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Houdeng-Gœgnies

section de La Louvière, Belgique From Wikipedia, the free encyclopedia

Houdeng-Gœgnies [udɛ̃goɲi(ː)][2] est une ancienne commune de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut. C'est, depuis la fusion des communes de 1977, une section de la ville de La Louvière.

Faits en bref Administration, Pays ...
Houdeng-Gœgnies
Houdeng-Gœgnies
Ascenseur n°1 sur le Canal du Centre.
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement La Louvière
Commune La Louvière
Code postal 7110
Code INS 58001K
Zone téléphonique 064
Démographie
Gentilé Houdinois(e)[1]
Population 9 057 hab. (1/1/2025)
Densité 1 026 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 29′ 17″ nord, 4° 09′ 27″ est
Superficie 883 ha = 8,83 km2
Localisation
Localisation de Houdeng-Gœgnies
Localisation de Houdeng-Gœgnies au sein de La Louvière
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Houdeng-Gœgnies
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Toponymie

Houdeng

Le nom de la localité est attesté sous la forme Hosdenc en 1190 [?], à moins qu'il ne s'agisse de Hodeng[3].

Il est issu du vieux bas francique, correspondant au composé germanique *husidun « maison sur la hauteur »[4], ayant aussi évolué au nord de la France et en Belgique sous les formes Houdan, Houdain, Hodent, Hodenc-l'Évêque, Hodeng-Hodenger, Hesdin, Heusden, Huisduinen, etc. Husi- représente le mot pangermanique hus « maison » (cf. néerlandais huis).

☞ Maurits Gysseling avait en son temps proposé une interprétation différente[5] de ce type toponymique, qui semble abandonnée aujourd'hui : selon cet auteur, il s'agirait d'un ancien appellatif germanique °husid-inja-, dont le radical °husid- représenterait un dérivé participial reposant sur le radical indo-européen *keus- « couvrir, cacher, dissimuler » [comprendre : son degré zéro *kus-] [6], d'où le sens de « lieu caché, dissimulé », etc.

Gœgnies

Le nom de la localité est attesté sous la forme Goineis en 1175[7].

L’origine du nom Gœgnies est plus incertaine, de par son premier élément Gœ(gn)-, sans doute un nom de personne roman ou germanique. Sa terminaison -ies est plus facilement identifiable, elle est issue du suffixe -iacas, variante à l'accusatif pluriel du suffixe gallo-roman -iacum. Cependant, il est possible qu'il s'agisse ici du suffixe -iniacas, allongement du suffixe précédent. -acum est d'origine gauloise -acon (celtique *-ako) et marque la localisation, puis la propriété[8].

Le suffixe -iacas est typique de la Belgique, de la Picardie et d'une partie de la Normandie et a généralement abouti à la terminaison -ies d'innombrables noms de lieux et a pu être utilisé jusqu'au VIIe siècle[9].

Géographie

Quartiers

Les Trieux, Le Gros Saule, Lait Beurré, Couturelle, Trieu Paquet, Le Blanc Pain, Trieu à Vallée et Le Repos des Chasseurs[10].

Évolution démographique

  • Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.

Histoire

Houdeng-Gœgnies est un village dont l’origine remonte au Moyen Âge puisqu’on retrouve mention de son nom[Lequel ?] dans le cartulaire de Saint-Denis (1100-1119)[11].

On a découvert des vestiges belgo-romains sur le territoire de cette commune qui autrefois s’appelait simplement Gœgnies et ce n’est qu’au XVe siècle qu’on confondit ses terres avec celles du territoire voisin des Sires du Rœulx situées dans le village voisin d’Houdeng-Aimeries.

Au cours de la période qui s’étendit du XIIe siècle à la fin du XIXe siècle elle fut un territoire très riche et très convoité et passa sous les contrôles successifs tant des grandes Abbayes que des grandes familles du Hainaut. En effet elle fit partie des possessions foncières des abbayes de Saint-Feuillien du Rœulx (1138-1300), d’Aulne (1157-1231), de Saint-Denis-en-Broqueroie (1234) et de Bonne Espérance (1275). Parmi les familles qui présidèrent à sa destinée on retrouve les Rœulx-Hainaut (1337), les seigneurs du Sart, de la Puissance et de Houdeng et enfin les de Croÿ (1432-1796)[12]. Cette richesse fut aussi source de bien des malheurs car comme dans toute la région les pillages et les massacres y furent légion pendant les guerres de religion et lors du passage des troupes françaises de Louis XIV.

