Guéhenno
commune française du département du Morbihan
From Wikipedia, the free encyclopedia
Guéhenno [ge.ʔe.no] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.
| Guéhenno | |||||
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Jean-Baptiste. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Morbihan | ||||
| Arrondissement | Pontivy | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Centre Morbihan Communauté | ||||
| Maire Mandat |
Nolwenn Bauché-Gavaud 2026-2032 |
||||
| Code postal | 56420 | ||||
| Code commune | 56071 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Guéhennotais, Guéhennotaises | ||||
| Population municipale |
814 hab. (2023 |
||||
| Densité | 35 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 53′ 34″ nord, 2° 38′ 18″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 58 m Max. 155 m |
||||
| Superficie | 23,33 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Moréac | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | https://www.guehenno.fr | ||||
| modifier |
|||||
Ses habitants se nomment les Guéhennotais et Guéhennotaises.
En 1990, la commune a obtenu le label « Communes du patrimoine rural de Bretagne » pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager, puis en 1994 elle a obtenu le label « Communes du Patrimoine Rural de Bretagne » pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager.[réf. nécessaire].
Géographie
Les communes limitrophes sont Bignan, Billio, Buléon, Cruguel, Guégon et Saint-Jean-Brévelay.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Sédon, le Lay[1] et divers autres petits cours d'eau[2],[Carte 1].
Le Sédon, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Plumelec et se jette dans le canal de Nantes à Brest à Saint-Servant, après avoir traversé six communes[3].
- Réseau hydrographique de Guéhenno.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[7]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 890 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bignan à 10 km à vol d'oiseau[10], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 995,0 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,5 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Guéhenno est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14] et hors attraction des villes[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (83,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,4 %), prairies (17,8 %), forêts (14,9 %), zones agricoles hétérogènes (10,4 %), zones urbanisées (1,5 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie

Attestée sous les formes en Guezhennou en 1558, Mouster Gwezennoù en 1260[18], Monsfer Guehenou en 1387, Moustoir Guéhennou en 1429[19], Guéhenno en 1501[19]
En breton, le nom de la commune est Gwezhennoù[20].
Mouster Gwezennoù (« le monastère de saint Guethenoaus ») (cf. Saint Guéthénoc) nous rappelle l'existence d'un monastère implanté sur un lieu appelé Gwezhennoù.
Il s'agit d'un anthroponyme très courant en breton avec le final -où typique du Morbihan, c'est une variante de Guéhennec, Guéhenneuc, ancien nom de personne breton formé sur la racine guethen ou Gwezhenn, = combat, guerre, suivie d'un suffixe diminutif.
Guéhenno vient du nom de son fondateur Guéhennoc.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 78,2 % des toponymes de la commune sont bretons[21].
Le nom de la commune se prononce [djeuvno] en gallo[réf. nécessaire].
Histoire
Antiquité
Deux trésors monétaires ont été trouvés à Guéhenno, l'un en 1885 (il contenait de 4 000 à 5 000 pièces, des oboles de Tétricus père et fils, qui sont entreposées au musée d'histoire et d'archéologie de Vannes ; l'autre en 1910, composé de plusieurs centaines de pièces de monnaie datant aussi de Tétricus père et fils. Un atelier monétaire existait probablement à Guéhenno car les pièces semblent avoir été frappées localement[22].
Moyen Âge
Révolution française
La première action d'éclat de Pierre Guillemot, chef chouan surnommé « le roi de Bignan », date du un détachement de 80 soldats républicains escortait l'abbé Leclerc, vicaire à Saint-Jean-Brévelay, prêtre réfractaire, qu'ils conduisaient devant le tribunal. À la hauteur du Bois de Collédo (en Guéhenno) 30 hommes que Pierre Guillemot commandait, tendirent une embuscade et délivrèrent le prêtre[23].
Le calvaire de Guéhenno, qui était l'un des plus beaux calvaires bretons, aurait été saccagé pendant la Révolution française[24].
La bataille du Mont-Guéhenno se déroula lors de la Chouannerie.
Le XIXe siècle
En 1873 1 099 habitants des communes de Guidel, Plumelec, Saint-Servan, Cruguel, Plumelin, Locminé, Guéhenno, Moréac, Carentoir et Guénin demandent, dans une pétition déposée à l'Assemblée nationale « le rétablissement, dans le plus bref délai, de la royauté en la personne de Henri V, héritier légitime de la couronne de France »[25].
Le XXe siècle
La Première Guerre mondiale
L'Entre-deux-guerres
En 1927 à Guéhenno, l'école chrétienne de garçons avait 74 élèves, celle des filles 70 élèves alors que l'école laïque de garçons avait 9 élèves et celle des filles 2 élèves[26].
La Seconde Guerre mondiale
L'après Seconde Guerre mondiale
Le Festival Elixir est organisé en 1983 à Guéhenno et à nouveau, mais sous l'appellation "Rockscène", en 1985[27].
Le XXIe siècle

Elle est frappée par une tornade de type EF2 le avec des vents estimés entre 175 et 220 km/h selon l'organisme Keraunos[28]. Les dégâts sont parfois spectaculaires, surtout dans le hameau de Kerchevet où des toitures sont soufflées en totalité et des pylônes électriques en béton sont jetés au sol. On déplore 4 blessés.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[34].
En 2023, la commune comptait 814 habitants[Note 2], en évolution de +2,26 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- L'enclos paroissial, qui inclut :
- L'église Saint-Pierre-et-Saint-Jean-Baptiste de Guéhenno.
- Calvaire du cimetière de 1550, démonté à la Révolution en 1793-1794, restauré en 1853, grâce à l'abbé Jacquot.
- L'ossuaire du cimetière de Guéhenno est classé aux Monuments historiques depuis 1927.
- Chapelle Saint-Michel, sur le Mont, dite chapelle Saint-Michel de Mont Guéhenno, construction des XVe siècle et XVIe siècle, elle est restaurée en 1890, 1972, et a fait l'étude pour le département d'un inventaire du statuaire en pierre polychrome en 2001.
- Chapelle Saint-Marc de Mont-Guéhenno, construction du XVIe siècle, jumelle de la précédente, malheureusement détruite. C'était une petite chapelle de forme rectangulaire, déjà ruinée en 1930. On y voyait un beau bénitier, en extérieur surmonté d'une accolade.
- Chapelle Notre-Dame-ès-Brières, ancienne chapelle du XVIe siècle, mentionnée en 1930, dont les fenêtres étaient en tiers-point, trilobes et quatrefeuilles, elle avait conservé quelques vitraux anciens.
- La croix du Mont.
- La croix de la Ville Martel.
- Le manoir de Le May.
- Dans le cadre des travaux d'aménagement du bourg menés en 2005, la commune met en place un circuit d'interprétation appelé « Le granite se raconte »[37].

