointe à une lointaine vingtième place. Vettel améliore ses performances à l'approche de la dernière demi-heure, alors que tous les pilotes sont en piste, en pneus durs. Ricciardo revient à trois dixièmes de seconde du meilleur temps de Hamilton et Vettel l'imite quelques instants plus tard, démontrant la bonne forme des Red Bull ; seuls les deux pilotes Red Bull Racing et Fernando Alonso se maintiennent dans la même seconde que les Mercedes[16],[17],[18].

Dans le dernier quart d'heure, Adrian Sutil part à la faute au même endroit que Chilton : il perd brusquement se contrôle de son train arrière et heurte le rail de sécurité ; la monoplace est endommagée légèrement au niveau de l'aileron arrière. Quelques minutes plus tard, son coéquipier Esteban Gutiérrez rate son freinage à Sainte-Dévote et termine sa course dans l'échappatoire, sans rien toucher ; Fernando Alonso fait de même à Mirabeau, sans dommage[16],[17],[18].

Deuxième séance, le jeudi de 14 h à 15 h 30

Marcus Ericsson porte un casque en hommage à son compatriote Ronnie Peterson au Grand Prix de Monaco 2014.
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Temps réalisés par les six premiers de la deuxième séance d'essais libres[19]
Pos. Pilote Voiture Chrono Écart
1 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso Ferrari 1 min 18 s 482
2 Drapeau de la Grande-Bretagne Lewis Hamilton Mercedes 1 min 18 s 901 + 0 s 419
3 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Red Bull-Renault 1 min 19 s 017 + 0 s 535
4 Drapeau de la France Jean-Éric Vergne Toro Rosso-Renault 1 min 19 s 351 + 0 s 869
5 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas Williams-Mercedes 1 min 19 s 421 + 0 s 939
6 Drapeau du Mexique Sergio Pérez Force India-Mercedes 1 min 19 s 668 + 1 s 186
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Comme prévu par les météorologues, une énorme averse s'abat sur la Principauté moins d'une demi-heure avant le début de la deuxième séance. Si le ciel est dégagé, la piste reste détrempée et les risques de sortie de piste considérables. Valtteri Bottas est le premier en piste pour un tour de reconnaissance en pneus intermédiaires ; sa Williams FW36 est en glissade à chaque accélération. Le Finlandais avorte son relais dès la fin de son premier tour et les images retransmises dans les stands confortent les ingénieurs dans leur décision de retarder l'entrée en piste de leurs pilotes. Il faut attendre la mi-séance pour qu'Adrian Sutil, Jean-Éric Vergne et Daniil Kvyat prennent la piste pour un nouvel essai, chaussés de pneus intermédiaires. Kvyat fixe le temps de référence en 1 min 44 s 982 tandis que le soleil fait son apparition[20],[21],[22].

Alors que les Ferrari ont pris la piste, Kimi Räikkönen est victime d'un problème mécanique dans la ligne droite des stands ; il boucle un tour complet au ralenti pour rallier son stand et abandonne la session. Vergne occupe, un temps, la tête grâce à deux tours bouclés en 1 min 42 s 484 et 1 min 38 s 933. Kvyat reprend l'avantage en 1 min 37 s 645 puis s'incline face à Fernando Alonso (1 min 36 s 038) et Sebastian Vettel (1 min 35 s 896). Les pilotes McLaren Racing se mettent alors en valeur, Kevin Magnussen tournant en 1 min 35 s 805 et Jenson Button en 1 min 35 s 428. Vettel repasse en tête en 1 min 33 s 780 mais son temps est battu par Magnussen (1 min 33 s 562) ; Vettel améliore en 1 min 32 s 588 mais Button tourne en 1 min 32 s 423[20],[21],[22].

Il reste trente minutes avant le drapeau à damier et les Mercedes ne sont toujours pas montées en piste. Malgré une piste de plus en plus sèche, les pilotes ne chaussent pas encore les pneus pour le sec : Jenson Button évolue sur une trajectoire quasiment sèche, mis à part quelques zones humides, et améliore son meilleur temps en 1 min 31 s 594 alors qu'il reste un peu plus de vingt minutes. Les Mercedes sortent enfin pour plusieurs tours effectués en intermédiaires. À dix minutes du terme, Vergne chausse, le premier, les pneus tendres et améliore logiquement le meilleur temps en 1 min 26 s 002. Red Bull Racing lance ses deux monoplaces en piste en pneus tendres, rapidement imitée par les autres écuries. Sergio Pérez tourne en 1 min 24 s 659, son coéquipier Nico Hülkenberg en 1 min 22 s 699 et, finalement, Fernando Alonso prend la tête en 1 min 22 s 047. Il améliore sur sa lancée en 1 min 19 s 498 puis 1 min 18 s 482. Il devance Lewis Hamilton, Sebastian Vettel, Jean-Éric Vergne et Valtteri Bottas[20],[21],[22].

Troisième séance libre, le samedi de 11 h à 12 h

Adrian Sutil au Grand Prix automobile de Monaco 2014.
Davantage d’informations Pos., Pilote ...
Temps réalisés par les six premiers de la troisième séance d'essais libres[23]
Pos. Pilote Voiture Chrono Écart
1 Drapeau de la Grande-Bretagne Lewis Hamilton Mercedes 1 min 16 s 758
2 Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Red Bull-Renault 1 min 16 s 808 + 0 s 050
3 Drapeau de l'Allemagne Nico Rosberg Mercedes 1 min 16 s 874 + 0 s 116
4 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Red Bull-Renault 1 min 17 s 184 + 0 s 426
5 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso Ferrari 1 min 17 s 428 + 0 s 670
6 Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Ferrari 1 min 16 s 448 + 0 s 690
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Il fait beau et chaud au départ de la dernière séance d'essai. Les pilotes s'élancent immédiatement en piste et Kamui Kobayashi et Marcus Ericsson, sur Caterham F1 Team, sont les premiers à boucler un tour lancé. Jules Bianchi est retardé en raison d'un problème et Nico Rosberg établit, après huit minutes, le premier temps significatif en 1 min 19 s 213[24],[25],[26].

