Henri Baude
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Henri Baude fut l'un des protagonistes de la Praguerie qui eut lieu de février à juillet 1440, révolte des princes dont le futur Louis XI de France fut le chef.
Il revint sur ses intentions et se remit au service de Charles VII. Il remplit à partir de 1458 les fonctions d'élu du Bas-Limousin, mais sa résidence se situait à Paris.
Il écrivit des poèmes satiriques : ses contemporains le comparèrent quelquefois à François Villon. Il fut arrêté et jeté en prison en 1484 pour avoir raillé l'entourage de Charles VIII ; il demanda alors au duc Jean II de Bourbon de l'aider. Clément Marot s'est inspiré de plusieurs de ses pièces.
Baude s'inscrit dans le mouvement des "Rhétoriqueurs" de la seconde moitié du XVe siècle, étudiés par Paul Zumthor[1].
Ses Dictz moraulx pour mettre en tapisserie ont été illustrés notamment par des peintures murales au château de Busset[2] et sur huit caissons du plafond de la salle des gardes du château du Plessis-Bourré, près d'Angers. On a identifié récemment une première tapisserie, La Pirouète, entrée au Musée national du Moyen Âge (Hôtel de Cluny)[3], qui est inspirée par un proverbe de ce recueil.