Guillaume de Clermont (archevêque)
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| Archevêque de Vienne Archidiocèse de Vienne | |
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Amédée de Clermont le Vieux (d) Sibaud II de Clermont |
Guillaume de Clermont, mort en 1170 ou après, est un prélat de la seconde moitié du XIIe siècle, archevêque de Vienne, issu de la famille de Clermont.
Origines
Guillaume de Clermont appartient à la famille dauphinoise de Clermont[1],[2]. La Gallia Christiana ne mentionne pas ses origines[1].
Selon les auteurs Colardelle, Verdel et Andru (1993), le prélat Guillaume serait Guillaume Soffred, fils de Siboud/Soffred/Sibaud Ier de Clermont, premier seigneur connu de la famille de Clermont[3]. Selon cette filiation, il serait le frère du seigneur Siboud II († apr. ) et probablement d'Amédée de Clermont le Vieux († v. ), seigneur d'Hauterive, moine à Bonnevaux et père de l'évêque Amédée de Lausanne († )[4].
Bruno Galland (1994) indique que le successeur d'Étienne II est issu, probablement par erreur et confusion avec l'archevêque suivant, de la famille de La Tour[5].
Épiscopat
À la mort d'Étienne II, le , Guillaume de Clermont, alors doyen du Chapitre (Gallia Christiana)[6], est élu sur la chaire de l'archidiocèse de Vienne[1],[7]. Il est mentionné pour la première fois en , dans un acte de Saint-Barnard de Romans[8] (le Regeste dauphinois donnait , en calendrier julien, mais sans avoir convertit en nouveau style[9]). Les auteurs considèrent qu'il n'aurait pas été consacré[7],[10]. Une ancienne notice consacrée à la liste épiscopale donnait par erreur[11] l'accession en 1166[2]. Il semble avoir été élu à un âge avancé[11].
Le , il se trouve à Besançon auprès de l'empereur Frédéric Barberousse[7],[12]. Il reçoit, à cette occasion, la confirmation des droits de l'Église de Vienne sur la cité[7],[13].
Mort et succession
La date de sa mort n'est pas connue. Les dernières mentions de Guillaume remontent à l'année 1170[5]. Le Regeste dauphinois mentionne un premier acte, par lequel l'archevêque intervient dans un différent entre les chanoines de Saint-Maurice et le prieur de Saint-Sauveur-(en-Rue) ; et une lettre, datée entre 1170/1174, aux moines de Tournus [14].
Son successeur, Robert de La Tour du Pin, semble monter sur la chaire de Vienne entre 1070 et 1073[7], l'année 1173 semblant la plus probable[1],[15].
Notes et références
- 1 2 3 4 Gallia Christiana, p. 84.
- 1 2 Claude Charvet, Histoire de la sainte église de Vienne, Chez C. Cizeron, , 798 p. (lire en ligne), p. 352.
- ↑ Michel Colardelle, Eric Verdel et Olivier Andru, chap. 5 « Interprétation et directions de recherche », dans Michel Colardelle et Éric Verdel (sous la dir.), Les habitats du lac de Paladru (Isère) dans leur environnement : La formation d’un terroir au XIe siècle, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, , 416 p. (ISBN 978-2-7351-0499-4, lire en ligne), p. 360‑377.
- ↑ Colardelle, Verdel et Andru 1993, p. 360‑377.
- 1 2 Galland 1994, p. 52, 87.
- ↑ Gallia Christiana, p. 137.
- 1 2 3 4 5 Ulysse Chevalier, Notice chronologico-historique sur les archevêques de Vienne : d'après des documents paléographiques inédits, Vienne, , 18 p. (lire en ligne), p. 13.
- ↑ Galland 1994, p. 51.
- ↑ Regeste dauphinois, RD 4163 (lire en Ligne), p. 697.
- ↑ Bernard Bligny, Histoire des diocèses de France : Grenoble, vol. 12, Paris, Éditions Beauchesne, , 350 p. (ISSN 0336-0539), p. 328
- 1 2 Galland 1994, p. 52.
- ↑ Regeste dauphinois, RD 4267 (lire en Ligne), p. 714.
- ↑ Regeste dauphinois, RD 4267, p. 714.
- ↑ Regeste dauphinois, RD 4345 & RD 4351 (lire en Ligne), p. 727-728.
- ↑ Robert Favreau, Jean Michaud, Bernadette Mora, « La ville de Vienne en Dauphiné », Corpus des inscriptions de la France médiévale, no 15, , p. 12-13 (lire en ligne).
Voir aussi
Bibliographie
- Gallia Christiana, t. XVI : Provinces de Vienne, Impr. valentinoise, (lire en ligne), « Archiepiscopi Viennenses », p. 5-215.
- Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349, Impr. valentinoise, 1912-1926.
- Bruno Galland, Deux archevêchés entre la France et l'Empire : Les archevêques de Lyon et les archevêques de Vienne du milieu du XIIe siècle au milieu du XIVe siècle, Rome, École française de Rome, coll. « Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome » (no 282), , 831 p. (ISBN 2-7283-0299-5, lire en ligne).