Rosberg améliore ensuite en 1 min 18 s 143 puis 1 min 17 s 736, toujours avec le mélange le plus dur de Pirelli ; Lewis Hamilton, malgré une frayeur au virage du bureau de tabac est deuxième, loin devant les autres concurrents alors que les pilotes Red Bull Racing sortent de leur stand après un quart d'heure. Daniel Ricciardo et Sebastian Vettel confirment être les principaux rivaux des Mercedes puisqu'ils sont les seuls à évoluer dans la même seconde[24],[25],[26].

Avant même la mi-séance, les Caterham chaussent déjà les pneus tendres (ici les super tendres) ; Romain Grosjean fait de même à mi-séance. Rosberg, toujours chaussé des pneus les plus durs, améliore son meilleur temps en 1 min 17 s 351 ; alors qu'il est en passe de battre son coéquipier, Lewis Hamilton coupe son élan et rentre au stand. À vingt minutes du terme, Daniel Ricciardo, en tendres, s'installe en tête après avoir bouclé un tour en 1 min 16 s 808. Le trafic important de la fin de séance complique les tentatives de tour rapide ; malgré tout, Lewis Hamilton s'empare de la tête en 1 min 16 s 758, 5 centièmes de seconde devant Ricciardo. Rosberg, sur le point d'améliorer à son tour, coupe son effort. Vettel prend la quatrième place devant les Ferrari de Fernando Alonso et Kimi Räikkönen. Jean-Éric Vergne, victime de soucis au freinage, a commis deux erreurs, à Sainte-Dévote et à Mirabeau[24],[25],[26].

Séance de qualification, le samedi de 14 h à 15 h

Résultats des qualifications

Session Q1

Kevin Magnussen au Grand Prix automobile de Monaco 2014.

Comme lors de la troisième séance d'essais, durant la matinée, il fait beau et chaud au lancement des qualifications avec une température de 42°C en piste. Les essais libres ont démontré que les pilotes doivent effectuer plusieurs tours lancés pour optimiser le comportement, ce qui est difficilement compatible avec le trafic important sur le tracé urbain. Mercedes, pour profiter au maximum d'une piste dégagée, envoie ses deux pilotes attendre l'ouverture de la piste en bout de pitlane. Tous les autres concurrents, hormis les pilotes Red Bull Racing, prennent place derrière les Mercedes, certains déjà chaussés de pneus tendres. Pastor Maldonado fixe le temps de référence en 1 min 20 s 045[27],[28],[29].

Kevin Magnussen passe en tête en 1 min 19 s 484 puis laisse sa place à Nico Rosberg qui tourne en 1 min 17 s 938. Il améliore de presque trois dixièmes de seconde au tour suivant (1 min 17 s 678) tandis que Daniil Kvyat perd le contrôle de sa Toro Rosso STR9 et tape le mur au freinage, endommageant son aileron avant ; il parvient à ramener sa monoplace au stand pour la faire réparer. Les Lotus E22 de Romain Grosjean et Pastor Maldonado, en pneus tendres, se hissent aux troisième et quatrième places provisoires, à moins d'une seconde des Mercedes qui, toutefois, roulent en pneus durs[27],[28],[29].

Les Red Bull sortent pour la première fois à dix minutes de la fin de session. Sebastian Vettel, en pneus durs, se classe sixième derrière Fernando Alonso tandis que Daniel Ricciardo se hisse à la troisième place à deux dixièmes de seconde de Lewis Hamilton. À cinq minutes du terme, aucune Force India n'est qualifiée pour la phase Q2 : Nico Hülkenberg a été gêné par Marcus Ericsson puis par une Lotus lors de chacun de ses tours lancés. À deux minutes du drapeau à damier, Sergio Pérez réalise, en pneus tendres, le huitième temps provisoire ; son équipier arrache sa qualification dans la foulée. McLaren Racing ne prend aucun risque et envoie également ses pilotes en piste avec les pneus les plus tendres, forçant la Scuderia Ferrari à faire de même pour passer en Q2[27],[28],[29].

Chaussé des gommes les plus tendres, Jean-Éric Vergne prend la tête du classement en 1 min 17 s 557 au moment où Marcus Ericsson percute Felipe Massa à Mirabeau, provoquant la sortie des drapeaux jaunes et la neutralisation de la séance. Les six pilotes éliminés sont Marcus Ericsson et son coéquipier Kamui Kobayashi, Max Chilton et son coéquipier Jules Bianchi, Adrian Sutil et son coéquipier Esteban Gutiérrez[27],[28],[29].

Marcus Ericsson est pénalisé par les commissaires sportifs pour avoir envoyé Felipe Massa dans le rail à la fin de la session. Qualifié en dernière position et ne pouvant pas être sanctionné par un recul sur la grille de départ, il prendra le départ du Grand Prix depuis la voie des stands[30],[31],[32].

Session Q2

Fernando Alonso au Grand Prix automobile de Monaco 2014.

