Hermes (Oise)

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Hermes
Hermes (Oise)
La mairie.
Blason de Hermes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Intercommunalité CA du Beauvaisis
Maire
Mandat
Grégory Palandre
2020-2026
Code postal 60370
Code commune 60313
Démographie
Population
municipale
2 466 hab. (2023 en évolution de −1,28 % par rapport à 2017)
Densité 210 hab./km2
Population
unité urbaine
4 981 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 49° 21′ 30″ nord, 2° 14′ 48″ est
Altitude Min. 43 m
Max. 139 m
Superficie 11,72 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hermes
(ville-centre)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Mouy
Législatives 2e circonscription de l'Oise
Localisation
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Hermes
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Hermes
Liens
Site web https://www.ville-hermes.fr/

Hermes est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

L'abbaye cistercienne de Froidmont, dépendant du diocèse de Beauvais, se trouvait sur le territoire de cette commune.

Description

Hermes est une petite ville picarde du Beauvaisis située à 14 km à vol d'oiseau au sud-est de Beauvais, 12 km à l'ouest de Clermont, 20 km au nord-ouest de Creil et 16 km au nord-est de Méru

Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Paris, dans l'unité urbaine et dans la zone d'emploi de Beauvais et dans le bassin de vie de Bresles. Elle est la ville-centre de son unité urbaine[I 1]

Communes limitrophes

Accolée à Berthecourt avec laquelle elle partage une gare, Hermes est séparée topologiquement de ses autres voisines. La départementale 12 la relie à Bailleul-sur-Thérain et Saint-Felix. Bresles et La Neuville-en-Hez sont séparées de Hermes par l'avancée de la forêt de Hez-Froidmont, tandis que Heilles et Mouchy-le-Châtel se trouvent de l'autre côté d'une zone marécageuse.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 11,72 km2 ; son altitude varie de 43 à 139 mètres[3].

Dominée par le Mont de Hermes (139 m), la zone habitée est limitée naturellement par la forêt de Hez-Froidmont au nord, et une zone marécageuse au sud. La majorité de la zone habitée se trouve dans le creux de la vallée du Thérain.

Hydrographie

Réseau hydrographique

Le Thérain à Hermes.
Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Hermes.

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Trye[4], le Sillet[5], le fossé 01 de la commune de Hermes[6], le fossé 03 de la commune de Bresles[7], le ruisseau de Parisis[8] et divers bras du Thérain[9],[10],[Carte 1].

Le Thérain, d'une longueur de 94 km, prend sa source dans la commune de Gaillefontaine et se jette dans l'Oise à Saint-Leu-d'Esserent, après avoir traversé 43 communes[11].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le plan d'eau du Bois de Marolle (1,1 ha)[Carte 1],[12].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Sensée ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 219 km2 de superficie, délimité par le bassin versant du Thérain. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit est, en 2024, en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat intercommunal de la Vallée du Thérain (SIVT)[13].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[14]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[15]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[16] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[17]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[18],[19].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 668 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[14]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tillé à 15 km à vol d'oiseau[20], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 655,5 mm[21],[22]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,7 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

L'extrémité ouest de la Forêt domaniale de Hez-Froidmont se trouve sur le territoire d'Hermes.

Urbanisme

Typologie

Au , Hermes est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[23].

Elle appartient à l'unité urbaine de Hermes[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[24],[I 1].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (50,8 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,6 %), terres arables (29,3 %), zones urbanisées (7,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,4 %), zones agricoles hétérogènes (6 %), prairies (4,3 %)[25].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Lieux-dits, hameaux et écarts

Hermes est un regroupement d'anciens hameaux fédérés en une seule unité administrative, à savoir : Blainville, Carville, Friancourt, Hermes, Granville, Méhécourt, Marguerie. Ces hameaux sont soit connexes le long du Thérain, soit des écarts situés au milieu d'une portion cultivée de la commune.

