Herizo Jossicher Razafimahaleo, né le à Ihosy et mort le à Antananarivo[1], est un homme politique malgache, ministre des Affaires étrangères de 1997 à 1998. Il concourt à trois reprises à l'élection présidentielle.
Razafimahaleo est le candidat du LEADER-Fanilo à l'élection présidentielle de 1996, arrivant en troisième position avec 15,13% des suffrages[2]. Le , il annonce son ralliement à Ratsiraka au second tour de l'élection ayant lieu le lendemain. Le soutien de Razafimahaleo est crucial pour la victoire de Ratsiraka sur Albert Zafy[réf.nécessaire].
Le , Ratsiraka entre en fonction et nomme comme Premier ministre Pascal Rakotomavo qui forme son gouvernement le , dans lequel Razafimahaleo, chargé des Affaires étrangères, est l'un des trois vice-Premiers ministres[3]. Il quitte le gouvernement en , lors de la formation du nouveau gouvernent de Tantely Andrianarivo.
Razafimahaleo est de nouveau candidat à la présidentielle de 2001, recevant près de 4% des suffrages et prenant la quatrième place. Une crise politique grave suit cette élection, et Ratsiraka et son principal adversaire, Marc Ravalomanana, se disputent la victoire de l'élection. Razafimahaleo quitte ses fonctions de président national du LEADER-Fanilo et quitte la vie politique le [4].
En 2006, il revient dans la vie politique en donnant le une conférence de presse dans laquelle il critique âprement Ravalomanana, puis il annonce officiellement en septembre son intention de participer à l'élection présidentielle qui se tient à la fin de l'année. Dans les jours précédents, plusieurs observateurs[Qui?] le considèrent comme le principal adversaire de Ravalomanana. Cependant Razafimahaleo termine seulement à la quatrième place en récoltant 9,03% des votes selon les résultats officiels. Il obtient son meilleur résultat dans la province d'Antsiranana où il remporte 22,44% des suffrages puis dans celle de Fianarantsoa avec 16,37%[5].
Razafimahaleo s'oppose à la réforme constitutionnelle proposée par référendum en 2007 et participe au comité national pour la campagne du non comme coordinateur d'action[6].
Razafimahaleo décède le à Antananarivo, après avoir été hospitalisé pour une déficience rénale qui a causé une déshydratation généralisée. Il subit quatre arrêts cardiaques et meurt à l'hôpital. Sa famille décline la proposition de funérailles nationales. Son corps est emporté à Ambositra et inhumé le [7].