Gérard Gosselin (peintre)

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Nom de naissance
Gérard Henri Ferdinand GosselinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Gérard Gosselin
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Naissance
Décès
Nom de naissance
Gérard Henri Ferdinand GosselinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres activités
Enseignant, historien du dessin de presse
Mouvement
Expressionnisme abstrait
Fratrie
Raymond Gosselin (1924-2017), sculpteur et peintre
Distinction

Gérard Gosselin est un artiste peintre, graveur et lithographe français né le à Quettehou (Manche) et mort le au Petit-Quevilly (Seine-Maritime).

Cadet des trois garçons nés du mariage de Lucien Henri Louis Gosselin, charron, et de Jeanne Marie Victorine Lereverend, couturière (l'aîné est le sculpteur et peintre Raymond Gosselin), Gérard Gosselin commence à peindre très jeune, dans un premier temps des paysages d'une facture postimpressionniste, travaillant ensuite en autodidacte d'après Eugène Delacroix, Gustave Courbet, Pierre Paul Rubens, Pablo Picasso et Juan Gris.

Du mariage de Gérard et Georgette Gosselin en 1956 naîtront deux enfants, Jérôme en 1956 et Nathalie en 1957. Le couple, en 1957, s'installe définitivement à Saint-Étienne-du-Rouvray où, parallèlement au métier d'instituteur qu'il exercera à l'école Paul-Langevin jusqu'en 1990[1], il s'oriente vers « une peinture plus gestuelle, colorée et passionnelle »[2].

Gérard Gosselin fonde en 1963 à Saint-Étienne du Rouvray, pour la présider jusqu'en 1988, la section locale de l'Union des arts plastiques, syndicat d'artistes peintres proches du Parti communiste français né en 1946 de l'extension du Front national des Arts, mouvement clandestin mené depuis 1942 par André Fougeron, Édouard Goerg et Édouard Pignon[3], à d'autres artistes issus de même de la Résistance[4]. Ami du peintre espagnol José Ortega[5], il devient également proche d'Édouard Pignon à partir de 1969 et de Ladislas Kijno à partir de 1970[6].

Les deux livres, publiés en 1973, puis en 2000, que Gérard Gosselin consacre aux dessins de presse de Pablo Picasso, « les décrivant parfaitement comme une action dans l'urgence »[7], sont les premières manifestations de l'intérêt qu'en tant qu'artiste politiquement engagé - à l'instar de ses contemporains André Fougeron, Paul Rebeyrolle et Jean Vénitien - il porte plus largement à l'histoire du dessin de presse - pour lui, lorsque le dessinateur est « un peintre, il y a quelque chose en plus, et surtout, il pense aussi à sa recherche, à sa peinture, et çà c'est passionnant » -, étant de surcroît collectionneur de journaux allant de 1963 à 1908 : « La grande période des journaux… On y trouvait des dessins d'humour, des dessins d'actualité politique, des illustrations de textes et des dessins qui seraient aujourd'hui des photos » explique-t-il en s'attardant notamment sur les contributions d'André Gill, Théophile Alexandre Steinlen, Marie Bracquemond ou Maximilien Luce. Cette collection, qui a fait l'objet de l'exposition De Daumier à Toulouse-Lautrec : le dessin de presse à l'époque impressionniste dans le cadre du festival Normandie impressionniste à Saint-Étienne-du-Rouvray en juin-[8],[9],[10], est comprise comme le fruit d'« d'une passion raisonnée qui forme une suite réfléchie de son propre travail, puisque Gérard Gosselin, peintre abstrait, signe lui-même des affiches et des maquettes de journaux »[11].

Gérard Gosselin décède au Petit-Quevilly le [12],[13],[14],[15].

Œuvres

Contributions bibliophiliques

Décors de théâtre

Écrits

  • Gérard Gosselin, Picasso - 145 dessins pour la presse et les organisations démocratiques, éditions de L'Humanité, 1973.
  • Gérard Gosselin (directeur de publication), Pablo Picasso, Raymond Bachollet, Pierre Daix, Georges Tabaraud et Jean-Pierre Jouffroy, Picasso et la presse - Un peintre dans l'histoire, Cercle d'art, 2000.
  • Martine Thomas, Yannick Marec et Gérard Gosselin, Le dessin de presse à l'époque impressionniste, 1863-1908, de Daumier à Toulouse-Lautrec, éditions Jean di Sciullo (Democratic Books), 2010[9],[17].

Expositions

Réception critique

  • « Une chanson de geste ? Ou une mise en scène ? La peinture de Gérard Gosselin, exposée désormais un peu partout en Europe, est fondamentalement tellurique. Innée, spontanée, mais, après un long cheminement à l'intérieur de l'homme, elle jaillit en gestes sûrs, en dessin-desseins, en zébrures de l'espace. Le reste, l'essentiel, est question de mise en place de la couleur, d'action dramatique des harmonies. Il y a des nocturnes mystérieux, des coups de soleil qui virent au noir, ce noir de l'éblouissement total qui efface le réel. Cette peinture semble lancer un inventaire de l'invisible, de l'impossible, du non-révélé. On arriverait ainsi à une écriture d'impression, une sorte d'impressionnisme actuel. » - Roger Balavoine[31].
  • « Ah ! Gérard Gosselin ! Il représente toujours la plénitude de son style, de son art, au fil d'incessantes découvertes si expressives, où l'idée et la réflexion se retrouvent en informel sans rien perdre de leur puissance ni de leur vitalité chromatique, de ces couleurs viriles si bien harmonisées au geste de l'artiste, ce mouvement essentiel et assuré dans la déclinaison de son art. » - André Ruellan[24].
  • « Il laisse derrière lui une œuvre riche et engagée qui aura marqué toute une génération d'artistes. » - Jérôme Chatet[13].

Collections publiques

Algérie

Chili

États-Unis

  • Musée d'art graphique de l'Université de New York.

France

Ukraine

Collections privées

Distinctions

Références

Annexes

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