Habitat et logement

En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 1 106, alors qu'il était de 1 059 en 2016 et de 1 057 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 91,5 % étaient des résidences principales, 1 % des résidences secondaires et 7,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 81,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 17,9 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Hermes en 2021 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1 %) par rapport au département (2,4 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement à Hermes en 2021.
Typologie Hermes[I 3] Oise[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 91,5 90,5 82,2
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1 2,4 9,7
Logements vacants (en %) 7,5 7 8,1

Voies de communication et transports

Les quais de la gare en 2012.

La commune est desservie par la départementale 12 reliant Beauvais à Creil dans la partie nord de l'agglomération. La départementale 125 traverse toute la longueur de Hermes pour franchir le Thérain en centre-bourg, en direction de Noailles et la nationale 1.

La commune est desservie par la gare d'Hermes - Berthecourt, où les trains TER Hauts-de-France effectuent des missions entre les gares de Creil et de Beauvais.

La commune est desservie, en 2023, par le service de transport à la demande Corolis à la demande - Zone Est du réseau de transports en commun de Beauvais Corolis et par les lignes 6101, 6143 et 6144 du réseau interurbain de l'Oise[26].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes ad pontem Harmis (vers 1060) ; apud Harmas (1134) ; terra Hermarum (1136) ; Hermarum terra (1143) ; de Harmis (1147) ; Oddo de Harmis (vers 1150) ; Harmae (1154) ; in Armas (1164) ; Harmes (1164) ; Harmoe (1170) ; de Armis (1175) ; Matildis de Harmis (1179) ; Harmii (1191) ; in foresta de Halmes (1211) ; Petrus decanus de Harmis (1214) ; Johannes de Harmis (1227) ; apud Harmes (1231) ; et pontem Harmarum (1237) ; juxta Harmas (1237) ; territorium Harmiorum (Harmarum) (vers 1240) ; Halmes (vers 1250) ; Harmes (1431) ; eccl. de Harmes (XVIe) ; Hermes (1830)[27].

Pluriel de l'oïl erme « terre inculte »[28],[29]. Le latin classique utilisait un mot hérité du grec eremus pour désigner le désert, la solitude. Eremus a gardé ce sens de désert, de solitude, d'ermitage, mais, parallèlement, est apparu le sens rural de « lande stérile », en bas latin herma terra. Le latin chrétien a emprunté au grec le terme « ermite », « celui qui vit dans la solitude ».

Le nom d'origine Mons Hermarum (ou mont d'Hermès) évoquerait le culte de ce dieu, rencontré en Belgique et dans le Nord de la France (Belgica romaine)[30][Information douteuse].

Histoire

Préhistoire

Hermes est un lieu habité depuis des millénaires. Avec la commune de Bailleul-sur-Thérain, elle constitue l'un des deux pôles prouvés d'habitation néolithique dans la vallée moyenne du Thérain. Un dolmen-ossuaire contenant quelque 400 restes y a été trouvé en 1837[réf. nécessaire].

Antiquité

Implantée en plein pays bellovaque, la bourgade est le seul gué à la ronde sur le Thérain, dont le cours était plus important qu'aujourd'hui. Le village était à l'extrémité d'une route gauloise le reliant à Clermont, et une étape sur la route reliant Beauvais à Senlis. Elle a vu se dérouler en 51 av. J.-C. un des épisodes guerriers de la campagne de César contre les Belges sur une proéminence toute proche, aujourd'hui encore appelée Mont-César (située sur le territoire de Froidmont). Elle fera l'objet par la suite d'une occupation gallo-romaine. Ce vicus romain est désigné sous le nom de Ratumagus[31], d'après le nom retrouvé sur une statue équestre exhumée lors des fouilles de l'abbé Hamard (dès 1877).

Moyen Âge

Les mêmes fouilles effectuées par l'abbé Hamard sur le Mont de Hermes mettent au jour une nécropole mérovingienne qui livrera plusieurs milliers d'objets[réf. nécessaire].

Le territoire de la future Hermes est contrôlé par les moines cisterciens de l'abbaye de Froidmont, abbaye-fille de l'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp fondée en 1134. On trouve trace en 1143 d'un Mons Hermarum qui devient en 1170 Harmae. Il semble faire l'objet d'une lutte d'influence entre les pouvoirs seigneurial et religieux.

