Gérard Bordes naît le à Blois. Son père, Alexandre-Fernand Bordes est administrateur de sociétés, et son grand-père Alexandre Bordes est un armateur connu.
Proche de l'OAS durant la guerre d'Algérie, il rejoint le mouvement d'extrême-droite Jeunes de l'Esprit public, caractérisé par son anti-gaullisme et un certain nationalisme pan-européen. Il popularise dans le milieu étudiant les idées de l'écrivain Jean Mabire.
En , il est nommé par Jean Thiriart directeur du journal Europe combattante, organe du parti Jeune Europe[3],[4]. Il signe en un «appel aux Européens» à lutter contre l'impérialisme américain[5]. Il représente alors le parti en France. En , il est poursuivi en justice pour avoir continué la diffusion du journal, interdite en France[6].
D'août à , il accompagne Jean Thiriart au Moyen-Orient: il y tente de créer un mouvement anti-sioniste réunissant Tiers-monde et Europe. Les négociations personnelles de Gérard Bordes avec le gouvernement algérien à l'automne 1967 ont échoué[7]: seuls l'Irak, l'Égypte et la Jordanie accueillent les représentants de Jeune Europe. Cependant, aucune application concrète n'ayant été décidée, la portée du mouvement diminue peu à peu jusqu'à sa dissolution en 1969.
Parallèlement à son activité politique, il occupe le poste de directeur aux éditions Atlas. Il mène ainsi la publication de la grande encyclopédie pratique des sciences et techniques[8],[9].
↑Claude Moniquet, La guerre sans visage: de Waddi Haddad à Oussama Ben Laden: les réseaux de la peur, 1970-2002, M. Lafon, (ISBN978-2-84098-775-8, lire en ligne)
↑(de) Jean Thiriart, Das vierte Reich: Europa, Selbstverl., (lire en ligne)