Guerre civile aux Philippines
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(57 ans et 14 jours)
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Depuis le (57 ans et 14 jours) |
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| Lieu | Philippines |
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La guerre civile aux Philippines désigne l'ensemble des insurrections menées contre les forces gouvernementales par des groupes rebelles maoïstes, moro et islamistes. Il débute en 1969, durant la présidence de Ferdinand Marcos, et se poursuit sous diverses formes au fil des décennies[3],[4],[5],[6].
Le mouvement communiste apparaît pour la première fois aux Philippines dans les années 1930 sous le nom de Partido Komunista ng Pilipinas (Parti communiste des Philippines). En 1948, après la Seconde Guerre mondiale, plusieurs groupes rebelles déclenchent la rébellion Hukbalahap contre le gouvernement. Ces insurgés, connus sous le nom de Huk, comptent jusqu’à 50 000 combattants et poursuivent leur lutte jusqu'en 1954[8],[9]. Le parti est réorganisé en 1968, et la Nouvelle Armée populaire est fondée en 1969. Celui-ci mène alors des opérations militaires dans les îles de Luçon, Samar et Leyte, ainsi que dans les régions autonomes musulmanes de Mindanao, Surigao et Agusan[10]. Depuis les années 1960, la Nouvelle Armée Populaire est engagée dans un conflit prolongé dans diverses provinces du pays. Cette insurrection a fait, selon les estimations, entre 120 000[11] et 160 000 morts, et provoqué le déplacement de plus de deux millions de personnes[10].
Insurrection moro
L'insurrection moro est un conflit armé opposant, depuis les années 1970, plusieurs groupes rebelles indépendantistes, islamistes ou djihadistes au gouvernement philippin[12],[13]. Elle se déroule principalement dans la région de Mindanao, où vit une importante population moro, terme désignant les musulmans philippins. Le conflit prend racine dans des tensions historiques liées à la colonisation, à la marginalisation politique et économique des communautés musulmanes, ainsi qu'à des différends territoriaux[14].
Dans les années 1970, le Front Moro de libération nationale (MNLF) se constitue autour de l'idée d’indépendance pour les territoires majoritairement musulmans du sud du pays[15]. Après des décennies de combats, un accord de paix conduit en 1996 à l’établissement d’une Région autonome du Mindanao musulman[16]. Cependant, une faction dissidente, le Front Moro islamique de libération (FMIL), poursuit la lutte armée pour obtenir une autonomie plus large[17].
À partir des années 2000, le FMIL entre dans un processus de négociation avec le gouvernement[17]. Ces discussions aboutissent en 2014 à l'Accord de paix global, qui prévoit la création d’une nouvelle entité politique : la Région autonome Bangsamoro[18],[19]. Celle-ci est officiellement mise en place en 2019, dotée d'un gouvernement local plus autonome[20].