Gérard Le Stang
évêque catholique français
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Gérard Le Stang, né à Saint-Renan (Finistère) le , est un prêtre catholique français, nommé évêque d’Amiens par le pape François le et ordonné le .
| Évêque d'Amiens | |
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| depuis le | |
| Curé Paroisse Notre-Dame-du-Folgoët-Abers-Cote-des-Legendes (d) | |
| - | |
| Vicaire général Diocèse de Quimper et Léon | |
| - | |
| Recteur Séminaire Saint-Yves | |
| - | |
Jean-Michel Amouriaux (d) |
| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Activités |
Diacre catholique (depuis le ), prêtre catholique (depuis le ), évêque catholique (depuis le ) |
| Ordre religieux |
Institut séculier des prêtres du Cœur de Jésus (d) |
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| Consécrateurs |
Biographie
Enfance, études et débuts
Fils d'agriculteur[1], Gérard Le Stang est né à la clinique de Saint-Renan le [2],[3], et grandit à Plougonvelin (Finistère), dans le quartier de Trémeur[4]. Durant quelques années, il est chef scout dans une troupe marine au sein des Scouts de France en Bretagne[5]. Après avoir obtenu son baccalauréat au lycée Charles de Foucauld de Brest, il entame des études de médecine, mais les abandonne au bout d'un an pour entrer au grand séminaire interdiocésain de Vannes en 1982[4],[6],[2]. Ayant effectué les deux années de cycle d'études philosophiques, il accomplit entre 1984 et 1986 son service militaire en tant que coopérant à Ngaoundéré au Cameroun. De retour en France, il poursuit ses études au séminaire de Vannes, et est ordonné diacre le en l'église Saint-Louis de Brest par Clément Guillon, évêque de Quimper et Léon[2].
Prêtre du diocèse de Quimper
Ordonné prêtre pour le diocèse de Quimper et Léon le [7], il exerce son premier ministère en tant que vicaire à la paroisse Saint-Louis de Brest pendant deux ans[5]. En 1992, il est envoyé en études à l'Université pontificale grégorienne de Rome, et occupe dans le même temps la fonction de chapelain à Saint-Louis des Français[3].
De retour en France en 1994, il est nommé vicaire à la cathédrale Saint-Corentin de Quimper et reste en fonction jusqu'en 1996. En parallèle, il est aumônier de lycée. Entre 1994 et 1999, il est également aumônier diocésain du Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ)[3].
Investi dans la formation des prêtres[1], il commence en 1994 à enseigner la théologie dogmatique dans les séminaires, au Studium théologique inter-monastères (STIM) et dans des formations diocésaines de laïcs, et poursuit sa mission jusqu'en 2013[8]. En 1996, il est nommé directeur au grand séminaire inter-diocésain de Vannes en 1996, une place qu'il occupe pendant trois ans. Entre 1999 et 2009, il est directeur et recteur du grand séminaire Saint-Yves de Rennes. Si à l'échelle du diocèse, il exerce la fonction de délégué épiscopal à la préparation au ministère presbytéral de 1999 à 2012, au plan national, il est secrétaire général du Conseil national des grands séminaires à partir de 2006[3].
En 2009, il est nommé vicaire général du diocèse de Quimper et délégué épiscopal à la pastorale des vocations, au diaconat, à la coopération missionnaire. Entre 2012 et 2013, il est administrateur paroissial de l’ensemble paroissial Quimper Rive-Gauche[3].
En 2013, il quitte le diocèse de Quimper pour rejoindre la Conférence des évêques de France en tant que secrétaire général adjoint et secrétaire de la Commission épiscopale pour la Mission universelle de l’Église[5]. Il exerce un mandat de trois ans.
De retour dans le Finistère, il est nommé curé de l'ensemble paroissial de Lesneven et curé-doyen[3], puis est installé comme curé de la paroisse nouvelle de Notre-Dame du Folgoët[1] en 2017[5]. Il est également recteur du sanctuaire Notre-Dame du Folgoët. Entre 2016 et 2020, il accompagne les synodes des diocèses de Saint-Brieuc et Laval dans le domaine théologique. A partir de 2019, il reprend ses fonctions de délégué diocésain aux vocations, qu'il avait précédemment exercées entre 2009 et 2013. En 2020, il est installé comme secrétaire général du Conseil presbytéral du diocèse de Quimper, un poste qu'il occupe pendant deux ans jusqu'en 2021, date de sa nomination en tant qu'évêque d'Amiens[3].