La création du Canal du Centre s'inscrit dans le vaste mouvement d'industrialisation du XIXe siècle visant à améliorer les communications entre les bassins industriels de la Meuse et de l'Escaut. L'idée d'une liaison fluviale à travers la région du Centre remonte au début du XIXe siècle, mais la réalisation du projet fut longtemps freinée par les difficultés techniques liées au dénivelé important séparant les deux bassins hydrographiques[13]. Face à une différence d'altitude d'environ 66 mètres sur une courte distance, les ingénieurs envisagèrent plusieurs solutions avant de retenir le système innovant des ascenseurs à bateaux hydrauliques. Inspirés de réalisations britanniques, ces ouvrages permettaient de franchir les dénivellations tout en limitant la consommation d'eau, facteur essentiel pour l'exploitation du canal. Les travaux du canal débutèrent dans les années 1880. Le premier ascenseur fut inauguré en 1888, tandis que l'ensemble de la liaison navigable fut progressivement achevé jusqu'à l'ouverture complète du canal à la navigation en 1917[14]. Le Canal du Centre historique est particulièrement connu pour ses quatre ascenseurs hydrauliques situés entre La Louvière et Le Rœulx. Construits entre 1888 et 1917, ces ouvrages constituent un exemple remarquable du génie civil de la révolution industrielle. Fonctionnant grâce à la seule force de l'eau, ils permettaient aux péniches de franchir successivement les différents paliers du canal. Les quatre ascenseurs sont aujourd'hui les seuls ascenseurs hydrauliques de ce type encore conservés dans leur état de fonctionnement d'origine à l'échelle mondiale[15]’[14]’[16].

L'infrastructure joua un rôle majeur dans le développement économique régional en favorisant l'exportation du charbon, des matériaux de construction, du verre et des produits sidérurgiques issus du bassin industriel du Centre. Elle contribua également à l'intégration de cette région dans les grands réseaux de transport européens. À partir de la seconde moitié du XXe siècle, l'augmentation du tonnage des bateaux et l'évolution du transport fluvial rendirent toutefois le canal historique insuffisant pour répondre aux besoins modernes[17]. Afin d'adapter la voie d'eau aux convois de plus grande capacité, un nouveau tracé fut aménagé parallèlement à l'ancien canal. Cette modernisation culmina avec la mise en service de l'ascenseur funiculaire de Strépy-Thieu, ouvert à la navigation commerciale en 2002[18]. Cet ouvrage, parmi les plus grands ascenseurs à bateaux du monde, permet le franchissement d'un dénivelé de plus de 70 mètres et assure désormais l'essentiel du trafic fluvial. Depuis lors, le canal historique est principalement consacré aux activités touristiques et patrimoniales[16]. La valeur exceptionnelle du site a été reconnue au niveau international lorsque les quatre ascenseurs hydrauliques et leur environnement ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998. Cette inscription souligne l'importance du Canal du Centre comme témoignage exceptionnel du patrimoine industriel européen de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle[16].

Liste des bourgmestres de 1830 à 1977

  • Nicolas Defer, de 1851 à 18??[19].
  • Paul Houtard, de 1879 à 1883 et de 1888 à 1914 (Parti libéral).
  • Léon Duray, de 1934 à 1960 (POB-PSB).