En dépit de son dixième temps réalisé en Q1, Felipe Massa, accroché par le novice Marcus Ericsson en Q1, est absent de la deuxième partie des qualifications. Il semble convenu que la seule option pour accéder à la phase Q3 est de chausser les pneus les plus tendres. Nico Hülkenberg s'installe immédiatement en tête du classement en 1 min 17 s 931 mais son temps est rapidement amélioré par Daniel Ricciardo en 1 min 17 s 769[27],[33],[34].

Nico Rosberg se porte ensuite en tête en 1 min 16 s 682 ; son coéquipier Lewis Hamilton améliore dans les deux premiers secteurs mais perd du temps dans les derniers virages et termineà quelques millièmes de seconde de son équipier. Les Mercedes possèdent une demi-seconde d'avance sur Ricciardo qui précède les Ferrari de Fernando Alonso et Kimi Räikkönen. Sebastian Vettel annonce par radio que son système de récupération de l'énergie cinétique ne fonctionne plus[27],[33],[34].

Daniil Kvyat, accidenté lors de la phase précédente, se place dans les dix premiers, devant son coéquipier Jean-Éric Vergne alors que Rosberg conforte sa place de tête en 1 min 16 s 465. Tandis que Lewis Hamilton prend le commandement en 1 min 16 s 354, les Lotus F1 Team, à deux secondes des hommes de tête, reculent vers la zone de non-qualification. Les six pilotes éliminés sont Massa qui n'a pas roulé et son coéquipier Valtteri Bottas, Pastor Maldonado et son coéquipier Romain Grosjean, Jenson Button et Nico Hülkenberg[27],[33],[34].

Session Q3

Sur une piste dont la température est désormais de 45 °C, les conditions d'adhérence sont optimales. Nico Rosberg fixe le temps de référence en 1 min 15 s 989, juste devant son coéquipier Lewis Hamilton, à moins d'un dixième de seconde. Daniel Ricciardo est troisième à quatre dixièmes de seconde ; il précède son coéquipier Sebastian Vettel qui souffre toujours, par intermittence, de problèmes avec son système de récupération de l'énergie cinétique. Le premier tour lancé de Jean-Éric Vergne est meilleur que celui de Kimi Räikkönen mais le Finlandais reprend l'avantage dès la boucle suivante. Fernando Alonso et Räikkönen se placent donc en cinquième et sixième position provisoires, devant Vergne, Kevin Magnussen, Sergio Pérez et Daniil Kvyat[27],[35],[36]

Après un passage par les stands pour un changement de pneus, les pilotes reprennent la piste pour une nouvelle tentative ; les dix monoplaces sont ensemble en piste dans les trois dernières minutes de la séance. Rosberg manque son freinage à Mirabeau et est obligé de se garer dans la zone de dégagement pour ne pas gêner les pilotes en piste ; le drapeau jaune est agité pour neutraliser le secteur de l'incident, ce qui empêche Hamilton de lutter pour s'emparer de la pole position. Rosberg réalise la sixième pole position de sa carrière tandis que son coéquipier l'accompagne sur la première ligne ; les pilotes Red Bull, Ricciardo et Vettel, occupent la deuxième ligne devant les Ferrari d'Alonso et de Räikkönen ; suivent Vergne, Magnussen, Kvyat et Pérez[27],[35],[36].

À la fin de la séance de qualifications, les commissaires sportifs de la FIA examinent la sortie de piste de Nico Rosberg. L'équipe Mercedes repousse alors sa conférence de presse pour se rendre disponible vis-à-vis des commissaires qui, toutefois, ne convoquent pas le pilote allemand et décident de ne pas le sanctionner, confirmant sa pole position[37],[38],[39]. Nico Rosberg a, selon ses propres termes, raté un freinage sous la pression. Il a alors actionné sa marche arrière pour ressortir de l'échappatoire, manœuvre qui a provoqué la sortie des drapeaux jaunes empêchant toute amélioration des temps de ses rivaux. Rosberg déclare : « Je suis bien sûr désolé pour Lewis, je ne savais pas où il était ; je l'ai vu en faisant marche arrière. Ce n'est pas parfait bien sûr, mais c'est comme ça. Je pensais que c'était fini quand j'ai fait mon erreur et que quelqu'un allait me battre. Je suis très très content que tout ait fonctionné et je reste finalement en pole, à la maison ! » Lewis Hamilton coupe court aux questions : « J'étais dans le rythme et j'entamais le dernier tour avec l'avantage d'un ou deux dixièmes mais je n'ai pas eu l'opportunité de parcourir cette ultime boucle à cause de qui vous savez. [...] J'allais faire la pole, mais ça ne veut rien dire, j'aurais dû le faire plus tôt. [...] Voilà, on va regarder les données pour comprendre ce qui s'est passé, mais c'est ainsi. [...] Je ne dirai rien de plus à ce sujet. Je n'ai jamais été dans cette situation auparavant. Je ne dirai rien, franchement[40],[41],[42],[43],[44]. »

