Halle Laissac

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Type
Halles
Architecte
Pierre Lafitte (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Construction
1880
1968
2018
Pays
Halle Laissac
La halle de 1968 à 2018.
Présentation
Type
Halles
Architecte
Pierre Lafitte (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Construction
1880
1968
2018
Localisation
Pays
Communes de France
Coordonnées
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La Halle Laissac (quelquefois écrite au pluriel en Halles Laissac) est un marché de la ville de Montpellier dans l'Hérault, édifié en 1880, puis reconstruit en 1968 et en 2018.

La halle Laissac est située sur la place du même nom, nommée en l'honneur d'Alexandre Laissac, maire de Montpellier[1].

Située face à la tour de la Babotte, sa construction a nécessité de déplacer la croix du ferronnier Villaret, installée sur le lieu depuis 1821[1].

Le site est desservi par la station de tramway Observatoire desservie par les lignes 3 et 4 du tramway de Montpellier.

Histoire

Dès 1816, les architectes Fovis et Joseph Boué conçoivent un « grenier de prévoyance » défini comme « un édifice de plan radioconcentrique ordonné autour d'une rotonde centrale avec un bas-côté annulaire et un portique »[2].

En 1850, les riverains réclament la création d'une halle via une pétition à la ville[3].

Le projet a été imaginé en 1876[4], voté au conseil municipal du et construit par les architectes de la ville Omer Lazard et Nestor Alaus[2],[1].

Le [1], le maire Alexandre Laissac inaugure la halle pour accueillir des commerçants qui la surnomme le « marché bas » par opposition à la halle Castellane ou « marché haut »[2],[5].

La structure de fer, de fonte et de zinc est estimée à 120 tonnes, plus du bois et du verre[2]. L'ancienne halle métallique à « l'esthétique contestable » est détruite en [2]. Le marché est temporairement déplacé dans un hangar situé chemin de Maurin, le long des voies ferrées, à Rondelet[2].

Après 80 ans de service, la halle est vétuste et doit être reconstruite[3]. La nouvelle halle en béton est ouverte en 1968 et est surmontée par un parking de 250 places sur cinq niveaux et compte même une station service à l'origine[4],[6],[7]. Surnommée le « marché rond » de par sa forme circulaire, elle est également qualifiée par les montpelliérains de « verrue architecturale »[8].

En 2009, une étude conclu à la nécessiter de faire des travaux sur le bâtiment des années 1960 qui vieilli mal et a tendance à s'affaisser ; en août 2013 un morceau de béton de la rampe d'accès au parking tombe et nécessite de fermer temporairement le parking[9],[6]. Sa démolition est actée début 2013 après plusieurs années de tergiversations[10].

En , la municipalité d'Hélène Mandroux présente le projet de la nouvelle halle, signée de l'architecte marseillais Christophe Gulizzi : une halle de 550 m2 accueillant 25 commerçants et un restaurant dans un bâtiment habillé d'une résille évoquant des feuilles[11],[12].

L'élection de Philippe Saurel à la mairie en 2014 rebat les cartes : initialement Saurel souhaite le maintien d'un parking et refuse la destruction totale de l'ouvrage, lui préférant une rénovation[13]. Le coût, jugé trop élevé par le maire, du projet initial est également en cause[14].

Le projet de l'ancienne majorité est finalement abandonné au profit d'une halle s'inspirant de celle de 1880, dessinée en interne par les services municipaux et présentée en [5],[12]. Le nouveau bâtiment polygonal, d'une surface au sol de 1 100 m2 est construit en métal et en verre reprend le concept des halles Baltard[5],[15]. Il mesure de 7 à 12 mètres de haut dans le landernau central et est organisé autour d'un maul central en bois[5],[15],[11]. Le toit est couvert de panneaux photovoltaïques assurant son autonomie électrique[16]. Le nouvel ouvrage ne compte qu'une quinzaine de places de parking en souterrain, la ville s'appuyant sur la proximité des 800 places du parking Saint-Roch[6],[12]. Son architecte en chef est Christine Bridon[17].

Le projet coûte initialement 9,9 millions d'euros[5], puis finalement 8,6 millions d'euros[15]. Les commerçants quittent l'ancienne halle en [5], ils déménagent dans l'ancien cinéma Le Diagonal réaménagé pour l'occasion[11].

La démolition de l'ancien ouvrage débute le et s'achève en , un an avant le début de la construction du nouveau bâtiment[6],[18]. Les étages ont été détruits par écrêtage via des mini-pelles déposées par une grue sur la structure jusqu'en , puis le rez-de-chaussée a été détruit à la pelle mécanique[19].

Les travaux préparatoires débutent en , ceux du bâtiment à proprement parler en [20]. La première pierre est posée le par Philippe Saurel[4]. La structure métallique est achevée en [17].

Le à 11 h, la nouvelle halle est inaugurée[21]. Elle accueille 24 commerçants contre 18 auparavant, dont les retours sont positifs[15]. Son plafond de 250 m2 est décoré d'une fresque de l'étudiante sud-coréenne de l'école des beaux-arts de Montpellier Mona Young-Eun Kim évoquant un melon[21],[22],[17].

La place Laissac réaménagée et piétonisée est à son tour inaugurée le [23]. Le coût de ce chantier est de 1,8 millions d'euros[24].

Fin 2025, les commerçants alertent la mairie sur des intrusions nocturnes à répétition dans le bâtiment, qui reste alors sans alarme en dehors des horaires d'ouverture au public[25].

La halle dans la culture

Références

Annexes

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