Patrimoine et culture

Patrimoine architectural

  • L'église Saint-Géry, la première église fut construite à l'extrémité sud de la rue de la Poste et à l'angle formé de cette rue ave la rue Léon Duray. Cette église était de style classique qui datait probablement de la seconde moitié du XVIIIe siècle[20], qui aurai été construite en même temps que celle de Houdeng-Aimerie[21]. En 1608, une première compagne de reconstruction semble avoir été menée par l'abbaye Saint-Denis-en-Broqueroie. L'édifice religieux comprenait quatre travées et un chœur de la même hauteur fermé par une abside semi-circulaire. Une tour accolée à l'ouest du sanctuaire datait de 1561[22]. En 1901, le conseil communal décida de lancer un projet pour construire une nouvelle église. L’emplacement choisi était l’ancien cimetière au centre de la commune[23]. Le plan initial de l’architecte Fernand Bodson[20], daté de 1904, prévoyait que l’édifice soit orienté avec le chevet du côté de la place et l’entrée à l’arrière. Mais un groupe d’habitants vivant sur la place adressa une lettre à l’administration communale pour demander un plan où la façade principale et l’entrée donneraient sur la place[24]. La construction de l’église, de style néo-gothique, eut lieu de 1905 à 1907, l’ameublement fut réalisé entre 1909 et 1910, et les vitraux, signés Bardenhewer, furent installés en 1911[24].
  • L'ancienne maison communale, construite en 1862, elle est située rue des Trieux[25]’[26].
  • L'ancienne gare, construite en 1859 et fermée en 1963[27]’[28]’[25] elle est située rue Alfred Schelfaut.
  • La chapelle Saint-Blaise, située rue Léon Houtart[24].
  • La villa Colinet, bâtie en 1940 dans un style Art déco, est située rue André Renard[29].
  • L'ancienne maison du peuple, située rue Paul Houtard, elle fut ouverte dans une maison acheté par la coopérative Le Progrès en 1893[30].
  • Le monument aux morts, situé sur la place communale.

Culture

À la mi-Carême, le carnaval du Laetare de Houdeng-Goegnies bat son plein. Ces festivités existent depuis 1886, tandis que celles d'Houdeng-Aimeries ont vu le jour entre 1890 et 1920, avant de fusionner en un seul carnaval pour les deux communes[31].

Chaque année aux alentours du , se déroule la ducasse d'Houdeng-Goegnies et la ducasse du Trieu en septembre[32].

Enseignement

Économie

Très tôt on a extrait du charbon de terre à Houdeng-Gœgnies. En effet l’exploitation de cette matière première est attestée par la Chronique de Bonne-Espérance de 1299 qui y fait allusion. Cette exploitation se poursuivra de façon continue jusqu’au XIIe siècle. C’est la Société Charbonnière de la Barrette qui y ayant obtenu la concession du site en 1735, y installa la première machine d’extraction du bassin charbonnier du centre. Celle-ci continuera quant à elle sans interruption jusqu'en 1850, passant alors sous le giron de la Société des Charbonnages de Bois-du-Luc.

Au début du XXe siècle, l’industriel britannique Walter Basset implanta à proximité de la gare un établissement spécialisé dans la construction métallique et les activités de fonderie. Cette entreprise participa au développement industriel local durant les premières décennies du siècle[33]. En 1930, l'entrepreneur Ernest Roland reprit l'ancien site des établissements Basset pour y fonder la Société Anonyme des Pavillons. L'usine se consacrait à la fabrication d'appareils sanitaires en grès émaillé et adopta, à partir de 1946, la dénomination commerciale « Sanibel »[33]. En 1957, l'entreprise intégra le groupe Ideal Standard Europe, qui y développa la production d'équipements sanitaires en porcelaine vitrifiée. Cette activité industrielle marqua durablement le paysage économique de la commune en assurant de nombreux emplois dans le secteur de la céramique sanitaire[33]. À la fin du XXe siècle, l'évolution du tissu industriel entraîna une nouvelle reconversion du site. En 1987, les sociétés dirigées par Luc Cabay, actives notamment dans les domaines de l'électricité industrielle, de la location de matériel de chantier et des services techniques, acquirent les terrains ainsi que les bâtiments industriels. Cette reprise permit de maintenir une vocation économique sur cet ancien espace manufacturier tout en l'adaptant à de nouvelles activités correspondant aux besoins du marché contemporain[33].

