Grigor Ier Mamikonian
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Grigor Ier Mamikonian | |
| Titre | |
|---|---|
| Prince d’Arménie | |
| – (23 ans) |
|
| Prédécesseur | Hamazasp IV Mamikonian |
| Successeur | Achot II Bagratouni |
| Biographie | |
| Dynastie | Mamikonian |
| Date de décès | |
| Père | Davit Mamikonian |
| Conjoint | Hélène |
| modifier |
|
Grigor ou Grégoire Ier Mamikonian est un prince d'Arménie de 662 à 685[1],[2], à l’époque de la domination de l'Arménie par les Arabes
Fils du nakharar Davit Mamikonian et frère de Hamazasp IV Mamikonian, il est otage à Damas lorsque les nakharark arméniens et le patriarche Nersès III d'Ichkhan rétabli en 658 le demandent au Calife comme chef de la nation à la place de son frère[2].
Muawiya Ier accepte de le nommer gouverneur car c’est « un homme bienfaisant, distingué par les qualités de l’esprit, juste, tranquille et doux »[3]. Son administration est en effet pacifique et bienfaisante et il se consacre à des constructions pieuses et collabore activement avec les trois patriarches contemporains qui dirigent l’Église arménienne : Anastase Ier d'Akori, Israël Ier d'Otmous et enfin Sahak III de Dzorapor[2].
Grégoire Mamikonian reste célèbre dans l’histoire religieuse arménienne pour avoir transféré de Thordan à Valarchapat les restes de saint Grégoire l’Illuminateur. Son épouse Mariam[4], une princesse d’Albanie du Caucase, obtient même pour son neveu Varaz-Terdat Ier d’Albanie du Caucase (680-699) le maxillaire du saint[5].
En 681, après vingt ans de paix, les Arméniens, les Ibères et les Aghouans mettent à profit les guerres civiles qui ravagent le califat pour se révolter et le pays se trouve alors affranchi de la tutelle musulmane pendant trois ans[5],[6]. Mais dans la quatrième année d’indépendance, Grigor Mamikonian doit faire face à l’offensive des Khazars qui mettent à profit eux aussi la faiblesse des Arabes pour envahir la Transcaucasie et piller le nord de l'Arménie. Grigor Mamikonian est tué dans la rencontre en 685[7].
Le titre de prince d’Arménie passe alors à Achot, représentant de la famille rivale des Bagratouni[8].