Grille de départ

Davantage d’informations Pos., N° ...
Résultats des qualifications[45]
Pos. Pilote Écurie Qualifications 1 Qualifications 2 Qualifications 3
1 6 Drapeau de l'Allemagne Nico Rosberg Mercedes 1 min 17 s 678 1 min 16 s 465 1 min 15 s 989
2 44 Drapeau de la Grande-Bretagne Lewis Hamilton Mercedes 1 min 17 s 823 1 min 16 s 354 1 min 16 s 048
3 3 Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Red Bull-Renault 1 min 17 s 900 1 min 17 s 233 1 min 16 s 384
4 1 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Red Bull-Renault 1 min 18 s 383 1 min 17 s 074 1 min 16 s 547
5 14 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso Ferrari 1 min 17 s 853 1 min 17 s 200 1 min 16 s 686
6 7 Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Ferrari 1 min 17 s 902 1 min 17 s 398 1 min 17 s 389
7 25 Drapeau de la France Jean-Éric Vergne Toro Rosso-Renault 1 min 17 s 557 1 min 17 s 657 1 min 17 s 540
8 20 Drapeau du Danemark Kevin Magnussen McLaren-Mercedes 1 min 17 s 978 1 min 17 s 609 1 min 17 s 555
9 26 Drapeau de la Russie Daniil Kvyat Toro Rosso-Renault 1 min 18 s 816 1 min 17 s 594 1 min 18 s 090
10 11 Drapeau du Mexique Sergio Pérez Force India-Mercedes 1 min 18 s 108 1 min 17 s 755 1 min 18 s 327
11 27 Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg Force India-Mercedes 1 min 18 s 432 1 min 17 s 846
12 22 Drapeau du Royaume-Uni Jenson Button McLaren-Mercedes 1 min 17 s 890 1 min 17 s 988
13 77 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas Williams-Mercedes 1 min 18 s 407 1 min 18 s 082
14 8 Drapeau de la France Romain Grosjean Lotus-Renault 1 min 18 s 335 1 min 18 s 196
15 13 Drapeau du Venezuela Pastor Maldonado Lotus-Renault 1 min 18 s 585 1 min 18 s 356
16 19 Drapeau du Brésil Felipe Massa Williams-Mercedes 1 min 18 s 209 Pas de temps
17 21 Drapeau du Mexique Esteban Gutiérrez Sauber-Ferrari 1 min 18 s 741
18 99 Drapeau de l'Allemagne Adrian Sutil Sauber-Ferrari 1 min 18 s 745
19 17 Drapeau de la France Jules Bianchi Marussia-Ferrari 1 min 19 s 332
20 4 Drapeau du Royaume-Uni Max Chilton Marussia-Ferrari 1 min 19 s 928
21 10 Drapeau du Japon Kamui Kobayashi Caterham-Renault 1 min 20 s 133
22 9 Drapeau de la Suède Marcus Ericsson Caterham-Renault 1 min 21 s 732
Temps minimal à réaliser pour la qualification : 1 min 22 s 985 (107 % de 1 min 15 s 989)
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  • Marcus Ericsson est pénalisé par les commissaires sportifs pour avoir envoyé Felipe Massa dans les rails à la fin de la session ; qualifié en dernière position et ne pouvant pas être sanctionné par un recul sur la grille de départ, il prend le départ du Grand Prix depuis l'allée des stands[30],[31],[32].
  • Jules Bianchi, auteur du dix-neuvième temps des qualifications est pénalisé d'un recul de cinq places sur la grille de départ à la suite d'un changement de boîte de vitesses. Il s'élance de la vingt-et-unième et dernière position sur la grille, Ericsson partant de la voie des stands[46].
Schéma de la grille de qualification du Grand Prix de Monaco 2014
La grille de qualification du Grand Prix de Monaco 2014.
Schéma de la grille de départ du Grand Prix de Monaco 2014
La grille de départ du Grand Prix de Monaco 2014.

Course

Déroulement de l'épreuve

Il fait beau et la piste est sèche au départ du Grand Prix de Monaco où seulement vingt pilotes s'alignent sur la grille de départ : Marcus Ericsson, pénalisé, doit prendre son envol après la meute depuis le bout de la voie des stands tandis que Pastor Maldonado, victime d'un problème d'alimentation en carburant, ne peut s'élancer pour effectuer son tour de formation et, finalement, renonce à prendre le départ de la course. Perturbés par l'absence de Maldonado, Jules Bianchi, Max Chilton et Esteban Gutiérrez ne se placent pas sur le bon emplacement et seront pénalisés d'un stop-and-go de cinq secondes un peu plus tard, lors de leur changement de pneus. À l'extinction des feux, Nico Rosberg prend un départ parfait et garde l'avantage que lui confère sa pole position pour contrer son coéquipier Lewis Hamilton. Daniel Ricciardo, troisième sur la grille, rate son départ, ce qui permet à Kimi Räikkönen, sixième, de gagner deux places en dépassant, au freinage de Sainte-Dévote, l'Australien ainsi que son coéquipier Fernando Alonso. Sebastian Vettel gagne également une position sur son coéquipier et passe troisième[47],[48],[49].

Sergio Pérez est percuté par Jenson Button à Mirabeau ce qui provoque la sortie de la voiture de sécurité pour permettre aux commissaires de piste de dégager la monoplace du Mexicain tandis que l'Anglais poursuit sa route. Romain Grosjean et Adrian Sutil rentrent au stand chausser les pneus les plus durs proposés Pirelli, tentant ainsi de rallier l'arrivée sans nouvel arrêt. Derrière la voiture de sécurité, Rosberg devance Hamilton, Vettel, Räikkönen, Ricciardo, Alonso, Kevin Magnussen, Jean-Éric Vergne, Daniil Kvyat, Nico Hülkenberg, Button, Valtteri Bottas, Felipe Massa, Gutiérrez, Kamui Kobayashi, Bianchi, Chilton, Ericsson, Grosjean et Sutil. La course est relancée à l'entame du quatrième tour[47],[48],[49].

Immédiatement, Sebastian Vettel est victime d'un problème de turbocompresseur : sa Red Bull RB10 tourne au ralenti, à court de puissance. Vettel s'immobilise plus d'une minute dans son stand, reprend la piste dernier puis abandonne deux tours plus tard, sur ordre de son équipe technique. En tête de la course, les Mercedes creusent l'écart sur Räikkönen qui possède lui-même une bonne avance sur Ricciardo et le reste du peloton. L'écart entre les Mercedes n'excèdera jamais deux secondes durant les vingt premiers tours[47],[48],[49].