La révolution industrielle allait bouleverser toute la région car l’extraction intensive du charbon allait faire éclore différentes industries dans tout le pays et par conséquent faire appel à la création et à la construction de nouveaux moyens de communication tels que les chemins de fer mais aussi et surtout de canaux plus larges et pourvus d'ouvrages d'art plus modernes. Houdeng-Gœgnies est traversé par la première section du canal du centre qui lui est équipé d’un système d’ascenseurs hydrauliques révolutionnaires pour l’époque et de nos jours, il fait toujours l’admiration de tous. Il est d’ailleurs repris dans la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Transports en commun

Chemin de fer

Houdeng-Gœgnies possédait autrefois une gare, ouverte au trafic des voyageurs et des marchandises. Cette gare était située sur la ligne 107(Écaussinnes - Saint-Vaast), inaugurée en par la Compagnie des chemins de fer du Centre[34]. En 1870, l’État belge racheta la compagnie exploitant la ligne et inaugura, en 1876, la ligne 114 (Soignies - Houdeng-Gœgnies)[35].

Le trafic des voyageurs prit fin sur la ligne 114 en 1959, tandis que celui des marchandises y prit fin en 1967. Sur la ligne 107, les trains de voyageurs et ceux de marchandises disparurent simultanément en 1965, ce qui entraîna la fermeture de la gare d’Houdeng-Gœgnies. Jusqu’en 1990, la petite portion de la ligne 107 située entre Houdeng et Saint-Vaast resta utilisée par des trains de marchandises locaux[Quoi ?].

La construction du nouveau tracé du Canal du Centre[Quand ?] a entraîné la coupure complète des lignes 107 et 114 à proximité d’Houdeng-Gœgnies. Le pont sur l’ancien tracé du Canal du Centre existe toujours à l’heure actuelle.

Autobus

La gare de Houdeng-Gœgnies dans les années 1900.

La localité est notamment desservie par le bus 30 Anderlues - Morlanwelz - La Louvière - Strépy-Bracquenies - Thieu. Elle l'est aussi par la ligne 82 Mons - Maurage - La Louvière - Trazegnies. La ligne 134 Jolimont - La Louvière - Le Roeulx - Soignies la traverse aussi. Enfin, la ligne 40 relie le complexe Garocentre à la gare de La Louvière Sud via les centres d'Houdeng-Goegnies et de La Louvière. Il faut aussi noter la ligne privée 107 qui relie Jolimont à Ecaussinnes via La Louvière - Houdeng-Goegnies - Mignault et Marche-lez-Ecaussinnes. Hormis cette dernière, toutes Les lignes sont desservies par le TEC HAINAUT Centre avec complément du TEC HAINAUT Mons pour la ligne 82.

Tourisme vert

À Houdeng-Goegnies, le parc du Cercle Horticole, réaménagé en 2002, offre un véritable havre de verdure au cœur du village[36]. Ce charmant espace vert abrite un théâtre et une bibliothèque communale, et accueille aujourd’hui de nombreuses activités culturelles[37]. Une allée droite bordée de frênes à fleurs boules traverse le parc et conduit à une aire de jeux installée à l’ombre d’un majestueux cèdre. Elle relie la chaussée Houtart à la rue de la Couturelle[36].

Galerie de photographies

Sports et vie associative

Sports

Le secteur sportif constitue l'un des piliers de cette vie associative. Parmi les organisations les plus emblématiques figure le Royal Football Club Houdinois, fondé en 1926 à la suite du rapprochement des clubs d'Houdeng-Aimeries et d'Houdeng-Goegnies. Ce club, qui évolue depuis près d'un siècle au sein du paysage footballistique régional, joue également un rôle social important en rassemblant les habitants autour d'activités sportives, éducatives et festives[38]’[39].

Vie associative

Dans le domaine social, plusieurs associations assurent des missions d'accompagnement et d'inclusion. L'ASBL Edelweiss, implantée à Houdeng-Goegnies, accompagne les adultes en situation de handicap dans la réalisation de leurs projets personnels et dans leur intégration sociale. De son côté, l'ASBL L'Essenciel accueille et soutient des adultes présentant un handicap mental ou des troubles associés, en mettant l'accent sur le bien-être, la solidarité et l'autonomie. Ces initiatives illustrent l'importance du secteur associatif dans l'aide aux personnes vulnérables au sein de la localité[40]’[41].

Notes et références

Voir aussi

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Timelines

Top Qs

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