Gurat

commune française du département de la Charente From Wikipedia, the free encyclopedia

Gurat est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine.

Faits en bref Administration, Pays ...
Gurat
Gurat
Vue sur le bourg de Gurat.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Intercommunalité Communauté de communes Lavalette Tude Dronne
Maire
Mandat
Bénédicte Goreau
2020-2026
Code postal 16320
Code commune 16162
Démographie
Gentilé Gurateois
Population
municipale
186 hab. (2023 en évolution de +3,33 % par rapport à 2017)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 49″ nord, 0° 16′ 13″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 197 m
Superficie 16,03 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Tude-et-Lavalette
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Gurat
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Gurat
Liens
Site web gurat.fr
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    Ses habitants sont les Gurateois et les Gurateoises[1].

    Géographie

    Localisation et accès

    Gurat est une commune du sud-est de la Charente limitrophe du département de la Dordogne.

    Elle est située à km au sud de Villebois-Lavalette, chef-lieu de son canton et à 26 km au sud d'Angoulême. Elle est aussi à 11 km de Montmoreau, 12 km de Verteillac, 19 km d'Aubeterre, 21 km de Ribérac[2].

    La route principale qui dessert la commune est la D 17 qui va de Villebois à Saint-Séverin, Aubeterre et Ribérac. La D 81 se détache de la D 17 au nord du bourg pour se diriger vers Ronsenac et Angoulême par Torsac. Gurat est aussi reliée à Vendoire (Dordogne) par un pont sur la Lizonne et la D 102[3].

    La gare la plus proche est celle de Montmoreau, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

    Communes limitrophes

    Gurat est limitrophe de huit autres communes, dont deux dans le département de la Dordogne. Au nord-est, au lieu-dit les Quatre Croix, le territoire communal est limitrophe (lieu-dit les Quatre Croix) de celui de Blanzaguet-Saint-Cybard par un quadripoint et à l'ouest, celui de Boisné-La Tude est limitrophe sur environ 250 mètres.

    Géologie et relief

    Géologiquement, la commune de Gurat est dans le calcaire crétacé du Bassin aquitain.

    On trouve le Coniacien et le Santonien à l'est de la vallée du Ronsenac. La moitié ouest de la commune est occupée par le Campanien, et une cuesta par paliers faisant face au nord-est marque un dénivelé sensible. On peut suivre cet escarpement dans tout le sud de la Charente, vers l'ouest par Juillaguet, Jurignac et Bouteville jusqu'au sud de Cognac, et à l'est en Dordogne vers Verteillac.

    La crête à l'ouest de la commune est recouverte de dépôts du Tertiaire (Lutétien), composés de galets, grès et argiles. Ces dépôts ont été altérés lors du Quaternaire, ainsi que le calcaire sur les flancs qui forme des colluvions. Les vallées du Ronsenac et de la Lizonne sont occupées par des alluvions récentes, riches en tourbe[4],[5],[6].

    Le relief de la commune est donc plus marqué à l'ouest du Ronsenac qu'à l'est. Le point culminant est à une altitude de 197 m, situé sur la limite occidentale de la commune près du carrefour entre la D 451 qui mène au bourg et la D 19. Le point le plus bas est à 72 m, situé le long de la Lizonne en limite sud. Le bourg, construit sur une légère hauteur au bord de la Lizonne est à environ 95 m d'altitude[3].

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[7]. Elle est drainée par la Lizonne, le Roncenac, le ruisseau de la Font Longue, le canal des Moulins et par un petit cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 12 km de longueur totale[8],[Carte 1].

    La Lizonne, ou Nizonne en amont, borde la commune et le département à l'est. D'une longueur totale de 60,49 km, elle prend sa source en Dordogne, dans la commune de Sceau-Saint-Angel et se jette dans la Dronne à Bourg-du-Bost, après avoir traversé 21 communes[9].

    Le Ronsenac, né dans la commune homonyme, traverse le nord de la commune et se jette dans la Lizonne, en formant de nombreux bras.

    Un ruisseau intermittent né au sud-ouest de la commune, alimenté par la Font du Seuil, la Font du Loup et la Font du Roc, se jette dans la Lizonne au sud du bourg[3].