Au douzième tour, Daniil Kvyat abandonne à cause d'un problème d'échappement. Adrian Sutil se débarrasse successivement de Grosjean puis d'Ericsson à l'épingle puis de Bianchi au freinage de la sortie du tunnel. Au même endroit, au vingt-quatrième tour, l'Allemand tape le rail et abandonne tandis que Grosjean s'arrête changer de pneus : le pari du départ des deux pilotes est déjà perdu. La voiture de sécurité entre une seconde fois en action pour permettre l'évacuation de la monoplace de Sutil et des débris sur la piste. Tous les pilotes, sauf Felipe Massa, rentrent chausser leurs pneus tendres. Le stand Mercedes a juste le temps de libérer Rosberg qu'Hamilton se présente. Celui-ci se demande pourquoi il est appelé puisque, désormais, il n'y aura plus d'arrêt au stand donc plus d'occasion de dépasser son équipier qui reste en tête de la course. L'organisation est moins bonne chez Toro Rosso qui relâche Jean-Éric Vergne, septième, de façon litigieuse sur Magnussen ; le Français écope d'un drive-through qui ruine sa course. Derrière la voiture de sécurité, Rosberg devance Hamilton, Räikkönen, Ricciardo, Alonso, Massa, Vergne, Magnussen, Hülkenberg, Button, Bottas, Gutiérrez, Kobayashi, Bianchi, Grosjean, Ericsson et Chilton. Si Ferrari a appelé Alonso dès l'entrée en piste de la voiture de sécurité, Räikkönen, troisième, doit attendre avant de faire de même ; il est touché par la Marussia de Chilton qui se dédoublait et crève, ce qui le relègue en fond de peloton[47],[48],[49].

La course est relancée à l'entame du trente-et-unième tour, Rosberg devant Lewis Hamilton et Daniel Ricciardo, Kimi Räikkönen étant désormais treizième. Rosberg, qui n'a jamais quitté le commandement de la course, se bat toujours à coup de dixièmes de secondes contre son équipier qui évolue dans la même seconde. Ricciardo et Alonso sont troisième et quatrième, avec plus de vingt secondes d'avance sur Hülkenberg et Magnussen. Felipe Massa effectue son unique changement de pneus au quarante-sixième tour et chute de la cinquième à la onzième place. Quelques minutes plus tard, au cinquante-deuxième tour, Jean-Éric Vergne qui ferme la marche en raison de sa pénalité, abandonne, victime du même ennui que son coéquipier en début de course. Les Mercedes roulent toujours en duo, Daniel Ricciardo occupant la troisième place avec 15 secondes de retard. Englué dans le trafic, Räikkönen espère pouvoir passer Gutierrez et Bottas, huitième, dont le moteur casse à l'abord de Mirabeau au cinquante-septième passage. Les commissaires de piste évacuent la monoplace en seulement quelques secondes grâce à leur grue, ce qui évite une troisième entrée de la voiture de sécurité[47],[48],[49].

Esteban Gutiérrez part à la faute dans le soixante-deuxième tour et abandonne : Jules Bianchi prend alors la dixième place et peut espérer inscrire son premier point en Formule 1. Toutefois, le Français est sous enquête des commissaires car il est soupçonné d'avoir purgé sa pénalité lors de l'intervention de la voiture de sécurité. Il reçoit donc une nouvelle pénalité de cinq secondes qui seront ajoutées à son temps de course. Lewis Hamilton ralentit subitement, créant un début de panique chez Mercedes, puis reprend aussitôt un rythme normal : il est très gêné par une poussière dans l'œil. Il a désormais quatre secondes de retard sur Rosberg alors qu'il reste dix tours ; Daniel Ricciardo en profite pour revenir à grand rythme. Räikkönen attaque Magnussen dans l'épingle et les deux monoplaces restent bloquées plusieurs secondes. Le Finlandais doit repasser aux stands à quelques boucles de l'arrivée[47],[48],[49].

Nico Rosberg remporte sa deuxième victoire de la saison et récupère la première place du championnat du monde. Lewis Hamilton, deuxième, permet à Mercedes de réaliser un nouveau doublé et Daniel Ricciardo complète le podium ; suivent pour les points Alonso, Hülkenberg, Button, Massa, Bianchi, Grosjean et Magnussen. Jules Bianchi, après avoir reçu sa pénalité de cinq secondes, est finalement classé neuvième et inscrit ses premiers points en Formule 1, les premiers également de son écurie Marussia F1 Team[47],[48],[49].

