Houdain
commune française du département du Pas-de-Calais
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Houdain est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Houdinois. La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.
| Houdain | |||||
Le centre d'Houdain. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Béthune | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane | ||||
| Maire Mandat |
Isabelle Levent-Ruckebusch 2020-2026 |
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| Code postal | 62150 | ||||
| Code commune | 62457 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Houdinois | ||||
| Population municipale |
6 945 hab. (2023 |
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| Densité | 1 102 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 27′ 10″ nord, 2° 32′ 17″ est | ||||
| Altitude | Min. 45 m Max. 121 m |
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| Superficie | 6,3 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Béthune (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Bruay-la-Buissière (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Bruay-la-Buissière | ||||
| Législatives | Dixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | www.mairie-houdain.fr/fr/ | ||||
| modifier |
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La commune de Houdain (nom officiel depuis 1801), située dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, à 11 km, à vol d'oiseau, au sud-ouest de la commune de Lens, est une commune du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. C'est une commune de type ceinture urbaine selon l'Insee, appartenant à l'unité urbaine de Béthune, avec une population de 6 945 habitants au dernier recensement de 2023, elle a connu un pic de population en 1962 avec 8 869 habitants.
Au XXe siècle, la Compagnie des mines de Bruay y a exploité la fosse no 7 - 7 bis. Depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, parmi les 353 sites du bassin minier inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, un site se trouve dans la commune.
La commune est située sur la route du Patois, route jalonnée de panneaux, accrochés aux murs des fermes ou des maisons, rappelant un dicton en patois artésien[1].
Géographie
Localisation
Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, en Artois, Houdain est une commune, traversée par la Lawe, limitrophe, au nord, de la commune de Bruay-la-Buissière (aire d'attraction) et située, à vol d'oiseau, à 11 km au sud-ouest de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement)[2].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes. Les communes limitrophes sont Beugin, Bruay-la-Buissière, Divion, Haillicourt, Maisnil-lès-Ruitz, Rebreuve-Ranchicourt et Ruitz.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 6,3 km2 ; son altitude varie de 45 à 121 m[3].
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[4].
Il est traversé par trois cours d'eau :
- la Lawe, rivière d'une longueur de 40,97 km, qui prend sa source dans la commune de Magnicourt-en-Comte et se jette dans la Lys au niveau de la commune de La Gorgue[5] ;
- la Brette, d'une longueur de 7,32 km, qui prend sa source dans la commune Fresnicourt-le-Dolmen et se jette dans la Lawe au niveau de la commune[6] ;
- le Fossé d'Haillicourt, d'une longueur de 4,31 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans le Fossé des Sept au niveau de la commune d'Haillicourt[7].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 787 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à 13 km à vol d'oiseau[14], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,5 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,3 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[17]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[18].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[18].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[18].
Milieux naturels et biodiversité
Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4] : le site du Coteau et forêt domaniale d'Olhain, d’une superficie de 614 ha et d'une altitude variant de 103 à 180 mètres. Cette ZNIEFF est située au niveau de la première ligne de crête de la partie nord des collines de l'Artois[19].

Espèces faunistiques et floristiques
L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[20].
Urbanisme
Typologie
Au , Houdain est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune[Note 5], une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[22],[23]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bruay-la-Buissière, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[23]. Cette aire, qui regroupe 2 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[24],[25].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (54,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (40,9 %), terres arables (35,5 %), prairies (16,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,1 %), forêts (2,7 %)[26]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine
Houdain-Haut est constituée d'anciennes cités de vieilles constructions minières identiques qui suivent un programme de rénovation.
Houdain-Bas comporte davantage de bâtiments ruraux, mélange de torchis, de briques et de pierres blanches locales comme à Avesnes-le-Comte. C'est ici que l'on trouve les principaux monuments intéressants tels que l'église, les deux anciens moulins, la chapelle de la rue de Géharie ainsi que la mairie et la fondation Henri-Durant[27].
Logement
En 2021[Note 8], le nombre total de logements dans la commune était de 3 269, alors qu'il était de 3 192 en 2015 et de 3 205 en 2010[Insee 1] , soit une progression du nombre total de logements de 2 % depuis 2010.
Parmi ces 3 269 logements, 91,7 % étaient des résidences principales, (soit 2 996 logements), 0,6 % des résidences secondaires et 7,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 5,5 % des appartements[Insee 2].
Sur les 2 996 résidences principales, 47,3 % sont occupées par des propriétaires, 48,5 % par des locataires et 4,2 % par des personnes logées gratuitement[Insee 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Houdain en 2021 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,6 %) par rapport au département (6,5 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (7,7 %) supérieure à celle du département (7,3 %) et inférieure à celle de la France entière (8,1 %).
Voies de communication et transports
Transports
La commune est située sur la route départementale 341 dite chaussée Brunehaut reliant Arras à Thérouanne. Cependant l'agglomération n'est pas directement sur le tracé de la chaussée Brunehaut mais sur une dérivation.
