Marie de France (1145-1198)

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Peu de temps après sa naissance, Geoffroy V d'Anjou en demande la main pour son fils Henri, mais sans succès. Le comte est loin d'imaginer qu'Henri épousera finalement la mère de Marie[2].

Après la séparation de ses parents en 1152, Marie est fiancée par son père à Henri Ier de Champagne, à qui elle a été promise durant la deuxième croisade, afin de renforcer des alliances politiques déterminantes, et s'attacher la maison de Blois-Champagne. Sa sœur cadette, Alix de France (1150-1197), est de même promise, en 1154, à Thibaut V de Blois, frère de son fiancé. Un ou deux ans après le départ de sa mère, Marie est envoyée auprès de son fiancé. Elle est éduquée par les religieuses de l'abbaye Saint-Pierre d'Avenay, près d'Épernay, en attendant son mariage et sa majorité canonique. En , Louis VII épouse la sœur de son fiancé, Adèle de Champagne. Ces trois unions entre les deux maisons sont consanguines[3],[4],[5].

En 1164, elle épouse Henri Ier le Libéral (1127 † 1181), comte de Champagne et de Brie, dont elle a quatre enfants qui laissent une postérité :

Elle assume trois fois la régence du comté de Champagne : une première fois pendant l'absence de son époux parti combattre à Jérusalem de 1179 à 1181[6] ; puis à deux reprises au nom de son fils aîné, pendant sa minorité, jusqu'en 1187, et à partir de 1190, lorsqu'il part combattre en Terre sainte, épouse la reine de Jérusalem (), et devient roi de Jérusalem[7]. À la mort d'Henri II en 1197, elle laisse le pouvoir à son second fils Thibaut III et se retire au prieuré de Fontaine-Les Nonnes[8]. Elle meurt l'année suivante. Son tombeau, dans la cathédrale de Meaux, est détruit au XVIe siècle pendant les guerres de religion.

Sa présence à la cour lettrée d’Aliénor d'Aquitaine à Poitiers (1170-1173), longtemps envisagée sous l'influence du seul traité d'André le Chapelain, n'est plus désormais jugée crédible[9],[10],[11]. Elle tient elle-même une cour brillante et protège ou encourage plusieurs écrivains, dont Chrétien de Troyes, Gace Brulé, Gautier d'Arras, Guyot de Provins, Huon d'Oisy, Geoffroi de Villehardouin.

Ascendance

Références

Voir aussi

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