Gustave Lemoine semble avoir commencé son instruction à l'école d'aviation Nungesser, à Orly, le et cumule, au , 40 heures et 10 minutes de vol et 139 atterrissages. Il obtient ainsi le brevet militaire de pilote d'avion le , no19105. Il arrive à Istres le pour commencer son perfectionnement qui se termine le . Il part alors au 2e régiment d'Aviation de Chasse, à Strasbourg, le , au sein de la 1re escadrille. Il y restera au moins jusqu'en avec un passage à l'école de tir aérien de Cazaux du 4 au . Il sera ensuite au 34e régiment d'Aviation du Bourget.
Carnet de Vol de Gustave Lemoine
Détenteur de plusieurs records, il bat notamment le record d'altitude le sur un avion Potez 506 en montant à 13 661 m (le précédent record étant à 13 404 m). Cet avion détient toujours le record d'altitude sans pressurisation, 14 843 m, obtenu par Georges Détré le . Son record lui valut un banquet, le , en présence du ministre de l'Air, Pierre Cot, lors duquel il fut fait chevalier de la Légion d'Honneur. Le , Charles Lindbergh vient à Villacoublay afin de voir l'avion avec lequel il a établi son record.
Le , il essaie un prototype gros porteur Henry Potez 41-quadrimoteur Hispano 860 CV à compresseur et à réducteur (12 YBRS) et à train d'atterrissage escamotable. À 1 000 mètres d'altitude, il y aurait eu une rupture des commandes de profondeur. Lemoine saute, avec son parachute Aerazur qui ne s'ouvre pas. Il meurt sur le coup. Ses funérailles ont lieu à l'Église Notre-Dame-d'Auteuil le et il est enterré au cimetière de Saint-Ouen.
«L'aviateur Lemoine s'est tué», L'Ouest-Éclair. Journal républicain du matin, vol.37e année, no13.845, , p.1 (lire en ligne).
André Reichet, «MORT TRAGIQUE de l'aviateur G. Lemoine Le recordman du monde est victime du défaut de fonctionnement de son parachute», Le Figaro, vol.109e année, no275, , p.1 (lire en ligne).
Liens externes
«Gustave Lemoine», sur chronobio.com – le site des dates de naissance (consulté le ).