La commune est desservie par le bus à haut niveau de services (Bhns) de Tadao. Ce bus relie Houdain et Beuvry en passant par Bruay-La-Buissière et Béthune.
La commune était située sur la ligne de Bully - Grenay à Brias, une ancienne ligne de chemin de fer qui reliait, de 1875 à 1990, Bully-les-Mines à Brias.
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Husdinium en 1024 ; Hosdeng en 1072 ; Hosdegh au XIe siècle ; Hosden en 1127 ; Husden en 1131 ; Heusden en 1145 ; Husdenium en 1148 ; Husdein, Husdem de 1154 à 1159 ; Husdain, Housdeng en 1176 ; Hosdain en 1190 ; Hosden au XIIe siècle ; Hosdeign en 1201 ; Housdaing en 1220 ; Hosdein en 1227 ; Housdain en 1235 ; Osdein en 1260 ; Husdignium en 1261 ; Houding en 1267 ; Houdin en 1283 ; Hoesdeng en 1284 ; Housding en 1294 ; Houdinc en 1298 ; Houdaing au XIIIe siècle ; Houdaign en 1306 ; Hodenc-en-Artoys en 1397 ; Oudaing en 1399 ; Houdain en 1433 ; Oudenq-en-Artois en 1471 ; Houdin en 1720[28]; Houdain en 1793 et depuis 1801[3].
Selon le toponymiste Ernest Nègre, le nom de la localité est également attesté sous les formes Hosdenc (1070), Hosden (1104), Husdenc (1177), Hosdainc (1190)[29].
Albert Dauzat et Charles Rostaing définissent Houdain comme venant d'un archétype germanique Husiding sur la base husi-duna, maison sur une hauteur (voir Hodenc-en-Bray, Hodeng, Houdan, Hodent, etc.)[30].
Histoire
Houdain a des origines très anciennes[32]. Au début c’est un village celtique qui était située sur l'axe reliant la capitale des Atrébates à celle des Morins (Arras à Thérouanne). En 2014, des fouilles archéologiques ont mis au jour un espace funéraire gaulois[33].
Le , Anselme de Houdain, présent à Saint-Omer lorsque le comte de Flandre Guillaume Cliton confirme les lois et coutumes de la ville, jure d'observer celles-ci[34].
Le , Yolande de Flandre héritière de Robert de Cassel, seigneur de toute la Flandre maritime, nomme Jacques de Houdain châtelain de Nieppe[35].
Il faut attendre la Renaissance pour qu'Houdain soit érigée en commune, dirigée par les échevins. Elle possède alors sa charte particulière, une abbaye et un couvent de Dominicaines. C'est également sous la Renaissance que François Ier ravage la région qui est alors sous la domination espagnole. En effet, celui-ci, à la tête de ses armées, affronte celles de Charles Quint.
Plus tard, en 1790, Houdain reçoit l'appellation de chef-lieu de canton. 22 communes constituent alors ce canton et il faudra attendre 1801 pour qu'il atteigne 31 communes.
Après la période de la Révolution française naît en 1825, au 36 de l'actuelle rue Roger-Salengro, celui qui deviendra l'inventeur de l'opérette : Florimond Ronger dit Hervé.
Près d'un siècle plus tard, en 1914, la Première Guerre mondiale bouleverse la vie communale. En novembre 1915, la commune est un centre d'instruction pour les fantassins devant monter au front[36]. De violents bombardements ont lieu en 1918. La ville d'Houdain est décorée de la croix de guerre 1914-1918[37] avec citation à l'ordre de l'Armée en hommage aux sacrifices et au courage de la population. Pour faire face à la situation désastreuse de l'après-guerre, il faut faire appel à la main d'œuvre étrangère, notamment polonaise. On débute alors en 1919 le creusement de l'unique fosse d'Houdain (la Fosse no 7) qui sera mise en service 10 ans plus tard en 1929.
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement provisoire nationalise les compagnies minières et crée les Houillères du bassin du Nord et du Pas-de-Calais (HBNPC).
La bataille du charbon s'engage pour redresser le pays. À Houdain, la fosse no 7 tourne à son plein et sa production se renforce de 1944 à 1954 (1 800 tonnes de charbon par jour en 1946). C'est pourtant en 1954 que son exploitation est abandonnée, cela est vécu comme un drame pour la commune et ses habitants car la fosse no 7 est alors leur seule richesse. Le premier , elle est rattachée à la fosse no 6 et sera utilisée comme fosse de service pour le matériel et le personnel. Elle fonctionnera ainsi jusqu'à la fermeture de la fosse no 6 en 1979 et servira à la remontée du matériel de cette dernière. Elle sera finalement remblayée en 1980 et son chevalement datant de 1907 sera abattu le après une extraction totale de 10 349 000 tonnes de charbon.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais[38].
Commune et intercommunalités
La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane qui regroupe 100 communes et totalise 275 736 habitants en 2022[38].
Circonscriptions administratives
La commune est rattachée au canton de Bruay-la-Buissière[38].
