Séminaire Saint-Yves
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Séminaire Saint-Yves de Rennes | |||||
| Présentation | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Nom local | Séminaire de Rennes | ||||
| Culte | Catholique romain | ||||
| Type | Séminaire (catholicisme) | ||||
| Rattachement | Archidiocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo (siège) | ||||
| Début de la construction | 1910 | ||||
| Site web | site du séminaire | ||||
| Géographie | |||||
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Commune | Rennes | ||||
| Coordonnées | 48° 06′ 48″ nord, 1° 41′ 54″ ouest | ||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Rennes
| |||||
| modifier |
|||||
Le séminaire Saint-Yves, appelé aussi séminaire de Rennes, est le séminaire diocésain, la maison de formation, où la majeure partie des prêtres de l'Église catholique de Bretagne sont aujourd'hui formés[1]. Le séminaire a été fondé par saint Jean Eudes, le , au cours d'une mission que ce dernier a réalisée à Rennes, du au [2].
Au fur et à mesure des années, il a changé de lieu jusqu'en 1910 où il a été installé dans la rue de Brest à Rennes. C'est en 1999, sous l'impulsion des quatre évêques bretons de l'époque, qu'est créé véritablement le séminaire sous le vocable de saint Yves. Il forme dorénavant non plus seulement les prêtres du diocèse de Rennes, mais tous ceux des quatre diocèses de Bretagne : Saint-Brieuc et Tréguier, Quimper et Léon, Vannes et Rennes, Dol et Saint-Malo, et dorénavant ceux des diocèses de la Basse-Normandie.
Le séminaire Saint-Yves prend place au début du XXIe siècle dans les mêmes bâtiments que la maison diocésaine de Rennes et de l’archevêché. L'actuel recteur est le père Pierre de Cointet[3], membre de l'Institut Notre-Dame de Vie remplaçant le père Romain Drouaud[4], eudiste.
1661-1791: entre la rue de Dinan et la rue d'Échange
C'est en 1661 que le premier séminaire de Rennes fut créé par Henri de La Mothe-Houdancourt puis Charles-François de La Vieuville, évêques successifs de Rennes, sur un terrain situé entre la rue de Dinan et la rue d’Échange. Mais très vite, saint Jean Eudes, qui poursuivait ses missions dans la région, a ouvert un séminaire avec des prêtres eudistes le . Au fur et à mesure, le séminaire s'agrandit, la salle du jeu de paume devient la chapelle du séminaire[5]. En 1724, un peu plus loin sur la rue de l’Échange, Charles-Louis-Auguste Le Tonnelier de Breteuil demande la construction d'un nouveau séminaire. Celui-ci sera fermé en 1791 où tous les biens seront confisqués, le bâtiment deviendra l'Hôpital Militaire en 1793 (actuellement Résidence « Le grand collège »).
- Inscription du livre de la Genèse sur le fronton de la façade de l'ancien jeu de paume transformé en chapelle.
- Chapelle du premier séminaire, il s'agit du jeu de paume transformé en chapelle.
- Pavillon Est de l'ancien séminaire devenu hôpital militaire en 1793.
Entre 1791 et 1910, de déménagements en déménagements
Mais les activités du séminaire seront poursuivies dans la clandestinité. Entre 1800 et 1801, il sera excentré du centre ville pour se retrouver au Manoir de la Mettrie à Montgermont[6]. Un peu plus de dix ans plus tard, le séminaire rouvre officiellement dans le couvent des Dames du Refuge en 1806, puis, en 1820, il est transféré dans l’ancien couvent des carmélites, rue d'Antrain[7]. Un demi-siècle plus tard, c'est l’architecte Henri Labrouste qui construit en 1853 le nouveau grand séminaire place Hoche. Le séminaire est expulsé en 1906 de ce bâtiment, il est devenu aujourd’hui la faculté de sciences économiques de Rennes. Entre 1906 et 1910, les 120 séminaristes seront logés au couvent des franciscains, rue de Redon. Le manque de place oblige à utiliser la chapelle en dortoir[8].
- A gauche, l'ancien couvent des Carmélites qui est devenu le séminaire entre 1820 et 1854.
- Vue de l'arrière du portail des Carmélites devenu en 1820 le séminaire.
- Médaille de la construction du nouveau séminaire de Rennes en 1854 sous le règne de Napoléon III.
- Vue intérieure du cloître de l'ancien Grand Séminaire de Rennes édifié par Henri Labrouste (1801-1875).