    Gestion des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[10]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [11].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[14] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[15]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 867 mm, avec 11,3 jours de précipitations en janvier et 7,1 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Martial-Viveyrol à 10 km à vol d'oiseau[18], est de 13,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 862,3 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,6 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[21], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Milieux naturels et biodiversité

    ZNIEFF

    La Nizonne en amont des RD 81 et 102, entre Gurat (à gauche) et Vendoire (à droite).
    La ZNIEFF « Tourbières de Vendoire » au sud de la route départementale 81, à Gurat.

    Selon l'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), le site « Marais alcalins de la vallée de la Nizonne »[22] concerne la commune de Gurat. Dans les faits, les communes du département de la Charente mentionnées par la fiche ne font que tangenter cette zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), intégralement comprise dans le département de la Dordogne, comme le montre la carte du site[23]. Ces communes de Charente, dont Gurat, sont traitées dans une autre ZNIEFF décrite ci-dessous.

    À Gurat, la vallée de la Nizonne fait partie de la ZNIEFF de type II nommée « Vallées de la Nizonne, de la Tude et de la Dronne en Poitou-Charentes »[24],[25].

    Vingt-deux espèces déterminantes d'animaux y ont été répertoriées[24] :

    Vingt-neuf autres espèces animales (quatre mammifères et vingt-cinq oiseaux) y ont été recensées[24].

    Inclus dans la ZNIEFF ci-dessus, le site « Tourbières de Vendoire » est une ZNIEFF de type I[26],[27] qui s'étend sur 148,62 hectares, dont environ 17 % sur le territoire de Gurat, au sud de la route départementale 81, le long du cours de la Lizonne et du canal des Moulins. Les communes de Salles-Lavalette et Vaux-Lavalette sont également concernées.

    Onze espèces déterminantes d'animaux ont été répertoriées sur cette ZNIEFF[26] :

    Cinquante-trois autres espèces animales y ont été recensées[26] : dix-huit mammifères et trente-cinq oiseaux.

    Six espèces déterminantes de plantes ont été recensées sur la ZNIEFF[26] : la Gentiane des marais (Gentiana pneumonanthe), la Léersie faux-riz (Leersia oryzoides), l'Orchis des marais (Anacamptis palustris), le Potamot coloré (Potamogeton coloratus), le Souchet jaunâtre (Cyperus flavescens) et l'Utriculaire citrine (Utricularia australis), ainsi que 102 autres espèces végétales.

    Natura 2000

    Dans leur traversée de la commune, la Lizonne et sa vallée[28] font partie d'une zone du réseau Natura 2000 « Vallée de la Nizonne » avec vingt espèces animales inscrites à l'annexe II de la directive 92/43/CEE de l'Union européenne[29] :

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Gurat est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[30]. Elle est située hors unité urbaine[31] et hors attraction des villes[32],[33].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (71 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (61,5 %), forêts (27,2 %), prairies (5,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %), cultures permanentes (1,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,6 %)[34]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Hameaux et lieux-dits

    La commune compte quelques hameaux et fermes :

    • Malibas, Lémerie, le Puits, Carmagnac, Puyrateau à l'ouest,
    • la Borde, l'Ermite, Moulin de Goujat, la Petite Côte au nord,
    • Connétable, l’Écouté, Langely, la Garde, la Grange, les Bigognes, la Baudie, Bissac, Pas de Bissac et Lamboury à l'est,
    • le Roc, Moulin du Roc au sud[3].

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Gurat est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[35]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[36].

    Risques naturels

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Gurat.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 73,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 129 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 100 sont en aléa moyen ou fort, soit 78 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[37],[Carte 3].

    Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[38].

    La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2009. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[35].

    Risques technologiques

    Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[39].

    Toponymie

    Les formes anciennes sont Auguraca au XIIIe siècle, Exgurata en 1380, Auguraco (ou Anguraco) en 1430, Guraco, Gurac (non datés)[40].

    L'origine du nom de Gurat est assez obscure. Elle pourrait remonter à un nom de personne des premiers siècles auquel est apposé le suffixe -acum. Albert Dauzat et Charles Rostaing y voient Auguracum, où Augur est un surnom, mais le g aurait dû tomber[41].

    Langues

    La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[42]. Elle se nomme Gurac en occitan[43].