Sous protection des comtes de Clermont, Harmae voit se construire en 1187 une forteresse sur ordre de Catherine de Clermont, future épouse de Louis, comte de Blois. L'évêque de Beauvais Philippe de Dreux fera détruire cette forteresse peu après. Une nouvelle fois relevée, elle perdurera jusqu'au XVe siècle. Elle est connue comme un repaire de brigands lors de la guerre de Cent Ans et la grande Jacquerie, et sera définitivement détruite en 1431[réf. nécessaire].

Temps modernes

La date d'apparition de la dénomination moderne Hermes est inconnue, mais est déjà constatée sur la carte de Cassini, dont les relevés ont été terminés en 1789.

Révolution française et Empire

La Révolution française marque la fin de la domination abbatiale, et crée la commune.

Époque contemporaine

La gare d'Hermes - Berthecourt au début du XXe siècle.

En 1857 le chemin de fer arrive avec la mise en service de la gare d'Hermes - Berthecourt sur la ligne de Creil à Beauvais, construite de 1855 à 1857 pour le compte de la Compagnie des chemins de fer du Nord. Elle comportait deux voies jusqu'en 1947. Aujourd'hui, les croisements de TER se font en gares de Hermes - Berthecourt et de Mouy - Bury. Cette ligne a été empruntée par la célèbre Micheline, un autorail sur pneus, de 1936 à l'entrée en guerre. La gare devient un carrefour ferroviaire en 1879, lors de l'ouverture de la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique du réseau des chemins de fer départementaux de l'Oise de la ligne d'Hermes à Beaumont (ou HB), et qui acheminait jusqu'en 1959 marchandises (essentiellement des briques fabriquées à Noailles et des betteraves) et voyageurs sur les 32 km de ligne séparant Hermes de Beaumont. L'écartement spécifique des rails de cette ligne obligeait à un transbordement en gare de Hermes pour acheminer les marchandises[32],[33],[34].

Durant la seconde Guerre mondiale, la gare de Hermes-Berthecourt a subi de nombreux bombardements alliés, l'armée allemande utilisant la voie ferrée pour transporter les V1 entreposés dans les carrières de Saint-Maximin[35].

Fin 2016, les maires de Berthecourt et d'Hermes envisagent la fusion de leurs communes sous le régime de la commune nouvelle, soulignant les liens anciens liant leurs habitants et la nécessité de concevoir de manière coordonnée l'aménagement du quartier de la gare[36].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Noailles[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Mouy

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Oise.

Intercommunalité

La commune faisait partie de la communauté de communes rurales du Beauvaisis (CCRB), un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[37], le préfet de l'Oise a publié en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, qui prévoit la fusion de plusieurs intercommunalités, et en particulier de la communauté d'agglomération du Beauvaisis et de la communauté de communes rurales du Beauvaisis, de manière à créer un nouvel EPCI rassemblant 44 communes pour 93 341 habitants[38]. Malgré les réticences du président de la CCRB[39], le schéma est entériné[40],[41].

La fusion prend effet le , et la commune est désormais membre de la communauté d'agglomération du Beauvaisis (CAB).

Politique locale

L'élection municipale de 2014 a été annulée par le tribunal administratif d'Amiens puis, en mai 2015 par le Conseil d'État en raison du très faible écart de voix (5 bulletins) obtenues par les listes et d'une propagande irrégulière de M. Pagny[42]. Le premier tour des élections municipales partielles qui ont suivi a vu la victoire de l'équipe de Grégory Palandre sur celle de Laurent Pagny[43], et le conseil municipal a élu le nouveau maire le 4 juillet 2015[44].

Liste des maires

De 1789 à 1799, les maires étaient élus pour un mandat de deux ans et rééligibles, ce qui explique le nombre de mandats de M. Isore. Par la suite, les préfets nommèrent les maires jusqu'en 1871, d'où les mandats de longueur irrégulière constatés sur cette période. Le mandat moderne (six ans, renouvelable) remonte à cette date.

