Henri Le Thomas
résistant et officier de Marine français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Henri Le Thomas, né le au Havre, en Seine-Maritime, mort le à Rambouillet, est un officier français dans la Marine marchande puis dans la Marine nationale. Officier des transmissions, il œuvre pour le ralliement précoce du Tchad à la France libre puis fait partie des Forces navales françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est Compagnon de la Libération.
au Havre, en Seine-Maritime
à Rambouillet
| Henri Le Thomas | |
| Naissance | au Havre, en Seine-Maritime |
|---|---|
| Décès | (à 61 ans) à Rambouillet |
| Allégeance | |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Officier de la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationCroix de guerre 1939-1945 |
| Liste des compagnons de la Libération | |
| modifier |
|
Biographie
Henri Le Thomas naît au Havre, en Seine-Maritime le [1].
Il fait partie de la Marine marchande, où il est officier radio de 1925 à 1932. Il passe ensuite dans l'aviation, à Air Afrique, en 1933, comme responsable de poste radio[1].
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Henri Le Thomas est en 1940 le directeur d'une des deux stations de radio de Fort-Lamy, au Tchad[1] : le poste radio d'Air Afrique[2]. À la suite de l'Appel du 18 Juin par le général de Gaulle, il décide d'agir en faveur du ralliement à la France libre[1]. Il devient l'aide direct du gouverneur Félix Éboué qui désire aussi le ralliement et charge Le Thomas d'en envoyer le premier télégramme d'adhésion à de Gaulle[1],[3]. Le Thomas assure les communications avec Londres via la colonie britannique du Nigeria[1].
Le ralliement du Tchad à la France libre devient officiel le , et forme le premier noyau de l'Afrique française libre. Henri Le Thomas assure les communications entre Brazzaville, capitale de l'Afrique française libre, et Londres[2]. Il est envoyé au Cameroun rétablir le service radio, puis cherche à combattre à un poste plus actif[1]. Il s'engage en dans les Forces navales françaises libres[1].
Il est en 1941 membre de l'état-major de la Défense du Pacifique. Il devient le commandant de la Marine en Océanie[1] et en même temps chargé des transmissions des établissements français d'Océanie, puis de Nouvelle-Calédonie, et en 1942 de l'inspection des services de transmissions du Pacifique[1].
Chargé en 1943 de plusieurs missions successives aux États-Unis, à Saint-Pierre-et-Miquelon ensuite, puis à Londres et en France occupée, il s'emploie aussi à convaincre une bonne partie des marins du Richelieu à rejoindre les rangs de la France libre[1].
Il prend part en 1944 au débarquement de Normandie dans le port artificiel d'Arromanches[1].
Il est créé Compagnon de la Libération par le décret du [1].
Après la guerre, il reste officier de Marine mais il est mis à disposition du réseau aérien français et d'Air France dont il réorganise les télécommunications[1]. Malade, il doit cesser son activité en 1958[1].
Henri Le Thomas meurt le à Rambouillet[1]. Il est enterré au cimetière du Perray-en-Yvelines[1] où il s'était installé et dont il présidait le club de football local[4].
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération par décret du 31 Mai 1945
Croix de guerre -
Médaille de la Résistance française avec rosette par décret du [5]
Médaille de l'Aéronautique
Médaille coloniale
Commandeur de l'Étoile noire (Bénin).