Hangest-sur-Somme

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Localisation

La route longeant vers l'amont la rive sud de la Somme descend vers Hangest.

Hangest-sur-Somme est un village picard entre Vimeu et Amiénois.

Limitrophe d'Airaines et de Flixecourt, la localité est située à km au sud-est de Longpré-les-Corps-Saints[1], 19 km au sud-est d'Abbeville[2] et 22 km au nord-ouest d'Amiens[3] à vol d'oiseau[Note 1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de neuf communes.

Les communes limitrophes sont Airaines, Bettencourt-Rivière, Bourdon, Condé-Folie, Crouy-Saint-Pierre, L'Étoile, Flixecourt, Quesnoy-sur-Airaines et Soues.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 12,46 km2 ; son altitude varie de 6 à 108 mètres[4].

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Hangest-sur-Somme[Note 2].

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie.

Elle est drainée par la rivière du Saint-Landon, le bras de décharge aval rg ecl 21 Labreilloire de vanne bras de décharge au canal de la Somme, le fossé d'Hesdin[5], l'Eauette ou Somme[6] et l'hangest[7],[Carte 1].

Le Saint-Landon, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune de Molliens-Dreuil et se jette dans la Somme canalisée sur la commune, face à la commune de Bourdon, après avoir traversé sept communes[8].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Somme aval et Cours d'eau côtiers ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Somme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[9].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 702 mm, avec 11,3 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bernaville à 18 km à vol d'oiseau[16], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 877,3 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,5 °C, atteinte le [Note 3].

Milieux naturels et biodiversité

Le larris d'Hangest (Identifiant national : 220 005 003) est une Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) continentale de type 1. C'est la plus vaste pelouse calcicole du département de la Somme (47,7 ha)[19].

La présence de fourrés à genévriers communs témoigne de l'existence passée de pâturage. En l'absence d'entretien, les pelouses ont tendance à se densifier et à s'embroussailler. Trois vallées sèches, perpendiculaires à la Somme, entaillent le plateau au niveau des lieux-dits « La Grande Vallée », « La Vallée Potelet » et « La Vallée Niquet »[20].

Les pelouses hébergent plusieurs orchidées :

Autres espèces végétales :

Avifaune :

Le , la commune est labellisée « Refuge pour les chauves-souris » pour sa maternité de chauves-souris (sérotines communes) hébergée dans les combles de l'église[21].

Urbanisme

Typologie

Au , Hangest-sur-Somme est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22].

Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[23],[24].

Hangest-sur-Somme fait partie du bassin de vie de Flixecourt[I 1].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (78 %).

a répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (67,3 %), forêts (19,3 %), prairies (7,3 %), zones urbanisées (3,8 %), eaux continentales[Note 5] (2,3 %)[25].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Habitat et logement

En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 346, alors qu'il était de 334 en 2016 et de 319 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 94,2 % étaient des résidences principales, 1,4 % des résidences secondaires et 4,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,6 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Hangest-sur-Somme en 2021 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,4 %) par rapport au département (8,4 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement à Hangest-sur-Somme en 2021.
Typologie Hangest-sur-Somme[I 3] Somme[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 94,2 83,1 82,2
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,4 8,4 9,7
Logements vacants (en %) 4,3 8,5 8,1

Voies de communication et transports

Une rame TER près de la station d'Hangest.

Hangest-sur-Somme, aisément accessible depuis l'ancienne route nationale 336 (actuelle RD 936) qui tangente au sud le territoire communal, est desservi par la RD 3 qui longe la rive gauche de la Somme et mène à Longpré-les-Corps-Saints et Picquigny.

Le fleuve et la voie ferrée sont franchies par la RD 69 qui mène à Flixecourt et Molliens-Dreuil au moyen du viaduc d’Hangest-sur-Somme, construit dans les années 1960 et rénové en 2020[26],[27].

En matière de transports ferroviaires, le village est desservi par des trains TER Hauts-de-France de la ligne Amiens - Boulogne avec un point d'arrêt sans personnel en gare d'Hangest.

La localité est desservie par la ligne d'autocars no 28 (Saint-Léger - L'Étoile - Flixecourt - Amiens) du réseau inter-urbain Trans'80[28].

Énergie

Un projet de parc éolien qui s'étendrait sur Soues et Hangest-sur-Somme, étudié depuis 2015 par la société Energie Team, comprendrait cinq éoliennes d’une puissance unitaire de 3,45 à 4,2 MW. S'il est réalisé, ce projet produirait environ 40 400 MWh soit sensiblement l’équivalent de la consommation en électricité à 18 000 habitants, chauffage compris[29].