Évêque d'Amiens
Nomination
Gérard Le Stang est nommé évêque d’Amiens par le pape François le [1],[9]. Il est ordonné et installé le [10] en la cathédrale Notre-Dame d'Amiens, en présence du nonce apostolique Celestino Migliore, sous la présidence d'Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims accompagné de Laurent Dognin, évêque de Quimper et Léon et d'Olivier Leborgne, évêque d'Arras.
Sa devise est un verset de l’Évangile de Marc : « Confiance, lève-toi, il t’appelle » (Mc 10,49). Sur le choix de la devise épiscopale, Gérard Le Stang affirme auprès de la chaîne de télévision KTO : « Cette phrase, je la prends pour moi et j’ai vraiment envie de la transmettre, au nom de Jésus, à tous ceux vers qui je vais. Parce que chacun, je le crois, a en lui un appel du Seigneur qui le met ou le remet debout et qui lui fait reprendre son pèlerinage de confiance dans l’existence »[5].
Épiscopat
Sans expérience dans l'exercice du ministère épiscopal, il participe en à une session de formation de trois jours, à destination des nouveaux évêques, organisée par la Conférence des évêques de France, puis à une autre, en septembre, organisée cette fois-ci par le Vatican. Il confie auprès de La Croix « une certaine solitude du ministère d'évêque, ce qui peut surprendre au début », et qualifie de « vertigineux » son pouvoir décisionnel, notamment en raison des sommes qui peuvent être engagées « dans tel ou tel projet ». Selon Arnaud Bevilacqua, l'évêque d'Amiens peut s'appuyer sur son « sens de la proximité »[1], mais également sur sa précédente expérience de secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France, où il a travaillé avec de nombreux évêques, pour mener à bien la gouvernance de son diocèse[11].
Dès le début de son épiscopat, Gérard Le Stang entame sur deux ans[N 1] une série de visites pastorales[13], pour découvrir le diocèse, rencontrer la communauté chrétienne mais aussi la population non croyante, et échanger avec les élus, les représentants du monde associatif[14] et le secteur économique[15]. Après être passé en dans le Vermandois[16], en mai dans le Doullennais[17] et en Picardie maritime[13], puis en juin dans le secteur de Vimeu-Bresle[18], il se rend en dans le Santerre[12].
Gérard Le Stang est présenté par le journaliste Arnaud Bevilacqua comme « sensible à la piété populaire et la manière de transmettre le cœur de la foi »[1]. En 2023, il confie au père Samuel Leyronnas la responsabilité de « l'atelier missionnaire diocésain », créé à la suite du synode diocésain de 2018, afin de le transformer en une structure destinée à faciliter l'organisation de missions paroissiales. Les missions paroissiales, une méthode d'évangélisation que le diocèse d'Amiens n'a plus connu depuis les années 1960, sont des périodes durant lesquelles les membres d'une paroisse partent à la rencontre des habitants d'un territoire pour témoigner de la foi chrétienne. Après une première expérience menée à Conty entre le et le [19],[20], Mgr Gérard Le Stang lance en une mission paroissiale d'une quinzaine de jours dans le Molliénois, inaugurant « une série d'initiatives destinées à dynamiser et rassembler les communautés locales »[21].
Autres responsabilités
En tant qu'évêque d'un diocèse rural, il se rend le au salon de l'agriculture avec une délégation de la Conférence des évêques de France, dirigée par Jacques Habert, évêque de Bayeux et Lisieux[22],[23].
En , lors de l'Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes, Gérard Le Stang est élu président du Conseil de lutte pour la protection des mineurs (CPLP), succédant à Thibault Verny[24].
Gérard Le Stang est membre de l'Institut séculier des prêtres du Cœur de Jésus (it)[3], un institut de vie consacrée de spiritualité ignatienne appartenant à la famille Cor Unum[1],[3].