Jouy-aux-Arches
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| Jouy-aux-Arches | |
Vestiges de l'aqueduc romain enjambant les maisons de Jouy-aux-Arches. | |
Héraldique |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Moselle |
| Arrondissement | Metz |
| Intercommunalité | Communauté de communes Mad et Moselle |
| Maire Mandat |
Patrick Bolay 2020-2026 |
| Code postal | 57130 |
| Code commune | 57350 |
| Démographie | |
| Gentilé | Gaudassiens |
| Population municipale |
1 430 hab. (2023 |
| Densité | 238 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 03′ 44″ nord, 6° 04′ 44″ est |
| Altitude | Min. 165 m Max. 314 m |
| Superficie | 6,01 km2 |
| Type | Ceinture urbaine |
| Unité urbaine | Metz (banlieue) |
| Aire d'attraction | Metz (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton des Coteaux de Moselle |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | |
| modifier |
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Jouy-aux-Arches est une commune française située dans le département de la Moselle, en Lorraine. Ses habitants sont appelés les Gaudassiens, suivant l'ancienne forme gallo-romaine du toponyme Gaudiacum. La commune est aussi appelée Gaudach en allemand en raison de ses deux annexions à l'Allemagne (1871-1918) et (1940-1944).
Localisation
Accès
Communes limitrophes

Hydrographie
La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Moselle, la Moselle canalisée, le canal de Jouy, le ruisseau de Vricholle et le ruisseau la Mance[Carte 1].
La Moselle, d’une longueur totale de 560 kilomètres, dont 315 kilomètres en France, prend sa source dans le massif des Vosges au col de Bussang et se jette dans le Rhin à Coblence en Allemagne[1].
La Moselle canalisée, d'une longueur totale de 135,2 km, prend sa source dans la commune de Pont-Saint-Vincent et se jette dans la Moselle à Kœnigsmacker, après avoir traversé 61 communes[2].

La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment de la Moselle et de la Moselle canalisée, peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 756 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Augny à 3 km à vol d'oiseau[9], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 713,5 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −23,2 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Jouy-aux-Arches est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Metz[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant 42 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[13],[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Metz, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[14]. Cette aire, qui regroupe 245 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (48,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (29,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,7 %), eaux continentales[Note 5] (18,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (13,3 %), prairies (10,5 %), zones urbanisées (8,8 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Toponymie
Gaudiacum (745) ; Gaudiacum (770) ; Gaugiacum (795) ; Gaugegium (933) ; Gaudiacum super Mosellam (1096) ; Joey (1242) ; Joy (XVe siècle) ; Joiey (1404) ; Joi (1437) ; Joyeyum (1544) ; Goy (XVIIe siècle) ; Jouy aux Arches (1793) ; Gaudach (1915–1918 et 1940–1944).
Le nom du village appartient effectivement à la série des très nombreux Jouy du centre et du nord de la France. Il remonte à Gaudiacum, archétype toponymique gallo-roman basé sur le nom de personne de type chrétien Gaudius « le bienheureux » (cf. latin gaudium, gaudia > joie).
On peut ajouter à cette liste les formes dialectales : normanno-picard Gouy, centre-est Jouey, forme de l'ouest Joué, formes du sud Gaugeac, Gaujac, etc.
Histoire