Toponymie

Dès 1090, Hangest est cité dans Vita Angilberti d'Anscher. Hangestum, forme latine est cité en 1215 par Gérard, évêque d'Amiens dans un cartulaire du Gard. Suivront Hingeste, Hangetz-sur-Somme et Hangiers. Un dénombrement de l'évêché d'Amiens fournit Hangest-sur-Somme en 1589[30].

Histoire

Époque contemporaine

Première Guerre mondiale

En , le pont d'Hangest-sur-Somme enjambant le fleuve a été détruit par les Allemands.

Seconde Guerre mondiale

Au cours de la bataille de France, les troupes allemandes de Guderian atteignirent la Somme le . Le , juste après La Chaussée-Tirancourt, Hangest-sur-Somme fut bombardée. On dénombra une quarantaine de victimes civiles.

Le , débutèrent les combats pour le contrôle d'Hangest-sur-Somme. L'enjeu de cette bataille était de permettre à l'armée allemande de traverser la Somme, ce que la 7e Panzerdivision parvint à faire. Rommel qui la commandait ordonna à un bataillon de Panzer de tirer sur le village.

Hangest-sur-Somme était défendue par la 5e division d'infanterie coloniale (5e DIC) qui tint la position avec des moyens réduits (un canon antichars de 25 mm). Les Sénégalais du 53e régiment d'infanterie coloniale mixte sénégalais (53e RICMS) avaient pris position en haut du larris mais les Allemands, appuyés par une artillerie importante, montèrent à l'assaut et prirent la position.

Robert Dupays témoigna ainsi après le conflit :

« A Hangest-sur-Somme, certains tirailleurs du même régiment furent immédiatement abattus après leur capture. Les combats furent si violents que la presse allemande (Pommersche Zeitung) cita les combats avec les coloniaux en ces termes : « les Français combattirent avec acharnement, les Noirs utilisaient jusqu'au bout chaque possibilité de défense, chaque maison était défendue. Pour briser cette résistance, il fallut mettre en action les lance-flammes, et pour venir à bout des derniers Sénégalais, les tuer un à un »[31]. »

Hangest-sur-Somme tomba dans l'après-midi. La 7e Panzer-Division put alors poursuivre sa marche vers le sud.

Après leur reddition, le , en violation de la Convention de Genève du , une vingtaine de tirailleurs du 44e régiment d'infanterie coloniale mixte sénégalais, qui avaient défendu le village, furent sommairement exécutés par des soldats allemands « en uniforme noir », probablement des équipages de chars de la 7e Panzerdivision d'Erwin Rommel[32],[31],[33],[34].

Les tirailleurs sénégalais tombés à Hangest-sur-Somme sont enterrés dans la nécropole nationale de Condé-Folie.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme[I 1].

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Picquigny[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton d'Ailly-sur-Somme[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de la Somme.

Intercommunalité

Hangest-sur-Somme était membre de la communauté de communes de l'Ouest d'Amiens, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1993 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes du Val de Nièvre et environs pour former, le , la communauté de communes Nièvre et Somme, dont est désormais membre la commune[I 1].

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
septembre 1797 avril 1798 François Allou[35]   Agent municipal
avril 1898 juin 1803 Louis Allou[36]   Propriétaire à Hangest-sur-Somme
Fils de François Allou
agent municipal d'avril 1898 à avril 1800, alors nommé maire provisoire jusqu'en juin 1800
         
avril 1821 mars 1840 Alfred Tillette de Montaurt[37]   Propriétaire à Hangest-sur-Somme.
Ancien officier d'ordonnance de l'Empereur
Conseiller général de Picquigny (1833 → 1839)
Fortune évaluée en revenus à 10,000 francs en 1826
Chevalier de la Légion d'honneur
         
1983 1989 Roland Dumont[38] Gauche Professeur de collège
1989 1995 André Gourdin   Vendeur de matériels médicaux
1995 mars 2001 Jean-Marie Hustache   Professeur de menuiserie ébénisterie
mars 2001 2020[39] Gérard Bailleul   Ouvrier qualifié
2020[40],[41] en cours
(au 3 mars 2025)
Gérald Bec   Retraité de l'Éducation nationale.
L'école.

Équipements et services publics

Eau et déchets

Dotée d'une station d'épuration obsolète[42], la commune mène de 2018 à 2025 une réfection complète de son réseau d’assainissement collectif et de la station d’épuration[43].

Enseignement

La commune dispose de l'école primaire publique Dominique-de-Saint-Mars. Pour l'année scolaire 2021-2022, elle est constituée de cinq classes réparties entre maternelle et primaire ; 78 élèves y sont scolarisés[44].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[46].

En 2022, la commune comptait 762 habitants[Note 6], en évolution de +0,53 % par rapport à 2016 (Somme : −1,26 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
915839914963979951953940974
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
952985978966898844788761751
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
670659626653624598614484610
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
635661646657648695683682704
2015 2020 2022 - - - - - -
753768762------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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