Henri Rousselot

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Henri Rousselot (Gap, - Plouzané, ) est un militaire français, Compagnon de la Libération. Officier issu de l'École navale, il rallie la France Libre en 1940 et combat avec celle-ci pendant la Seconde Guerre mondiale en tant que commandant du sous-marin Rubis. Après le conflit, il occupe de hautes fonctions dans la marine nationale. Il prend rang et appellation de Vice-amiral d'escadre avant d'être versé dans la 2e section.

Avant-guerre

Henri Rousselot naît le à Gap dans les Hautes-Alpes d'un père magistrat[1]. Après des études secondaires à Bourgoin-Jallieu, Chambéry puis Toulon, il entre à l'École navale en 1931. À l'issue de sa formation à l'École navale, il participe à la croisière d'application des élèves officiers sur le navire-école Jeanne d'Arc en 1933. En , il embarque sur le transport d'hydravions Commandant Teste comme enseigne de vaisseau de 2e classe[2]. Enseigne de vaisseau de 1re classe en 1935, il embarque sur le sous-marin Rubis en [3].

Seconde Guerre mondiale

En , il est toujours à bord du Rubis comme officier en second[1]. Le sous-marin est mis à disposition de l'amirauté britannique par le gouvernement français. Basé à Harwich puis à Dundee où il intègre une flottille de sous-marins de la Royal navy. Le Rubis commandé par Georges Cabanier opère en mer du Nord et mer de Norvège[3]. En juin, alors qu'est signé l'armistice du 22 juin 1940, le sous-marin mouille des mines dans le chenal de Trondheim. De retour à la base de Dundee et apprenant la nouvelle de l'armistice, l'équipage du Rubis se rallie immédiatement à la France libre[2]. Maintenu à son poste d'officier en second, Henri Rousselot est promu lieutenant de vaisseau en septembre. Il est désigné comme nouveau commandant du Rubis le . Sous les ordres de son nouveau commandant, le Rubis effectue vingt opérations de guerre, pour la plupart des mouillages de mines[1].

Après une navigation dans le golfe de Gascogne, le sous-marin retourne en Norvège où il est chargé de miner les chenaux menant au port d'Egersund[1]. Au cours de cette mission, il parvient à couler un cargo mais est pris en chasse par les allemands. Sous la protection de la Royal Air Force, le Rubis parvient cependant à rejoindre sa base. Le sous -marin est décoré de la Croix de la Libération le , des mains du général de Gaulle[3].

D' à , Henri Rousselot effectue de nombreuses opérations de mouillages de mines dans le golfe de Gascogne et au large de l'Île de Sein, alternant avec des périodes de carénage[1]. Puis, après une période d'entraînement, il opère de nouveau en Norvège et contribue à paralyser le trafic ennemi dans le secteur grâce à la précision de ses mouillages de mines[3]. L'équipage du Rubis termine la guerre à terre à l'occasion d'une nouvelle période de réparations du sous-marin. Sous les ordres d'Henri Rousselot, le sous-marin a coulé par mines dix cargos et sept bâtiments de guerre, et un cargo à la torpille[1].

Après-guerre

Promu capitaine de frégate, Henri Rousselot prend le commandement de l'école des élèves-aspirants de réserve de 1945 à 1947 puis il commande conjointement de 1947 à 1950 l'école anti-sous-marins et le contre-torpilleur Tigre[2]. Capitaine de vaisseau en 1951, il commande le centre de sous-marins de Lorient et la 2e escadrille de sous-marins avant d'être nommé commandant de la Marine à Cherbourg[3]. De 1952 à 1953, il est l'adjoint du contre-amiral commandant le groupe d'action anti-sous-marine (GASM), puis Il est désigné pour commander le dépôt des équipages de la flotte de Brest jusqu'en 1954[1].

Commandant de la 2e escadrille de dragueurs de mines à Brest, il est ensuite nommé major général du port de Lorient. Promu contre-amiral, Henri Rousselot est nommé commandant de l'Arrondissement maritime de Rochefort de 1959 à 1960. De 1960 à 1965, il est successivement major général du port de Sidi-Abdallah en Tunisie, puis commandant de la 2e flottille d'escorteurs rapides à Toulon et membre de l'état-major de la marine nationale à Paris[2]. Il est promu vice-amiral en 1965. En 1967, il prend rang et appellation de Vice-amiral d'escadre et est nommé préfet maritime de la 1re région à Cherbourg jusqu'en 1969. Il est ensuite nommé préfet maritime maritime de le 2e région à Brest de 1969 à 1972[3]. Parallèlement, il est membre du conseil de la Marine de 1958 à 1972[1]. Quittant le service actif en 1972, Henri Rousselot meurt le à Plouzané dans le Finistère[1]. Après des obsèques à Brest, ses cendres sont dispersées au large de Toulon au-dessus de l'épave du sous-marin Rubis qu'il avait commandé pendant la guerre et où repose déjà son ancien commandant Georges Cabanier[1].

Décorations

Références

Voir aussi

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