Sibaud Ier de Clermont
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(2) Agnès
| Chevalier (Hauterives) | |
|---|---|
| Seigneur (Estrablin) |
| Famille | |
|---|---|
| Père |
(?) Aynard Ier de Domène |
| Mère |
(?) Alix de Savoie |
| Conjoint |
(1) Adélaïs [d' Albon] (2) Agnès |
| Enfants |
Amédée de Clermont le Vieux (d) Sibaud II de Clermont Guillaume de Clermont |
Sibaud, Siboud ou encore Soffred Ier (attesté en 1094) est le premier seigneur connu de la maison de Clermont.
Selon la tradition
Sibaud, Siboud ou Soffred[1], vit dans la seconde moitié du XIe siècle. Selon le Père Anselme (XVIIe siècle)[2], son nom était mentionné dans une charte concernant Chartreuse de la Sylve-Bénite, datant de 1080[3]. Toutefois, cette dernière est fondée en 1116. Le généalogiste du XVIIe siècle[2] aurait relevé son nom dans une autre charte datée de 1094, concernant un traité entre Étienne Ier, comte de Mâcon, et son frère Gui, archevêque de Vienne[3].
Origines
Les auteurs contemporains considèrent son « apparition en 1094 dans les titres de l'abbaye de Hautecombe », sans qu'on lui connaisse d'ascendance[1],[4].
Les auteurs Colardelle, Verdel et Andru ont cherché à connaître ses origines et l'ont fait correspondre à un Soffredus miles mentionnés dans deux actes du Cartulaire de l'abbaye de Saint-André-le-Bas de Vienne[1]. L'acte no 249, daté entre 1061 et 1070, est une donation de Soffredi militis à l'abbaye de Saint-André, dans laquelle figure son épouse Agnès (Agnetis), et ses fils Ponce, Aymon et Berlion-Pierre[1],[5].
L'historien Félix Bernard (1949) avançait comme hypothèse qu'il pourrait être le fils cadet d'Aynard Ier de Domène et d'Alix de Savoie, la faisant reposer sur un acte du prieuré de Domène (entre 1076 et 1082)[6],[7]. Cette hypothèse peut être plausible en la faisant reposer sur l’onomastique, car le prénom Aynard est utilisé dans la famille de Clermont, au cours du XIIIe siècle[1].
Il apparaît comme témond dans une donation (acte no 264), datée vers 1083, où il est qualifié de militis de Alta Ripa (Hauterives)[1],[8]. Il apparait « comme ayant autorité à Estrablin, près de Vienne »[1]. Selon Martin (1986)[4], il serait seigneur de Clermont et de Saint-Geoire-en-Valdaine, sans que cela ne soit attesté[1]. Ses fils possèdent des biens dans les environs de l'abbaye de Hautecombe[1].
Selon le site familial, il pourrait être à l'origine du château de Clermont, à Chirens, au nord de Voiron (actuel département de l'Isère). Le castrum est mentionné pour la première fois en 1107, lors du partage du pagus de Sermorens entre les diocèses de Vienne et de Grenoble[9].