    Histoire

    Au Moyen Âge, à l'Ermite, en direction de Ronsenac, était autrefois le petit prieuré de Saint-Jacques de l'Ermitage, qui dépendait de l'abbaye de Saint-Cybard.

    L'église de cette paroisse d'Angoumois dépendait du diocèse de Périgueux.

    Principalement aux XIIe et XIIIe siècles, Gurat se trouvait sur la branche orientale d'une variante nord-sud de la via Turonensis, itinéraire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qui passait en Charente par Nanteuil, Saint Amant, Angoulême, Dirac, La Valette et Aubeterre[44].

    La Baudie, dans l'est de la commune, était jusqu'au milieu du XIXe siècle la propriété de la famille de Corlieu. Charles, petit-neveu de François de Corlieu, l'historien de l'Angoumois, en était devenu propriétaire à la suite de son mariage avec Nicole Grimouard, fille de François Grimouard, sieur de la Croix en 1611[45].

    Au début du XXe siècle, Langelie était la propriété de Paul Déroulède. L'industrie était alors représentée par l'importante minoterie du moulin Goujat, appartenant à M. Jougier[46].

    En 1856, le cimetière est transféré hors du bourg et est bénit par Monseigneur Cousseau. En 2012, le bas-bourg a connu une rénovation complète de ses rues et de la place du champ de foire, qui pour l'occasion a été réaménagée avec une piste cyclable.

    Héraldique

    Blason de Perier de Gurat.

    D’azur au chevron d'or accompagné : en chef, de deux étoiles d'argent, et, en pointe, d'un chêne arraché de même[réf. nécessaire].

    Administration

    La mairie et l'agence postale communale.
    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1793 1794 Pierre David   Curé de Gurat jusqu'en 1794
    1794 1800 Pierre Bourrut-Lacouture   Propriétaire à Lémerie
    1800 1816 Joseph Corlieu de la Beaudie   Propriétaire à la Beaudie
    1816 1831 Gabriel Ducher de Maisonneuve   Propriétaire au Puits
    1831 1844 Pierre Alphonse Senemaud   Propriétaire à L'Angély
    1844 1870 Jean Charles Hector Bourrut-Lacouture   Propriétaire à Lémerie
    1870 1871 Jean Bertranet   Propriétaire au Bourg
    1871 1881 Pierre Auguste Lémerie Bourrut-Lacouture   Propriétaire à Lémerie
    1881 1905 Jean Adrien Bertranet   Propriétaire au Bourg
    1905 1938 Joseph Viroulaud   Propriétaire à la Grange
    1938 1971 Jacques Viroulaud   Propriétaire à la Grange
    1971 1993 Michel Chat-Locussol   Propriétaire à la Grange, décès en cours de mandat
    1993 2001 Jacqui Grenier   Menuisier retraité
    2001 2008 Yves Barbet-Massin   Retraité directeur de ventes
    2008 2020 Bernard Lagarde   Commercial retraité
    mai 2020 en cours Bénédicte Goreau   Comptable
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    Démographie

    Évolution démographique


    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[48].

    En 2023, la commune comptait 186 habitants[Note 2], en évolution de +3,33 % par rapport à 2017 (Charente : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
    588603573666705688659660650
    1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
    637602575567553511506514502
    1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
    510505506505504436345322324
    1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
    261216234210184190187190182
    Davantage d’informations - ...
    2020 2023 - - - - - - -
    183186-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2006[50].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    En 1692, on compte 170 feux sur la paroisse de Gurat, puis 150 en 1789. En 1856, la commune compte 650 habitants, ce qui correspond au nombre maximal de la population guratoise. Jusqu'à la première guerre mondiale, la commune arrive à garder un peu plus de 500 habitants. Dès les années 30, puis surtout après la seconde guerre mondiale, à un moment où l'exode rural s'accentue considérablement, le nombre d'habitants diminue considérablement. En 1946, on compte presque 345 habitants, contre 261 vingt plus tard, puis jusqu'à atteindre son plus bas niveau en 1999 avec 184 habitants. Cependant, on constate une amélioration depuis le début des années 2000.

