Guy Bara
auteur de bande dessinée belge
From Wikipedia, the free encyclopedia
Guy Bara, né Guy Willems[1] à Riga (Lettonie) le et mort à Marseille (France) le , est un auteur de bande dessinée belge. Sa principale réalisation est la bande dessinée humoristique Max l'explorateur, l'une des rares créations européennes à dépasser les 13 000 strips[2]. Il privilégie un dessin clair, très lisible, entièrement au service de l'humour[3].
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Guy Fernand Willems |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Période d'activité |
À partir de |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Site web | |
| Distinction |
Biographie
Guy Fernand Willems naît le à Riga[4],[5]. Il est fils d'un diplomate belge[6], Guy Bara naît à Riga où son père était en poste. Tout en suivant des études à l'Institut Saint-Boniface à Bruxelles, il voyage beaucoup durant sa jeunesse[7]. En 1945, il fonde l'hebdomadaire humoristique Le Faune. De 1946 à 1949, il travaille pour la publicité. En 1948, il publie ses premiers dessins, des caricatures, pour La Dernière Heure avant de devenir en 1949 rédacteur en chef du journal d'actualité Vivre. En 1950, il s'installe à Paris et prend pour pseudonyme Barabas, bientôt raccourci en Bara[3].
En 1954, il crée Max l'explorateur[3]. Ces strips humoristiques et muets sont publiés durant une trentaine d'années dans des quotidiens de plus de 40 pays, comme France-Soir, Le Soir, Het Laatste Nieuws, Cork Observer, etc. En 1960, il crée pour le périodique publicitaire Bonux Boy[8], la bande dessinée Kéké le Perroquet (1960-1961), reprise ensuite dans Spirou[9] (1963-1968). En 1964, il adapte dans la même revue avec le concours de Maurice Rosy Max l'explorateur en histoires longues. Quelques gags et récits courts écrits par Vicq sont également publiés jusqu'en 1966. Il collabore pendant plusieurs années au périodique belge le Pourquoi Pas? fournissant dessins d'actualité, politiques et caricatures.
Il passe ensuite au Journal de Tintin[10], dans lequel il publie Éphémère et Rabudol (souvent sur des textes de Vicq, 1968-1974), des gags de Max l'explorateur (1968-1973 - Max est d'ailleurs en couverture du no 21 du , tant dans la version francophone que néerlandophone[11], puis Les Cro-Magnons (1973-1976)[3]. De 1971 à 1973, il dirige le magazine d'humour dans le domaine médical, L'Œuf. En 1975, il fait de Philibert, un ami de Kéké, le héros d'une nouvelle série dans Fripounet. En 1976, il crée Chéris de l’Olympe dans Formule 1[12]. Puis il reprend les Cro-Magnons dans l'hebdomadaire allemand Zack (1978) et dans Super As[13] (1979-1980). Il crée ensuite Sigi le Franc dans Zack, un album est publié aux Éditions Michel Deligne en 1984[14].
En 1981, il publie quelques gags de Parmezan[15] dans Pif Gadget[3]. Cette année-là, il reprend pour Spirou la série Chéris de l’Olympe sous le nom Lamybidas (1981-1985) puis y crée Dugazon (1982-1984). Il publie également deux courts récits mettant en scène Max (1984-1985). De 1982 à 1993, Tintin publie des gags des Cro-Magnons mais dans cette décennie, Bara se consacre progressivement à la peinture. Ainsi, il ne participe pas à la production des dessins animés de Max l'explorateur par la RTBF au milieu des années 1980. Retiré à Carpentras, il meurt le d'un arrêt cardiaque à Marseille[16].
Selon le journaliste Patrick Pinchart, si Max l'explorateur est un strip rythmé et drôle, où Bara propose une satire féroce de la société de son temps matinée d'absurde et de dérision, la plupart de ses bandes dessinées au format franco-belge classique sont des « séries alimentaires » basées sur des concepts éculés qui ne tiennent pas la longueur et dont les textes sont mal écrits[3].
Une exposition Bara and friends lui a été consacrée à la Maison de l'image à Bruxelles du au [17] : 89 illustrateurs y rendaient hommages aux personnages et à l'univers de Guy Bara.
Vie privée
Il a été marié trois fois. Il a une fille prénommée Olivia[18].
Œuvre
Séries et personnages
Consulter les articles consacrés aux séries pour les détails sur les personnages et les publications.
- 1954, Max l'explorateur
- Max l'explorateur[19], Dupuis, 2018, 371 p. (ISBN 978-2-8001-6182-2) — Format à l'italienne.
- 1960, Kéké le Perroquet[8]
- 1966, Éphémère et Rabudol
- 1973, Cro-Magnon puis Les Cro-Magnons
- 1976, Chéris de l’Olympe devenus Lamybidas dans Spirou de 1981 à 1985
- 1981, Parmezan[15]
- 1982, Dugazon
- 1984, Sigi le Franc (Sigi contre Attila).
Collectif
- Contes de Noël du journal Spirou 1955-1969, Dupuis, coll. « Patrimoine », Marcinelle, 27 novembre 2020
Scénario : collectif - Dessin : collectif dont Bara - Couleurs : quadrichromie - (ISBN 979-10-34738-18-2)
Artbook
- Christelle Pissavy-Yvernault et Bertrand Pissavy-Yvernault, Franquin, Morris, Jijé, Sempé… : 200 couvertures inédites pour le journal Le Moustique, Marcinelle, Dupuis, , 312 p., ill. ; 29,8 cm (ISBN 978-2-8001-6571-4, présentation en ligne).
Distinction
Chevalier de l'ordre de Léopold en comme auteur ayant plus de vingt ans de carrière[20].