Liste des maires successifs depuis la Libération de la France[Note 5],[45].
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Georges Levasseur    
1945 1947 Fernand Ruelle    
1947 1953 Léon Derebergue    
1953 1960 Amand Brault[46],[47] PCF Ouvrier tourneur sur bois, journaliste
Membre de l'Assemblée constituante de 1946
Député de l'Oise (1946 → 1955)
Croix de guerre 1914-1918
Mort en fonction
1960 1964 Marius Bressieux    
1964 1965 Lucien Ansotte    
1965 1977 Guillaume Vandenplas    
1977 2008[48] Roland Caron[49] PCF puis MDC
puis SE
Technico-commercial
22 mars 2008[50] 18 mai 2015[42],[51] Laurent Pagny PRG Mécanicien à la RATP
Élection de 2014 annulée par le Conseil d'État
4 juillet 2015[43],[44],[52] en cours
(au 6 juin 2023)
Gregory Palandre SE Cadre commercial
Vice président du SIVT[Quoi ?]
Réélu pour le mandat 2020-2026[53]

Instances de démocratie participative

La commune s'est doté en 2014 d'un conseil municipal des jeunes[54].

Distinctions et labels

La commune a reçu en 2018 la distinction d'un laurier du label « Ville active & sportive » pour son engagement en faveur du sport et ses nombreux équipements sportifs.

Elle a obtenu dès 2022 le label « Terre de jeux 2024 » pour sa mobilisation en préparation des Jeux olympiques d'été de 2024[55].

Équipements et services publics

Un marché forain se tient les dimanches, place de l'Église.

Espaces publics

Au concours des villes et villages fleuris, Hermes a été primé à plusieurs reprises depuis 2017 : prix spécial Effort de fleurissement en 2017 et 2019, prix spécial de la Commémoration du centenaire 2014-2018 en 2018, Troisième prix dans la 3e catégorie en 2021 et 2022.

Enseignement

Les enfants de la commune sont scolarisés à l'école maternelle Louis-Aragon et à l'école primaire Elsa-Triolet ou à l'école élémentaire Edmond-Léveillé[56].

Santé

Afin de réduire les coûts des soins, la municipalité a organisé en 2016 une mutuelle communale, permettant ainsi la souscription à un tarif de groupe une complémentaire santé[57].

Une maison de santé pouvant accueillir 11 professionnels de santé a été installée en 2023 par la commune dans les locaux d'une ancienne pharmacie[58],[59].

Justice, sécurité, secours et défense

Un Centre de Première Intervention (CPI) de sapeurs pompiers se trouve rue de Mouy.

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[60]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[61].

En 2023, la commune comptait 2 466 habitants[Note 6], en évolution de −1,28 % par rapport à 2017 (Oise : +0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
570663650750750759768754754
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7608549421 0911 2021 2741 3471 3511 306
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3901 4911 5771 5611 5571 4741 4061 3121 295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 6351 5881 8021 8281 9642 3312 3902 3912 539
2014 2019 2023 - - - - - -
2 4632 5092 466------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[62].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune.

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,5 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,7 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 233 hommes pour 1 271 femmes, soit un taux de 50,76 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,11 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[63]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ou +
0,5 
4,5 
75-89 ans
6,4 
14,8 
60-74 ans
14,9 
21,1 
45-59 ans
20,7 
19,7 
30-44 ans
20,0 
17,7 
15-29 ans
17,0 
22,0 
0-14 ans
20,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2022 en pourcentage[64]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,4 
5,8 
75-89 ans
7,8 
15,7 
60-74 ans
16,5 
20,8 
45-59 ans
19,9 
19,3 
30-44 ans
19,4 
17,6 
15-29 ans
16,2 
20,4 
0-14 ans
18,8 

Économie

Le site historique de conditionnement de boissons Hermes Boissons, rue de Marguerie, créé en 1880 comme laiterie, puis devenu une usine de production de jus dans les années 90, sous les noms de Fruvita, Dole Food, Tropicana, et qui employait à sa liquidation 70 salariés en novembre 2022[65], est repris en 2023 par les Agromousquetaires, une entreprise du groupe Agromousquetaires, qui prévoient d'y créer une centaine d'emplois dans le secteur de la production et de l'embouillage des jus de fruits et des boissons végétales[66].

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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