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 21,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 43,2 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 92 hommes pour 89 femmes, soit un taux de 50,83 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,41 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[51]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    2,2 
    90 ou +
    2,2 
    9,7 
    75-89 ans
    14,4 
    29,0 
    60-74 ans
    28,9 
    20,4 
    45-59 ans
    14,4 
    20,4 
    30-44 ans
    15,6 
    8,6 
    15-29 ans
    11,1 
    9,7 
    0-14 ans
    13,3 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département de la Charente en 2022 en pourcentage[52]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    1,1 
    90 ou +
    2,8 
    9,5 
    75-89 ans
    12,2 
    20,7 
    60-74 ans
    21,6 
    20,4 
    45-59 ans
    20 
    16,8 
    30-44 ans
    16 
    15,8 
    15-29 ans
    13,4 
    15,7 
    0-14 ans
    14 
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    Économie

    Agriculture

    La viticulture occupe une petite partie de l'activité agricole. La commune est située dans les Bons Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[53].

    La commune possède quelques structures qui développent des circuits courts : production de légumes, vente de volailles...

    Commerces

    Un bar-tabac est présent dans la commune, ouvert tous les jours de la semaine.

    Équipements, services et vie locale

    Enseignement

    Bien que ne possédant pas d’accueil scolaire, la commune de Gurat scolarise ses élèves dans la commune voisine de Villebois-Lavalette, qui possède une école maternelle, une école primaire et également un collège. La commune possède encore une agence postale communale qui ouvre tous les matins de la semaine.

    Vie locale

    Chaque année Gurat organise sa fête votive sous l'invocation de son saint-patron, saint Roch. Cette frairie est organisée le puis le week-end qui suit cette date.

    La commune de Gurat possède deux associations :

    • créée en 2008 pour réaliser la restauration de l'église paroissiale Saint-Roch, l'« Association Gurat Patrimoine » a pour objet d'organiser la mise en valeur du patrimoine de la commune, dont la vallée de la Lizonne ;
    • le « Comité des fêtes » organise plusieurs festivités dans l'année.

    Lieux et monuments

    Patrimoine religieux

    Église monolithe

    L'église monolithe, dite chapelle Saint-Georges, est située à l'applomb du centre bourg, dans la vallée de la Lizonne. Elle est creusée dans la paroi rocheuse surplombant le Ronsenac, affluent de la Lizonne. On y accède par un sentier de 200 m de long depuis la route de Vendoire passant en contrebas de la falaise. D'abord inscrit au titre des monuments historiques en 1963[54], l'édifice est classé depuis 2015[55].

    Église Saint-Roch

    L'église paroissiale Notre-Dame[56], aussi appelée Saint-Roch[57] parce qu'elle possède aussi une statuette de ce saint[56].

    Patrimoine civil

    Château de Gurat

    Château de Gurat.

    Le château de Gurat, situé au centre bourg, à côté de l'église et de la mairie, date du XVe siècle. Un de ses propriétaires, Périer de Gurat (v.1733-1804), fut maire d'Angoulême entre 1790 et 1791, avant la chute de l'Ancien Régime. Il fut aussi le dernier seigneur de Gurat. Une anecdote médicale, selon le Dictionnaire des sciences médicales de 1813, rapporte qu'il aurait eu une maladie rare, une tumeur au nez[58] qui l'empêchait de respirer et l'obligeait à pencher la tête pour respirer par la bouche. Il fut opéré et guéri d'après cette même source[59].

    Domaine de Langely

    Le domaine de Langely (autrefois orthographié l'Angely), est situé un kilomètre au nord-est du bourg, au bord de la Lizonne. Ce petit manoir des XVe et XVIe siècles est surtout connu parce qu'il a appartenu à la famille Déroulède. C'est là que Paul Déroulède, homme politique et poète, au retour de la guerre de 1870 a écrit les Chants du Paysan et aimait venir y passer les mois d'été. Les bâtiments présentent un corps de logis bordé d'un pavillon ainsi qu'une tour carrée surmontée d'une échauguette[60].

    Patrimoine environnemental

    Zones Natura 2000

    Gurat présente également un important patrimoine naturel et environnemental. Dans le souci de préservation des lieux, deux sites de conservation Natura 2000 ont été mis en place.

    Le réseau Natura 2000 s’inscrit au cœur de la politique de conservation de la nature de l’Union européenne afin d’éviter l’érosion de la biodiversité.