- La chapelle et le couvent des franciscains à gauche aujourd'hui. Il a reçu les séminaristes entre 1906 et 1910.
Depuis 1910, à la rue de Brest
Enfin le séminaire trouve un endroit serein dans la rue de Brest, dans les locaux du couvent et pensionnat du Sacré-Cœur, adapté par l'architecte Arthur Regnault [9], à l’instigation d'Auguste-René-Marie Dubourg en 1910. Durant la guerre 14-18, le séminaire servira d’hôpital auxiliaire[10].C'est en 1999, que le séminaire diocésain devient le Séminaire Saint-Yves et qu'il commence à former les prêtres des quatre diocèses bretons : Saint-Brieuc et Tréguier, Quimper et Léon, Vannes et Rennes, Dol et Saint-Malo[11].
- Chapelle du nouveau grand séminaire à l'origine.
- Réfectoire du grand séminaire de Rennes dans les années 1930
- Le potager devant le séminaire de Rennes dans les années 1930.
- Nouveaux Prêtres devant le séminaire de Rennes en 1933
- La chorale du grand séminaire de Rennes en 1935
- Vue aérienne Séminaire début rue de Brest vers 1950
- La chapelle du séminaire aujourd'hui.
Les recteurs successifs du séminaire
| Années | Nom | |
|---|---|---|
| 1809-1823 | Jean-François-Nicolas Millaux | nommé en 1823 évêque de Nevers |
| 1986-1999 | Joseph Boishu | évêque émérite, ancien évêque auxiliaire de Reims, réside au séminaire Saint-Yves |
| 1999-2003 | Jean-Paul James | évêque de Beauvais en 2003, de Nantes en 2009, puis archevêque de Bordeaux en 2019 |
| 2003-2009 | Gérard Le Stang | Secrétaire de la Commission épiscopale pour la Mission universelle de l'Église puis évêque d'Amiens en 2021 |
| 2009-2017 | Jean-Michel Amouriaux | Supérieur général de la Congrégation de Jésus et Marie (Eudistes) à Rome. |
| 2017-2018 | Romain Drouaud | Membre de la Congrégation de Jésus et Marie (Eudistes). |
| 2018-2022 | Pierre de Cointet | Membre de la branche sacerdotale de l'Institut Notre-Dame de Vie. |
| 2022-.... | Louis de Bronac | Diocèse de Vannes |
Anciens séminaristes de Rennes
- Jean-Baptiste Le Taillandier(1788-1870), fondateur des sœurs de Rillé[12].
- Constant Guillois (1833-1910), évêque du Puy (1894 - 1907)[13].
- Amédée Guillotin de Corson (1837-1905), prêtre historien, spécialiste de l'histoire de la Bretagne.
- Firmin Guichard (1854-1937), vicaire apostolique de Brazzaville de 1922 à 1935 et évêque titulaire de Tadamata (de)[14]
- Julien Gorju (1868-1942), premier vicaire apostolique du Burundi nommé en 1922 et évêque titulaire de Musti (de)[15].
- François-Jean-Marie Serrand (1874-1949), évêque de Saint-Brieuc jusqu’à son décès à Saint-Brieuc survenu le .
- François-Emile-Marie Cléret de Langavant, évêque de La Réunion de 1934 jusqu'en 1960[16].
- Henri Le Saux (1910-1973), moine bénédictin de Sainte-Anne de Kergonan, figure mystique du christianisme indien.
- Jean Sulivan (1913-1980), pseudonyme de Joseph Lemarchand, fut prêtre, journaliste, écrivain et poète, passionné de cinéma et de littérature[17].
- Charles Paty (1916-2005), évêque de Luçon (1967 à 1991)[18].
- Louis Simonneaux (1916-2009), évêque émérite du diocèse de Versailles.
- Joseph Lemarié (1917-2008), prêtre religieux français de l'Ordre des Bénédictins.
- Cardinal Jean Honoré (1920-2013), cardinal archevêque de Tours de 1981 à 1997[19].
- Pierre Plateau, archevêque émérite de Bourges depuis 2000.
- Christophe Pierre, nonce apostolique en Haïti, en Ouganda (en), au Mexique (en), puis aux États-Unis depuis 2016 et archevêque titulaire de Gunela (de)
- Jean-Paul James, évêque de Beauvais en 2003 puis de Nantes en 2009, et archevêque de Bordeaux depuis 2019.
- Hervé Gosselin, évêque d’Angoulême depuis le .