Hippolyte Piozin

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Naissance
La Tronche (Isère)
Décès (à 80 ans)
Bordeaux (Gironde)
OrigineDrapeau de la France France
Hippolyte Piozin
Naissance
La Tronche (Isère)
Décès (à 80 ans)
Bordeaux (Gironde)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Infanterie
Grade Capitaine
Années de service 19341946
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Officier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945

Hippolyte Piozin, né le à La Tronche et mort le à Bordeaux, est un militaire, résistant et fonctionnaire français, Compagnon de la Libération.

Jeunesse et formation

Hippolyte Piozin naît le à La Tronche en Isère[1],[2]. Son père, soldat au 140e régiment d'infanterie, meurt pour la France le alors que le petit Hippolyte n'a qu'un an[2],[3]. Reconnu pupille de la Nation, il étudie au Prytanée national militaire de La Flèche avant d'intégrer, en 1934, l'École spéciale militaire de Saint-Cyr dans la promotion Alexandre Ier où il côtoie entre autres Jean Bulle et le futur général de Galbert[4]. Envoyé en Afrique en , il est affecté au Bataillon de tirailleurs sénégalais de l'Afrique-Équatoriale française au Moyen-Congo[4]. Il est promu lieutenant en avant d'être muté au Bataillon du Moyen-Congo en [4].

Seconde Guerre mondiale

Toujours en poste en Afrique au moment de la bataille de France, il décide de s'engager dans les forces françaises libres au moment du ralliement du Congo à la France libre le [4]. Affecté au Bataillon du Pool, il combat au Soudan anglo-égyptien avant d'être muté au Bataillon de marche no 5 (BM5)[4]. Après avoir été promu capitaine en , il est engagé dans la guerre du désert et participe à la seconde bataille d'El Alamein[4]. Lors de la campagne de Tunisie au printemps 1943, il se distingue lors de la bataille de Takrouna en prenant d'assaut une position fortifiée ennemie malgré une blessure par éclats de grenade[5],[4]. Il prend ensuite part à la campagne d'Italie d'avril à , puis au débarquement de Provence en août suivant[4]. Après la bataille de Toulon, il participe à la libération de la France jusqu'à la bataille d'Alsace où, malgré des problèmes de santé, il refuse de se faire évacuer et mène sa compagnie lors de l'assaut de la forêt de l'Illwald le [4]. Le BM5, subordonné à la 1re division française libre, part ensuite participer aux opérations dans les Alpes[4]. Après avoir combattu sur le massif de l'Authion, Hippolyte Piozin s'empare de Vintimille puis stationne à Golfe-Juan où il est légèrement blessé par un éclat de mortier le jour de la capitulation allemande[4].

Après-Guerre

Hippolyte Piozin reste dans l'armée jusqu'en 1946 puis intègre l'administration coloniale[1]. Affecté au Niger, il est adjoint au chef du cercle de Niamey avant d'être promu chef de la subdivision de Tessaoua[4]. Il est ensuite muté au Soudan français où il est chef de la subdivision de Koulikoro de 1949 à 1950[4]. Quittant ensuite l'administration, il revient en France et devient exploitant agricole dans le Médoc[1].

Hippolyte Piozin meurt le à Bordeaux où il est incinéré[1].

Décorations

Références

Voir aussi

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