    Vallée de la Lizonne

    La vallée de la Lizonne est caractérisée par une importante tourbe faisant son apparition il y a plusieurs millénaires et que l’homme a exploitée jusqu’au milieu du XXe siècle. Il en résulte beaucoup de petits bassins, souvent rectangulaires, à l’image des proches tourbières de Vendoire. S’y ajoutent des zones marécageuses, avec des prairies plus ou moins inondables dotées d'une faune et d'une flore particulières à ce milieu.

    Le noisetier, le peuplier, le chêne pédonculé et le cornouiller représentent les arbres principaux de ce site naturel. Il ne faut pas oublier l’épiaire des bois (ou ortie puante), utilisée par certains cuisiniers ; l’eupatoire chanvrine, plante appréciée des papillons ; la consoude officinale qui a pour vertu d’accélérer la consolidation des fractures. Cette plante est utilisée par les jardiniers comme fertilisant, notamment pour les arbres fruitiers. Ensuite, il est nécessaire de s’attarder sur l’iris faux acore qui aurait inspiré le blason des rois de France depuis Louis VII, et non une fleur de lys comme la tradition l’aurait laissé croire[Information douteuse]. On peut noter, d’autre part, la présence de la listère à feuilles ovales, orchidée qui pousse dans les sous-bois et qui est une espèce protégée.

    Plusieurs autres espèces protégées fréquentent le milieu :

    • la sittelle torchepot, petit oiseau qui niche dans des trous ou des crevasses ;
    • le héron cendré, échassier fréquent dans les zones humides ;
    • la rainette verte, grenouille qui se rencontre dans les milieux marécageux et boisés à proximité de l’eau. Elle a une activité nocturne intense et dont les mâles profitent pour former des chœurs nocturnes sonores ;
    • le triton marbré, autre batracien de couleur noire avec des taches vertes sur le dos ; les femelles présentent une ligne rouge-orangée. Celles-ci peuvent pondre jusqu’à une centaine d’œufs ;
    • l’agrion de Mercure, libellule dont la larve est sensible à la charge organique des cours d’eau, leur présence indiquant une potentielle qualité du milieu.
    Passerelle de l'église monolithe en zone Natura 2000.

    En tout, 22 espèces de papillons et 23 espèces de libellules fréquentent le milieu ; c’est donc un patrimoine naturel important qu’il est nécessaire de protéger.

    Le vison d'Europe et la loutre européenne peuvent fréquenter le site, mais leur présence reste à confirmer. D'autres mammifères y sont plus communs, comme le chevreuil, le sanglier, l’écureuil roux, le hérisson d’Europe ou encore le renard[61].

    Coteaux du Montmorélien

    Les coteaux de la commune de Gurat font partie de la quarantaine de sites des coteaux du Montmorélien. Cette autre zone Natura 2000 compte près de 30 espèces d’orchidées (d’où le nom de « route des Orchidées ») grâce aux pelouses calcaires.

    Ces pelouses sèches ne bénéficiant plus d’une pratique agricole ancestrale, elles subissent l’embroussaillement et l’enfermement de ce milieu naturel. Il est donc essentiel de protéger ce milieu.

    Personnalités liées à la commune

    Le buste de Paul Déroulède à Gurat.

    Paul Déroulède (1846-1914) fut un député charentais de 1889 à 1901. Proche du général Boulanger, il profite des obsèques de Félix Faure et tente un coup d'État en 1899. Il est arrêté, relâché, puis finalement banni en Espagne jusqu'en 1905 après avoir été amnistié. Il renonce à sa carrière politique à la suite de son échec aux élections législatives dans son fief charentais en 1906. Dès lors, il se retire à Langely, où il entreprend la rédaction de ses Feuilles de route. Cependant, peu à peu, il se retrouve laissé de côté par les nouveaux nationalistes qui (comme l'écrivent les frères Tharaud) « pensent comme lui mais refusent d'admirer les moyens dont il s'est servi »[réf. nécessaire].

    Il meurt à Nice en 1914.

    « Et vous vertes forêts, et vous vieilles allées,
    Abri consolateur des âmes désolées
    Où les ombres des miens marchaient à mes côtés ;
    Sol généreux et fort de ces tranquilles rives.
    Champs couverts de moissons, prés sillonnés d'eaux vives.
    Quelle aide et quel secours vous m'avez apportés ! »[62]

    Notes et références

    Voir aussi

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