Classement de la course

Davantage d’informations Pos., no ...
Classement de la course[50]
Pos. no  Pilote Écurie Tours Temps/Abandon Grille Points
1 6 Drapeau de l'Allemagne Nico Rosberg Mercedes 78 1 h 49 min 27 s 661 (142,802 km/h) 1 25
2 44 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Mercedes 78 + 9 s 210 2 18
3 3 Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Red Bull-Renault 78 + 9 s 614 3 15
4 14 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso Ferrari 78 + 32 s 452 5 12
5 27 Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg Force India-Mercedes 77 + 1 tour 11 10
6 22 Drapeau du Royaume-Uni Jenson Button McLaren-Mercedes 77 + 1 tour 12 8
7 19 Drapeau du Brésil Felipe Massa Williams-Mercedes 77 + 1 tour 16 6
8 8 Drapeau de la France Romain Grosjean Lotus-Renault 77 + 1 tour 14 4
9 17 Drapeau de la France Jules Bianchi Marussia-Ferrari 77 + 1 tour (dont 5 secondes de pénalité) 21 2
10 20 Drapeau du Danemark Kevin Magnussen McLaren-Mercedes 77 + 1 tour 8 1
11 9 Drapeau de la Suède Marcus Ericsson Caterham-Renault 77 + 1 tour pitlane
12 7 Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Ferrari 77 + 1 tour 6
13 10 Drapeau du Japon Kamui Kobayashi Caterham-Renault 75 + 3 tours 20
14 4 Drapeau du Royaume-Uni Max Chilton Marussia-Ferrari 75 + 3 tours 19
Abd. 21 Drapeau du Mexique Esteban Gutiérrez Sauber-Ferrari 59 Accident 17
Abd. 77 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas Williams-Mercedes 55 Moteur 13
Abd. 25 Drapeau de la France Jean-Éric Vergne Toro Rosso-Renault 50 Échappement 7
Abd. 99 Drapeau de l'Allemagne Adrian Sutil Sauber-Ferrari 23 Accident 18
Abd. 26 Drapeau de la Russie Daniil Kvyat Toro Rosso-Renault 10 Échappement 9
Abd. 1 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Red Bull-Renault 5 Turbocompresseur 4
Abd. 11 Drapeau du Mexique Sergio Pérez Force India-Mercedes 0 Accrochage 10
Np. 13 Drapeau du Venezuela Pastor Maldonado Lotus-Renault 0 Pompe à essence 15
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Pole position et record du tour

Nico Rosberg part en pole position pour la sixième fois de sa carrière, la deuxième fois consécutive à Monaco.

Tours en tête

Nico Rosberg, parti de la pole position, conserve la tête de la course au départ et mène de bout en bout[53].

Après-course

Écuries sur le podium

Après la célébration du podium, les interviews sont faites par l'acteur Benedict Cumberbatch, Rosberg décrit la journée comme « très, très spéciale » et fait l'éloge de sa voiture et de son équipe. Hamilton déclare que malgré le problème oculaire, c'était « une bonne journée » et se réjouit du nouveau doublé de son écurie. Ricciardo est enchanté de son podium, estimant que cette troisième place était le meilleur résultat que son équipe pouvait obtenir[54].

Lors de la conférence de presse qui suivit, Rosberg déclare que la victoire était plus spéciale car Hamilton était plein d'énergie avant la course et n'était pas surpris de ne pas avoir été appelé dans la voie des stands après l'accident de Sutil. Hamilton déclare qu'il restait dans un mode moteur particulier et qu'il était certain que la bataille avec son coéquipier Rosberg se poursuivrait jusqu'à plus tard dans la saison. Lorsqu'on lui a demandé si Red Bull aurait le rythme nécessaire pour défier Mercedes, Ricciardo a répondu qu'il estimait que l'équipe se rapprochait légèrement à Monaco et que le circuit favorisait légèrement mieux la voiture que sur d'autres pistes[54].

Pour Red Bull Racing, le résultat est partagé avec un podium pour Ricciardo tandis que Vettel a abandonné dès l'entame de l'épreuve à cause d'un problème de turbocompresseur sur sa Red Bull RB10[55].

Écuries dans les points

Kimi Räikkönen, auteur de l'accrochage à l'épingle de l'hôtel au virage no 6 avec Kevin Magnussen, termine douzième et hors des points alors qu'il était en passe d'obtenir son premier podium chez Ferrari depuis son retour. Il estime que la collision avec la Marussia de Max Chilton sous la deuxième intervention de la voiture de sécurité a détruit sa course : « Pour une raison que j'ignore, il a réussi à percuter mon pneu arrière et à l'endommager. […] Il se détachait, mais je ne sais pas comment il s'attendait à ce que je me déconnecte dans le virage serré alors qu'il me dépassait […] Je ne sais pas ce qu'il pensait, mais évidemment, cela a détruit ma course et après ce moment-là, la course était terminée[56]. » Son coéquipier Fernando Alonso, quatrième, déclare : « Terminer au pied du podium aujourd'hui est un bon résultat, surtout après un départ difficile et les divers incidents de course. […] Les trois voitures devant moi méritaient leur place, car elles étaient vraiment intouchables. Je suis satisfait de la quatrième place, car nous avons réussi à gérer une course où il a fallu rester concentré au maximum, avec de nombreux moments de tension. Notre rythme était bon et cela signifie que nous progressons petit à petit. […] Nous devons donc toujours essayer de faire mieux, à commencer par la prochaine course au Canada. »

Chez Force India, Nico Hülkenberg se satisfait de sa cinquième place : « Dix points aujourd'hui, c'est une belle récompense après une course aussi difficile. Les vingt derniers tours ont été vraiment délicats car mes pneus super tendres étaient en fin de vie et il était difficile de contenir les voitures derrière moi et de rester loin des rails. Il y a eu quelques moments serrés où j'ai frôlé le mur mais j'ai survécu et j'ai réussi à conserver la cinquième place. […] Il y a eu des moments agréables en course, notamment mon dépassement sur Magnussen. Il a dû laisser passer la Toro Rosso et il a perdu un peu d'élan, alors j'ai saisi l'occasion de piquer à l'intérieur du virage no 8. Sur un circuit comme Monaco, réussir son dépassement est un grand sourire[57]. » Son coéquipier Sergio Pérez, percuté à Mirabeau par Jenson Button, ne passe pas le premier tour : « J'étais en bagarre avec Nico, qui était devant, et j'ai tenté le point de corde. J'étais sur la trajectoire et devant Jenson lorsqu'il m'a accroché la roue arrière et m'a envoyé en tête-à-queue dans les rails. Je ne m'attendais pas à sa présence car il n'y avait pas vraiment de place pour une autre voiture. C'était vraiment dommage. En tant que pilote, on a des bons et des mauvais dimanches mais celui-ci est définitivement un dimanche que je veux oublier au plus vite. C'est décevant d'avoir perdu une belle occasion de marquer des points, mais la voiture était bien meilleure ici qu'en Espagne, comme le montre le résultat de Nico. C'est un signal très positif pour Montréal[58]. »