Les premières fouilles archéologiques à Jouy-aux-Arches ont permis de découvrir que ce versant de la Moselle était habité dès la Préhistoire par les Médiomatriques, un peuple gaulois non-sédentaire. Jouy-aux-Arches était déjà convoitée par les Romains en raison de sa situation géographique. L'axe Lyon-Metz-Trèves (Lugdunum-Divodurum-Augusta Treverorum) fut un axe très fréquenté pour les liaisons marchandes de la Gaule inférieure au reste de l'Empire romain. Importante cité gallo-romaine (construction d'un aqueduc). Mentionnée dans une charte de 745 sous le nom de « Gaudiacum ». Dépendit du comté de Bar, puis fut annexée au pays messin. On y trouve les familles messines : Baudoche, Raigecourt, Gournay, Heu. Point d'appui des Français contre Metz 1444. Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Jouy-aux-Arches, rebaptisée « Gaudach », est annexée à l'Empire allemand de 1871 à 1918.
« Le duc de Suffolk, premier amant de Marie d'Angleterre femme de Louis XII et la plus belle personne de son temps, avait suivi cette princesse en France, où après la mort du roi, il l'avait épousée secrètement. Retiré à Metz, en attendant que son mariage fût reconnu par Henry VIII, il y menait une vie aussi dissipée que galante. Il avait séduit la femme d'un orfèvre en Fournirue (rue de Metz), pour laquelle il avait acheté une maison de plaisance à Jouy. Le mari informé de cette intrigue, s'en plaignit à la justice ; la femme s'enfuit de sa maison et se réfugia dans la rue de la Haute-Pierre, chez le duc qui refusa de la rendre. Il s'ensuivit une rixe où le duc pensa tuer l'orfèvre d'un coup de dague. Le peuple s'ameuta ; le duc fut obligé de se retirer à Toul ; l'orfèvre ne voulut plus rester dans une ville où il avait reçu tant d'affronts ; la femme fut enfermée à la conciergerie, mais elle trouva moyen de s'évader et d'aller rejoindre son amant, déguisée en vendangeuse. Les nommés Maugenot, tailleur à Metz, Jean Xaillet, tailleur à Jouy, qui avaient favorisé leurs amours, furent bannis à perpétuité, par une sentence du mois d'. »[18]
Seconde Guerre mondiale
Jouy-aux-Arches est de nouveau annexée de 1940 à 1944 au Troisième Reich allemand. Lors de cette seconde annexion, le , la commune est rebaptisée "Gaudach", et intègre l'arrondissement de Metz-Campagne. Lors de l’offensive des troupes alliées, au cours de la bataille de Metz en 1944, Jouy-aux-Arches fut le théâtre de dramatiques combats. Les 6 et , la VIIe division blindée et la Ve division d’infanterie de la IIIe armée américaine attaquent en force au sud de Metz, dans le secteur allant de Ancy-sur-Moselle à Arnaville sous le feu des forts Driant sur la rive ouest, Sommy et Saint-Blaise sur la rive est de la Moselle. Les lignes allemandes sont enfoncées dans le secteur de Mars-la-Tour jusqu’à Gravelotte et dans celui de Chambley jusqu’à la Moselle, de Dornot à Pagny-sur-Moselle. Des soldats de la 5e division d’infanterie de la IIIe armée américaine traversent la Moselle, brisant ainsi la résistance allemande dans le secteur de Dornot. Une fragile tête de pont est établie sur la rive Est de la Moselle. Comprenant que les défenses de Metz peuvent non seulement être contournées par le sud, mais aussi prises à revers par l’est, le Generalleutnant Krause, commandant la 462e Infanterie-Division demande l’appui des panzers de la 17e division blindée. Le 37e SS Panzer-Grenadier-Regiment arrive en hâte de Boulay, entrant immédiatement dans le feu de l'action dans le secteur de Jouy-aux-Arches et Corny, face à la tête de pont américaine de Dornot. La contre-attaque est menée simultanément sur la rive Ouest, depuis Ars-sur-Moselle par le bataillon Berg, formé avec les élèves SS de l'école des transmissions de Metz et intégré à la 462e Infanterie-Division. Les combats sont sans pitié et les troupes, tant américaines qu’allemandes, ne font pas de prisonniers. Le , l'Oberst Kurt von Einem[19], chef état-major du XIIIe SS Armee Korps, reçoit l’ordre de tenir à tout prix les positions entre Thionville au nord, et Arry au sud de Metz. Dans le feu de l'action, la destruction de l'aqueduc romain est évoquée par le SS-Standartenführer Kemper, mais ne sera pas appliquée. Le , après trois jours de combats acharnés, et 945 tués, blessés ou disparus, les Américains sont finalement rejetés à Dornot sur la rive Ouest. La victoire, chèrement payée par les troupes allemandes, sera de courte durée. Alors que la tête de pont est évacuée, les Américains reprennent pied sur la rive Ouest de la Moselle, dans le secteur d’Arnaville[20]. La commune de Jouy-aux-Arches fut partiellement détruite au cours de ces combats.
Époque contemporaine
Jouy-aux-Arches, marquée par la typologie urbaine du village-rue, connaît un important développement, notamment de par l'implantation de la Zone Actisud, immense pôle commercial au sud de Metz.
Héraldique
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].
En 2023, la commune comptait 1 430 habitants[Note 6], en évolution de −2,85 % par rapport à 2017 (Moselle : +0,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
