Hermann Haller (sculpteur)

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Décès
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ZurichVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière privé Promenade Haute (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Hermann Haller
Biographie
Naissance
Décès
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ZurichVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière privé Promenade Haute (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Académie des Beaux-Arts de Stuttgart (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Conjoint
Chichio Haller-Trillhaase (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de

Hermann Haller est un sculpteur suisse, né le à Berne et mort le à Zurich.

Hermann Haller vers 1940, Photo: Hilmar Lokay


Considéré comme l'un des fondateurs de la sculpture moderne en Suisse, il est plus modeleur que sculpteur.

Origines et famille

Hermann Haller naît le à Berne. Il est originaire de Zofingue, dans le canton d'Argovie[1], dont la famille possède le droit de bourgeoisie depuis le xvie siècle[2]. Son père, Friedrich Haller[1], est ingénieur mécanicien et le premier directeur de l'Office fédéral de la propriété intellectuelle[3] ; sa mère, née Susanna Ackermann[1], est enseignante[4]. Il est le neveu du conseiller national Theodor Haller (de)[1] et l'oncle du compositeur Hermann Haller (de)[réf. nécessaire]. Il a un frère aîné[2].

Il se marie à trois reprises. La première fois en , à Düsseldorf[réf. nécessaire], avec la cantatrice Gerda Agnes von Wätjen[1], fille du conseiller gouvernemental Hermann von Wätjen (de)[5], petite-fille maternelle[réf. nécessaire] du peintre Benjamin Vautier et sœur du peintre Otto von Wätjen[4] ; la deuxième fois en [4], avec la peintre berlinoise Felicitas Trillhaase[2], dite Chichio, fille du peintre naïf Adalbert Trillhaase (de)[4] ; et la troisième fois en 1945 avec la fille de l'anatomiste d'Heidelberg Hermann Braus, l'artiste Hedwig Braus[1], qui devient son élève avec qui il vit à partir de 1919[4].

Il a un fils, Peter, né en 1909 de son premier mariage[4].

Études et voyages

Il décide de devenir peintre à l'âge de 14 ans, en voyant les tableaux du peintre Ferdinand Hodler lors d'une exposition à Vevey, dans le canton de Vaud[4]. C'est d'ailleurs Hodler qui reconnaît à Haller, alors âgé de 17 ans, un grand talent.

Après avoir obtenu sa maturité gymnasiale à Berne, il commence des études d'architecture à Stuttgart en 1898[1], mais suit en secret à partir de l'automne 1899 des cours de peinture dans l'école privée de Heinrich Knirr[4], où il retrouve un camarade de classe de Berne, Paul Klee. Ils s'inscrivent en 1900[1] ou 1901 à l'Académie des beaux-arts de Munich, où ils suivent les cours de Franz von Stuck[4]. Ils voyagent ensemble en Italie d' à [6].

À partir de 1901, il étudie à l'Académie d'État des beaux-arts de Stuttgart (de), dans la classe de Leopold von Kalckreuth[1]. C'est à cette époque qu'il se lie d'amitié avec le peintre Karl Hofer et le poète Alfred Mombert[7].

Mécénat et parcours artistique

Le mécène de Winterthour Theodor Reinhart (de), qui est également lié au poète de Heidelberg par son fils Hans, qui est un ami de Mombert, permet à Haller, comme Hofer, de passer plus de temps à Rome dans la Villa Strohl-Fern, où il se consacre à la sculpture et réalise, après une visite de Mombert, le buste en plâtre de ce dernier. En 1907, Hermann Haller se fait connaître grâce à un hommage rendu dans une revue artistique.

L'atelier de Haller à Zurich

De 1909[8] jusqu'au déclenchement de la Première Guerre mondiale, il vit avec sa famille à Paris[8], où il entre en contact avec le cercle d'artistes du Café du Dôme par l'intermédiaire de son beau-frère, le peintre Otto von Wätjen, et de sa future épouse Marie Laurencin et se lie d'amitié avec Ernesto de Fiori et Rudolf Levy. Les Haller passent les mois d'été dans la maison balnéaire de Wätjen au Cap Ferret, près d'Arcachon[9]. En 1914[8], Haller retourne en Suisse et travaille à Zurich comme sculpteur de figures à succès. À Zurich, il se lie d'amitié avec Hermann Hubacher et devient plus tard son témoin de mariage.

Entre 1921 et 1923, Braus et Haller entreprennent divers voyages d'études à Paris et en Italie ; ils passent les mois d'hiver à Berlin, d'abord chez le marchand d'art Paul Cassirer, puis chez Fritz Huf (de), dans l'atelier duquel Haller travaillait.

Jeune avec Grive bleue (Fontaine Widmann, Berne)

Dans les années 1920, Haller est l'un des sculpteurs les plus connus du monde germanophone. En 1922, Haller créé la figure en bronze d'un jeune avec une grive bleue pour la fontaine Widmann (de) sur le Hirschengraben (de) à Berne[10]. À Zurich, il est à cette époque le sculpteur de figures le plus important de Suisse. En 1933, l'Université de Zurich lui décerne un doctorat honorifique. Avec Cuno Amiet, il représente la Suisse à la Biennale de Venise en 1934. Haller est membre à part entière de la Ligue des artistes allemands jusqu'à sa dissolution par les nationaux-socialistes en 1936[11].

En 1937, sa sculpture Fille à genoux (terre cuite, peinte, hauteur 33 cm, 1921/1922) est confisquée au Palais du Prince-héritier (de) par la Galerie nationale de Berlin dans le cadre de l'action nazie « Art dégénéré », mais est restituée en 1939.

En 1949, Haller reçoit le prix d'art de la ville de Zurich. La même année, avec son ami Jakob Probst (de), il participe à la troisième exposition plastique internationale au Musée d'art de Philadelphie.

Haller séjourne encore et encore à Ascona.

Décès et sépulture

Il meurt le à Zurich[1]. Ernst Morgenthaler prononce l'éloge funèbre au Fraumünster.[réf. nécessaire]

Il est enterré au cimetière privé Hohe Promenade (de).[réf. nécessaire]

Réalisations

Notes et références

Liens externes

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