Les MP4-29 rallient l'arrivée dans les points ; Jenson Button, sixième, révèle : « C'était un Grand Prix de Monaco typique : le circuit était chaotique, les pilotes faisaient des erreurs, les voitures étaient dispersées, il fallait rester concentré, suivre le peloton et ménager les pneus. Pendant tout mon dernier relais, j'ai pris soin de mes pneus et je suis revenu dans l'air libre derrière Kevin. Ensuite, il a fallu gérer mon rythme jusqu'à la fin. […] Dans les derniers tours, on s'est bien battus mais c'est tellement dur d'être coincés derrière une autre voiture. C'est déjà assez difficile comme ça mais quand on ne voit rien parce qu'il y a une voiture devant, c'est encore plus difficile. Ce n'était pas un mauvais résultat pour nous ; j'aurais juste aimé pouvoir dépasser Nico à la fin. C'est juste dommage que le problème de Kevin en fin de course nous ait empêchés d'obtenir plus de points pour les deux voitures à l'arrivée[59]. » Malgré son accident, Magnussen termine dixième : « Malgré de nombreux obstacles aujourd'hui – la longue attente due au trafic lors de mon arrêt au stand, la sortie de piste dangereuse devant moi dans la voie des stands et le problème moteur – je peux en tirer de nombreuses leçons du bon comportement de notre voiture. […] C'est dommage de ne pas avoir pu terminer la bataille avec Nico (Hülkenberg) ; j'avais économisé mes pneus en espérant que Nico aurait des difficultés mais j'ai ensuite eu un problème avec mon groupe motopropulseur, ce qui m'a fait rétrograder. Je ne sais toujours pas vraiment ce qui est arrivé à ma voiture en fin de course. Et je n'ai pas vu ce qui est arrivé à Kimi. Je suis allé à l'intérieur pour bloquer son entrée dans l'épingle, mais il a quand même tenté sa chance. C'est difficile de dépasser ici, mais il a essayé, mais ça n'a pas marché. C'est la course[60]. »

Chez Williams F1 Team, Felipe Massa, parti seizième, est remonté jusqu'à la septième place : « J'ai pris des risques en changeant de stratégie sous la voiture de sécurité et j'ai dû faire durer mes pneus. J'ai profité des opportunités qui se sont présentées, avec d'autres voitures qui ont commis des erreurs ou abandonné. Beaucoup de choses auraient pu se passer, alors je suis content que tout se soit bien passé. Un weekend difficile s'est transformé en un week-end positif[57]. » Son coéquipier Valtteri Bottas abandonne dès le début de l'épreuve : « Nous avons eu un problème avec le groupe motopropulseur, c'est frustrant. Il y a des investigations à mener pour comprendre exactement ce qui s'est passé. Après le départ, j'ai rapidement marqué des points, donc ça aurait pu être un bon week-end. Felipe a terminé septième, ce qui permet à l'équipe de repartir avec quelque chose. Nous nous tournons maintenant vers le Canada, où nous espérons être forts grâce à la nature du circuit. »

Pour la deuxième course consécutive, Lotus F1 Team inscrit des points, grâce à la huitième place de Romain Grosjean : « C'est bien de terminer la course ici pour la première fois de ma carrière et de marquer des points. Le dimanche avait mal commencé pour nous, avec une crevaison au premier tour après un accrochage d'Adrian. Nous sommes passés aux tendres, mais impossible de dépasser avec, alors nous sommes revenus en super tendres. Le timing de la voiture de sécurité ne nous a pas aidés, car nous venions de rouler avec des pneus neufs, mais c'est comme à Monaco. On peut avoir mille malheurs en course et être dans les points à l'arrivée[61] ! » Son coéquipier Pastor Maldonado ne prend pas le départ de la course : « Nous ne savons pas encore précisément ce qui s'est passé. Le moteur s'est arrêté au bout de trente secondes. Lors de nos tours pour rejoindre la grille, la voiture et le groupe motopropulseur fonctionnaient bien. Nous devons travailler pour trouver la cause du problème. C'est décevant et je m'attendais à une course solide. Nous avions une bonne stratégie. J'adore ce circuit où j'ai été compétitif par le passé. Nous avons déjà beaucoup travaillé sur la performance et la fiabilité, mais aujourd'hui, ce n'était pas le cas[62]. »

L'équipe russe Marussia F1 Team, grâce à Jules Bianchi qui termine pour la première fois de sa carrière dans les points, inscrit ses premiers points depuis son entrée sous le nom Virgin Racing en 2010[63]. Bianchi partage sa satisfaction : « Waouh ! Quelle course et quel résultat pour toute l'équipe ! Je suis incroyablement heureux mais je tiens avant tout à féliciter toute l'équipe Marussia F1 Team pour avoir rendu cela possible. Personne ne sait combien de travail et de détermination sont nécessaires pour nos courses, alors aujourd'hui je suis ravi de les avoir aidés à atteindre leur objectif de longue date : nos premiers points. Les atteindre ensemble me rend très fier. Merci à tous ici à Monaco, au reste de l'équipe à Banbury et à notre partenaire motoriste, la Scuderia Ferrari, car ensemble, nous avons tous fait de grands progrès, notamment depuis les essais de Barcelone. Cela nous a donné la confiance nécessaire pour attaquer et nous l'avons fait ce weekend[64],[65]. » Son coéquipier Max Chilton, quatorzième et dernier classé, s'exprime sur la performance de Jules : « Je suis très fier de participer à quelque chose d'aussi spécial aujourd'hui. Obtenir un tel résultat pour une petite équipe est un énorme atout pour l'avenir. Évidemment, mes sentiments sont partagés, car tout ce qui aurait pu mal tourner aujourd'hui s'est mal passé. Mais c'est la course et je sais que j'aurai un jour ma chance de marquer des points pour l'équipe. Bravo à tous, je suis maintenant très motivé pour Montréal[64]. »

