Guido Pighetti
politicien italien
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Guido Pighetti, né le 28 août 1889 à Rome et mort le 27 septembre 1974 dans la même ville, est un journaliste, syndicaliste et homme politique fasciste italien.
| Député XXVIe législature du royaume d'Italie | |
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| Préfet Province de Padoue | |
| Préfet Province de Coni | |
| Préfet Sienne |
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Biographie
Militantisme anarchiste
Né à Rome en 1889, Guido Pighetti est diplômé en droit et en philosophie de l'Université de Rome[1]. Militant très jeune au sein des milieux anarchistes, il milite activement en diffusant le journal L’Agitazione d’Ancône. En lien avec des anarchistes comme Libero Merlino et Luigi Fabbri, avec lesquels il est maintenant en correspondance épistolaire, il participe, dès 1905, à la fondation du groupe anarchiste « Louise Michel » dans la ville de L’Aquila[2].
Adhésion au fascisme
Après la Première Guerre mondiale, il adhère au fascisme. Dans les années 20, le Sindacato fascista nazionale l'envoie à Pérouse pour organiser le mouvement syndical aux côtés de Giuseppe Bastianini et Felice Felicioni[1].
Il se présente aux élections législatives de 1921 dans la circonscription de Pérouse sous l'étiquette de l'Alleanza Nazionale et remporte le scrutin avec 8 835 voix face à plusieurs concurrents dont le fasciste dissident Alfredo Misuri, Agostino Mattoli, Giovanni Amici, Luciano Valenti et Aldo Netti[1]. À l'automne 1921, il figure parmi ceux qui, avec Giuseppe Bastianini et Felice Felicioni, s'opposent farouchement à Alfredo Misuri. Tandis que ce dernier représentait le courant monarchiste associé aux classes dirigeantes locales et opposé à la transformation du mouvement fasciste en parti, Pighetti incarnait le courant activiste pronant la nécessité de considérer les institutions comme un moyen d'obtenir le soutien des forces sociales pour permettre l'accession au pouvoir du fascisme[1].
Carrière sous le régime
Conseiller provincial d'Ombrie puis préfet de Padoue, de Coni et de Sienne, Pighetti devint directeur de l'hebdomadaire Il Lavoro, rédacteur en chef de La Provincia di Brescia , et, en 1932, fonda et dirigea le journal bimensuel Il nuovo Stato[1].
Il mourut à l'hôpital de Castel San Giovanni en 1964 et fut enterré dans le tombeau Carbone/Carattino/Pighetti à Gênes[1].
Publications
- Sindicalismo fascista, Imperia, 1924.