Grande rigole d'écoulement des houillères de Ronchamp
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| Grande rigole d'écoulement | ||||
Carte montrant le passage de la grande rigole d'écoulement au hameau de la Houillère. | ||||
| Type | Galerie d'exhaure | |||
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| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Itinéraire | Bute du Chavanel-étang Fourchie | |||
| Traversée | Haute-Saône | |||
| Coordonnées | 47° 42′ 33″ nord, 6° 38′ 52″ est | |||
| Exploitation | ||||
| Exploitant | Houillères de Ronchamp | |||
| Caractéristiques techniques | ||||
| Gabarit | 70 x 50 cm | |||
| Longueur du tunnel | 1,3 km | |||
| Nombre de tubes | 1 | |||
| Construction | ||||
| Ouverture à la circulation | 1783 | |||
| Fermeture | 1840 | |||
| Géolocalisation sur la carte : bassin minier de Ronchamp et Champagney
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Géolocalisation sur la carte : France
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La grande rigole d'écoulement est une galerie creusée par les houillères de Ronchamp, munie de parois muraillées en brique, qui servait à l’écoulement des eaux de mines entre 1783 et 1840. Elle possède une section 70 × 50 cm et une longueur de 1,3 km. Elle était notamment alimentée par le puits Henri IV et la galerie du Clocher.
D'autres travaux miniers sont ouverts dans le secteur vers 1950. En 1997, le circuit historique minier des affleurements est créé et la sortie de la rigole y est intégrée en tant que point d’intérêt en compagnie d'une galerie de dénoyage plus récente. Au début du XXIe siècle, le site est remanié et une galerie proche, alors découverte, est réaménagée.
Des gisements de houille sont découverts à Ronchamp au milieu du XVIIIe siècle. Des concessions sont alors accordées et les premières galeries s'ouvrent dans les collines surplombant les villages de Ronchamp et Champagney[1]. Lorsque les travaux s'enfoncent, ils sont envahis par les eaux qu'il faut évacuer. La grande rigole d'écoulement est alors creusée d'est en ouest par les exploitants pour remplir cette fonction et ainsi faciliter le travail d'extraction et y dépenser plus d'énergie[2]. Elle est utilisée entre 1783 et 1840 (rendu inutile après la fin de l'exploitation du charbon dans les galeries du secteur)[3]. Lorsque l'exploitation c'est dirigée vers le sud de la rigole, il a fallu utiliser des pompes pour faire remonter les eaux à celle-ci. D'abord avec de simple seaux en bois puis avec des pompes primitives fabriquées à partir de troncs d'arbres[3].
Après la Seconde Guerre mondiale, des nouveaux travaux miniers sont rouverts à proximité immédiate de la rigole. Le fonçage Samson est creusé en 1952 à proximité de l'ancien puits portant le même nom, une galerie sans dénomination est également creusée juste à côté de la grande rigole ainsi qu'une galerie de dénoyage (s'enfonçant rapidement jusqu’à 30 mètres de profondeur) équipée d'une pompe électrique qui s'est montrée insuffisante lors de l’inondation de décembre 1950[4],[i 1].
Description
La galerie possède une section 70 × 50 cm et une longueur de 1,3 km, elle est munie de parois muraillées avec des briques[3].
La galerie suit un trajet qui traverse le hameau de la Houillère d'est en ouest qui commence sous la butte du Chevanel, juste sous l'emplacement du futur puits no 3 sur le territoire de Champagney[3]. Les eaux sont déversées dans l'étang Fourchie dans le bois de l'Étançon à proximité de l'ancien puits Samson[3],[i 2].
En 1816, une roue à aubes utilisant un ruisseau de la vallée est installée à la galerie du Clocher. Un étang artificiel est construit pour pallier les problèmes d’assèchements du ruisseau[3]. Le puits Henri IV y déverse ses eaux d'exhaure[5] qui sont extraites des galeries par des pompes à bras puis au jour par de pompes mues par des bœufs qui fonctionnent à un rythme de douze à quinze impulsions par minute, avec un débit de 1,5 litre par coup de piston[2],[6]. Enfin d'autres pompes à bras permettent d'acheminer les eaux jusqu'à la rigole[3].