Écuries hors des points

Caterham manque de marquer ses premiers points, Marcus Ericsson terminant onzième avec sa Caterham CT05 : « Pour moi, c'était bien, même si toute l'équipe est évidemment déçue de la fin. C'était une expérience incroyable de terminer mon premier Grand Prix de Monaco et le fait d'avoir égalé le meilleur résultat de l'équipe aujourd'hui est formidable. C'est juste dommage que cela n'ait pas été plus significatif après le travail fantastique de chacun aujourd'hui. Après le départ des stands, j'ai rapidement rattrapé la deuxième Marussia lorsque la voiture de sécurité est entrée en piste. L'équilibre était bon et j'étais dans un bon rythme, devançant Sutil et Grosjean pendant quelques tours, mais je n'ai rien pu faire pour retenir Sutil lorsqu'il m'a dépassé dans le virage no 6. Lorsque la voiture de sécurité est entrée en piste, nous nous sommes arrêtés une première fois pour un nouveau train de supertendres et j'ai pu vraiment attaquer. […] J'ai résisté à Räikkönen pendant les deux derniers tours et j'ai terminé onzième, ce qui, pour moi, est une très belle façon de terminer à Monaco. » Kamui Kobayashi, treizième, confie sa déception : « Même si nous avons terminé treizième, je suis vraiment déçu car je suis sûr que j'aurais terminé dans les points si Bianchi ne m'avait pas percuté en forçant le passage. La voiture était quasiment inutilisable après ça, donc le simple fait de terminer est un bon résultat[66]. »

Si les deux Scuderia Toro Rosso ont abandonné, la STR9 semblait très performante. Jean-Éric Vergne explique : « La course se déroulait bien, le rythme était vraiment encourageant, j'économisais les pneus et la stratégie semblait la bonne. Puis, mon ingénieur m'a informé du drive-through et finalement, nous avons eu ce problème d'échappement qui a définitivement mis fin à ma course. C'est vraiment dommage ! Nous avions fait un excellent travail tout le weekend, l'équipe a su me fournir une bonne voiture et j'ai également réalisé une bonne performance, donc je pense qu'une cinquième place était possible aujourd'hui. Tournons la page maintenant et concentrons-nous sur la prochaine course à Montréal, où je ferai à nouveau tout mon possible pour être au maximum de mes performances, réaliser une nouvelle excellente séance de qualifications et marquer les points tant attendus. » Daniil Kvyat déclare : « C'est décevant d'avoir abandonné aujourd'hui, surtout que nous avions l'air compétitifs tout le weekend et avions de bonnes chances de terminer dans les points ici. J'ai pu conserver ma position en début de course et même remonter à la huitième place avant de devoir abandonner[67]. »

Sauber subit deux abandons sur accidents. Adrian Sutil est déçu de son erreur : « C'est dommage que ma course se soit terminée si tôt. J'ai pris un bon départ. Dans le virage no 5, un pilote est parti en tête-à-queue et, à l'approche du virage, de nombreuses voitures se sont soudainement arrêtées devant moi. Mon aileron avant a été endommagé, ce qui m'a obligé à faire un arrêt au stand. Je suis revenu en piste presque en queue de peloton mais j'ai réussi à gagner des places tour après tour. Malheureusement, en sortant du tunnel, j'ai commis une erreur de freinage, perdu l'arrière et percuté la glissière de sécurité. Je suis vraiment très déçu et je compatis aussi avec toute l'équipe[68]. » Esteban Gutiérrez connaît la même déception : « Malheureusement, je n'ai pas pu terminer la course. C'était probablement l'erreur la plus douloureuse de ma carrière. J'ai touché la glissière de sécurité à Rascasse à l'entrée du virage et je suis parti en tête-à-queue, ce qui a mis fin à la course. Aujourd'hui, nous avions une belle occasion de marquer des points. […] Pendant la course, j'ai dû prendre soin des pneus, mais nous avons aussi dû attaquer car des voitures rapides arrivaient derrière nous. C'est très décevant. Je tiens à présenter mes sincères excuses à toute l'équipe, car ils ont tous fait un excellent travail aujourd'hui[69],[70]. »

Classements généraux à l'issue de la course

Statistiques

Le Grand Prix de Monaco 2014 représente :

Au cours de ce Grand Prix :

  • Jenson Button passe la barre des 1100 points inscrits en Formule 1 (1103 points)[78] ;
  • Jules Bianchi inscrit les deux seuls points de sa carrière en Formule 1[79] ;
  • Marussia F1 Team inscrit ses deux premiers points depuis ses débuts en championnat du monde[80] ;
  • Derek Warwick (146 départs en Grands Prix de Formule 1 dont 2 meilleurs tours en course et 4 podiums, vainqueur des 24 Heures du Mans 1992) a été nommé par la FIA conseiller pour aider dans leurs jugements le groupe des commissaires de course[81].

Notes et références

Lien externe

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