Grand béguinage de Louvain

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Nom localGroot Begijnhof van Leuven
Début de la constructionXIIIe siècle
Fin des travauxXVIIe siècle
Grand béguinage de Louvain
Maison à colombages « Sint Helena ».
Maison à colombages « Sint Helena ».
Présentation
Nom local Groot Begijnhof van Leuven
Type Béguinage
Début de la construction XIIIe siècle
Fin des travaux XVIIe siècle
Protection classé monument historique depuis 1987 ; classé patrimoine mondial depuis 1998.
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Province Drapeau du Brabant flamand Province du Brabant flamand
Ville Louvain
Coordonnées 50° 52′ 19″ nord, 4° 41′ 49″ est
Patrimoine mondial Patrimoine mondial
Numéro
d’identification
855-011
Année d’inscription

Le grand béguinage de Louvain (Groot Begijnhof van Leuven en néerlandais) est le plus vieux et le plus grand des deux béguinages que compte la ville belge de Louvain, dans la province du Brabant flamand.

Très bien conservé, ce béguinage, dont l'origine remonte au XIIIe siècle, est situé à l'extrémité sud de la ville et ne doit pas être confondu avec le Petit béguinage de Louvain, qui est situé au nord de la ville.

Outre l'église Saint-Jean-Baptiste-du-Béguinage, le béguinage comprend plus de 80 maisons ainsi qu'une dizaine de « couvents », des maisons où cohabitaient plusieurs béguines sous la direction d'une supérieure[1].

Costume des béguines de Louvain.
La porte du béguinage
 Grote Poort »).
Le mur d'enceinte.

Les béguines étaient des veuves ou des femmes célibataires qui, bien que n'ayant pas fait de vœux monastiques, choisissaient de mener une vie religieuse solidaire au sein de petites cités appelées béguinages[2].

Le Grand béguinage de Louvain est fondé au XIIIe siècle sur un terrain situé le long de la Dyle (de Dijle) en dehors de la première enceinte de Louvain[1].

L'autorisation de construire une chapelle est accordée dès 1232[1],[3] mais la fondation officielle du béguinage a lieu en 1234 comme l'atteste une mention sur le contrefort situé à gauche du portail latéral de l'église[1].

Cette fondation s'inscrit dans le mouvement mystique qui se développe vers l'an 1200 dans l'ancien diocèse de Liège pour ensuite se répandre sur les régions qui correspondent à l'actuelle Belgique[3].

Le béguinage fait d'abord partie de la paroisse Saint-Quentin[1],[3] avant de devenir une paroisse autonome en 1250[1].

Une infirmerie est créée, puis l'église Saint-Jean-Baptiste-du-Béguinage en 1305[1],[3].

Le Grand béguinage compte environ 200 béguines aux XVe et XVIe siècles[3]. Quelques maisons remontent au XVIe siècle mais la plus grande partie des constructions datent du XVIIe siècle qui est une période de grande prospérité pour le béguinage, qui comprend alors environ 80 maisons ainsi qu'une dizaine de « convents » (couvents)[1].

Un déclin s'amorce au XVIIIe siècle, jusqu'à l'époque de la Révolution française où l'institution religieuse que constitue le béguinage est supprimée en 1798[1], deux ans après le petit béguinage de Louvain.

En 1803, une communauté de 124 béguines réinvestit le Grand béguinage mais le déclin amorcé au XVIIIe siècle se poursuit au XIXe siècle : le béguinage ne compte plus que vingt béguines en 1895 et deux en 1962[1].

Le Grand béguinage passe en 1925 à la Commission d'Assistance Publique de Louvain (CAP, aujourd'hui Centre public d'action sociale ou CPAS) puis est racheté par l'Université catholique de Louvain en 1962[3].

Après ce rachat, le Grand béguinage est restauré en plusieurs phases : une première phase en 1963-1972, puis l'église en 1978-1985, et une troisième phase en 1987-1990[1].

Les maisons de béguines servent maintenant de logements pour des professeurs et étudiants de l'université[1],[2], qui s'appelle KU Leuven (Katholieke Universiteit Leuven) depuis la scission en 1968 de l'Université catholique de Louvain en une université néerlandophone et une université francophone.

Classement

Le béguinage est classé monument historique depuis le et figure à l'Inventaire du patrimoine immobilier de la Région flamande sous la référence 125415[1].

Il est par ailleurs classé patrimoine mondial par l'Unesco depuis le , sa reconnaissance faisant partie du dossier des béguinages de Flandre[4].

Plan

L'entrée principale du Grand béguinage se trouve sur la Schapenstraat : la « Grote Poort » ou « Rechte Poort » est une porte de style néo-classique construite en pierre calcaire en 1805[1], qui donne sur la Rechtestraat, la rue qui longe la façade nord de l'église du béguinage.

Le béguinage est traversé par deux bras de la Dyle et se divise donc en trois zones : une première zone située à l'est de la Dyle, une deuxième située entre les deux bras de la rivière, et le « Spaans Kwartier » (Quartier espagnol) situé à l'ouest de la rivière.

La première zone compte cinq rues :

  • deux rues orientées nord-sud : la Bovenstraat (rue Haute) et la Middenstraat (rue du Milieu) ;
  • trois rues orientées d'est en ouest : la Beginhofkerkstraat (rue de l'Église du béguinage), la Rechtestraat (dans l'axe de la « Rechte Poort ») et la Klein Straatken (Petite Rue).

La zone située entre les bras de la Dyle ne compte que deux rues :

  • la prolongation de la Rechtestraat ;
  • le Benedenstraat (rue Basse).

Quant au Spaans Kwartier, il en compte trois : la fin de la Rechtestraat, la rue dite « Spaans Kwartier » et la rue du Nouveau Couvent (straat van het Nieuw Convent).

La numérotation des maisons est continue et va du no 1 au no 95 : dans cet article, nous avons accolé le nom de la rue et le numéro de la maison pour la commodité du lecteur mais qu'il soit clair que l'adresse officielle de la maison que nous désignons, par exemple, par « Bovenstraat n° 76 » est en fait « Groot Begijnhof n° 76 ». Les maisons no 1 et no 95 se font face et sont toutes deux situées derrière la porte du béguinage.

Description

Références

Annexes

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