Guenviller

commune française du département de la Moselle From Wikipedia, the free encyclopedia

Guenviller [ɡɛnvilɛʁ] est une commune française de l'Aire urbaine de Sarrebruck-Forbach située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Guenviller
Guenviller
Église Saint-Lambert de Guenviller.
Blason de Guenviller
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle
Intercommunalité Communauté de communes de Freyming-Merlebach
Maire
Mandat
Raymond Trunkwald
2020-2026
Code postal 57470
Code commune 57271
Démographie
Gentilé Guenvillois
Population
municipale
680 hab. (2023 en évolution de +5,43 % par rapport à 2017)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 28″ nord, 6° 47′ 57″ est
Altitude Min. 264 m
Max. 361 m
Superficie 4,74 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Freyming-Merlebach (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Freyming-Merlebach
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Guenviller
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Guenviller
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Guenviller
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Guenviller
Liens
Site web mairiedeguenviller.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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    Géographie

    Le village est situé à 6 km de Freyming-Merlebach, 8 km de Saint-Avold, 21 km de Sarreguemines dans le Bassin houiller lorrain. Il fait partie de la communauté de communes de Freyming-Merlebach.

    Le point culminant du village est le Sielberg, à 361 m, au nord du village en direction de Freyming-Merlebach.

    Accès

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Cuenviller
    Hombourg-Haut Betting
    Cuenviller Seingbouse
    Macheren Barst

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Le village est traversé par le ruisseau Sainte-Catherine également appelé en platt Sankt Katharinen Bach et plus communément la Katzebach, qui prend sa source au lieu-dit Loechelchen à l’est du village en direction de Seingbouse, non loin de la route qui relie Saint-Avold à Sarreguemines[Carte 1].

    La source de la Nied allemande se trouve également sur le ban de Guenviller conjointement avec celui de Seingbouse car elle est issue de petits ruisseaux au lieu-dit Kälbersack, provenant des eaux des deux communes. D'une longueur totale de 57,9 km, elle se jette dans la Nied à Condé-Northen, après avoir traversé 23 communes[1].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseaux hydrographique et routier de Guenviller.

    Gestion et qualité des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin Houiller ». Ce document de planification, dont le territoire est approximativement délimité par un triangle formé par les villes de Creutzwald, Faulquemont et Forbach, d'une superficie de 576 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est[2]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le SDAGE du Bassin Rhin-Meuse[3].

    La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment de la Nied Allemande, peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[6] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 849 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 9,7 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Seingbouse à 3 km à vol d'oiseau[10], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,4 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 1].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Guenviller est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Freyming-Merlebach (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[14]. Cette aire, qui regroupe 3 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[15],[16].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (66,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (51,2 %), forêts (25 %), prairies (15,3 %), zones urbanisées (8,5 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    • Ginwilre (1220), Guenewilre (1281), Guegweiler (1516)[18], Gengwiler (1544)[18], Gemweiler et Guengweiller (1594)[18], Genweiler (1688)[19], Guensviller (1801), Guenweiler (an X)[18], Guenwiller (XIXe siècle)[20], Genweiler (1871-1918), Gennweiler (1940-1944).
    • Genwiller en francique lorrain.

    Histoire

    Localisation des Médiomatriques.

    Nous avons très peu d'informations concernant Guenviller et sa région quant à l'époque gauloise et gallo-romaine. Toujours est-il que ce village faisait partie d'un territoire qui se situait entre le nord de la forêt d'Argonne et le Rhin, occupé vers le IIIe siècle av. J.-C. par une peuplade celte dénommée Médiomatrices ou Médiomatriques. La surface de ce territoire correspondait sensiblement à celle de la Moselle et du Bas-Rhin, le nord des départements de la Meuse et de Meurthe-et-Moselle et une partie de la Sarre et du Pays de Bade. Il était entouré par d'autres peuplades, au nord les Trévires, au sud les Leuques, à l'ouest les Rèmes et à l'est les Triboques.

    Les premières traces écrites de la mention du village remontent au [21], sous la forme de Wiwilr (Genwilr) dans un écrit rédigé au palais du Latran par le pape Honorius III. Dans cet écrit il décide de prendre sous sa protection le monastère Sancte Maria de Wadgassen avec toutes ses possessions, et en particulier la paroisse de Petit-Ebersviller avec ses quatre chapelles (Guenviller - Altviller - Macheren et Valmont). Le village apparaît ainsi comme annexe de la paroisse de Petit-Ebersviller, dont le patronage appartiendra plus tard à l'abbaye des Prémontrés de Wadgassen du diocèse de Trèves.

    D'un point de vue administratif, Guenviller faisait partie du Duché de Lorraine et appartenait avec Merlebach et Marienthal à la Terre et Seigneurie de Faulquemont qui deviendra en 1629 le Marquisat de Faulquemont.

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mai 1920 mai 1929 Georges Bigel    
    mai 1929 septembre 1939 Adolphe Kopp    
    mai 1945 septembre 1961 Albert Kopp    
    septembre 1961 septembre 1966 Robert Schambill    
    septembre 1966 mars 1983 Roger Allard    
    mars 1983 mars 2001 Hubert Thiel    
    mars 2001 en cours Raymond Trunkwald    
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    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[23].

    En 2023, la commune comptait 680 habitants[Note 3], en évolution de +5,43 % par rapport à 2017 (Moselle : +0,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1841 1861 1866 1871 1875 1880
    180169203304289297307299292
    1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926 1931
    286268269269274301300298324
    1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
    313310341421447523573603613
    Davantage d’informations - ...
    2005 2006 2010 2015 2020 2023 - - -
    658659671655678680---
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Église paroissiale Saint-Lambert, s'est avérée en très mauvais état lors d'une visite archipresbytérale en 1698 ; sa démolition et sa reconstruction furent ordonnées par ordonnance épiscopale de 1758 ; reconstruction et agrandissement 1778, 1789 ; agrandissement 1861 (la date figure dans le chœur sur la voute) est surtout remarquable de par l'orgue qui y est installé (acquis en 1877). Cet orgue a été construit par le facteur d'orgues Verschneider et a fait l'objet d'une restauration approfondie et totalement respectueuse de son esthétique d'origine en 1990-1991 par le facteur d'orgues Gaston Kern.
    • Monument aux morts : érigé au centre du village à côté de la place Hilt[26] et inauguré en 1950 par le maire Albert Kopp ; sur ce monument figurent vingt-trois noms[27].
    • Presbytère puis mairie : l'actuel bâtiment abritant la mairie du village est situé en face de l'église. Jusqu'à la fin des années 1980, c'était le presbytère du village. Le dernier abbé à l'avoir occupé s'appelait Antoine Camille Noir. Originaire de Brouviller où il est né le , il exerça pendant plus de 25 ans dans la commune, à savoir de 1959 à 1985. Il prit ensuite sa retraite et s'installa à Saint-Avold dans la résidence Saint-Chrodegang à côté de l'hôpital Lemire jusqu'à son décès le .

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Blason Blasonnement :
    D’or à la croix de gueules chargée d’une lance d’argent en pal ; au franc-canton du même chargé d’un lion de sable armé et lampassé de gueules, couronné d’or.
    Commentaires : Ce sont les armes des marquis de Faulquemont, (la Famille de Haraucourt) anciens seigneurs, brisées du javelot de saint Lambert, patron de la paroisse.

    Notes et références

    Pour approfondir

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