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la dixième circonscription du Pas-de-Calais[39].
Élections municipales et communautaires
Élections municipales 2020
Le premier tour des élections municipales de 2020 se déroule le . Le confinement lié à la pandémie de Covid-19 retarde de trois mois la tenue du second tour, qui a lieu le . La maire sortante Isabelle Levent affronte ses deux prédécesseurs Daniel Dewalle et Marc Kopaczyk[40].
- Maire sortant : Isabelle Levent-Ruckebusch (PS)
- 29 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2017 : 7 246 habitants)
- 3 sièges à pourvoir au conseil communautaire (CA de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane)
| Tête de liste | Liste | Premier tour | Second tour | Sièges | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Voix | % | CM | CC | |||
| Isabelle Levent[Note 9] | PS | 814 | 33,80 | 1 136 | 44,46 | 21 | 2 | |
| Daniel Dewalle[41] | PCF | 687 | 28,53 | 1 044 | 40,86 | 5 | 1 | |
| Bernard Maisnil | SE | 355 | 14,74 | |||||
| Marc Kopaczyk[42] | DVG | 385 | 15,99 | 375 | 14,68 | 3 | 0 | |
| Damien Mailly | SE | 167 | 6,94 | 0 | 0 | |||
| Votes valides | 2 408 | 96,82 | 2 609 | 97,93 | ||||
| Votes blancs | 33 | 1,33 | 26 | 1,00 | ||||
| Votes nuls | 46 | 1,85 | 28 | 1,07 | ||||
| Total | 2 487 | 100 | 2 555 | 100 | 29 | 3 | ||
| Abstention | 2 832 | 53,24 | 2 772 | 51,02 | ||||
| Inscrits / participation | 5 319 | 46,76 | 5 327 | 48,98 | ||||
Liste des maires
Jumelages
La commune a été jumelée avec les communes de Kirchberg et de Ełk[50].
Équipements et services publics
Espaces publics
La commune est labellisée « 1 fleur » au concours des villes et villages fleuris[51].
Enseignement
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.
Elle administre trois écoles maternelles (Les Colombes, Marie Curie et Nicolas Copernic), deux groupes scolaires (Blum-Les Colombes et Elby-Copernic) et une école élémentaire (Paul Langevin) et le département gère un collège (Jacques Prévert)[52].
Santé
En 2024, la commune d'Houdain dispose de cinq médecins généralistes, de sept chirurgiens-dentistes, de trois masseurs-kinésithérapeutes, de 28 infirmiers, de deux pharmacies et d'aucun psychologue[Insee 6].
Population et société
Démographie
Les habitants sont appelés les Houdinois[53].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[54]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[55].
En 2023, la commune comptait 6 945 habitants[Note 10], en évolution de −4,15 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,7 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 3 404 hommes pour 3 774 femmes, soit un taux de 52,58 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2021[Note 8], la commune compte 2 967 ménages fiscaux[Note 11], regroupant 7 016 personnes[Insee 7].
Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :
- le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 18 850 €, inférieur à celui du département du Pas-de-Calais (20 720 €) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 €)[Insee 7],[Insee 8],[Insee 9] ;
- le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 22 %, de 18,4 % au niveau du département et de 14,9 % au niveau de la métropole[Insee 10],[Insee 11],[Insee 12] ;
- la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 35 %, de 44,1 % au niveau du département et de 53,4 % au niveau de la métropole[Insee 7],[Insee 8],[Insee 9].
Entreprises et commerces
Commerces et services
En 2024, la commune d'Houdain dispose de trois grandes surfaces (hypermarché et/ou supermarché), de trois boulangeries et/ou pâtisseries, de dix salons de coiffure, d'une station-service et d'une station de recharge de véhicules électriques[Insee 13].
Agriculture
La commune est dans le « Béthunois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[59]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est la culture de fleurs et/ou horticulture diverse[Carte 2].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 16 | 4 | 5 | 4 |
| SAU[Note 13] (ha) | 382 | 316 | 378 | 282 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 16 lors du recensement agricole de 1988[Note 14] à 4 en 2000 puis à 5 en 2010[61] et enfin à 4 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 75 % depuis 1988. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 382 ha en 1988 à 282 ha en 2020[Carte 4]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 24 à 71 ha[61],[Carte 4].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Patrimoine mondial
Depuis le , la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Parmi les 353 sites, répartis sur 109 lieux inclus dans le périmètre du bassin minier, le site no 99 d'Houdain est constitué de la cité pavillonnaire de la Victoire et son école, de la cité moderne des Arbres et de son école, ainsi que d'un dispensaire de la Société de Secours minière dans cette dernière cité, tous ces équipements ont été construits à Houdain pour la fosse no 7 - 7 bis des mines de Bruay[62],[63]. Ces différentes cités sont regroupées au sein du quartier prioritaire Le Haut d'Houdain, qui rassemble 3 055 habitants en 2020[64].
- Habitations groupées par deux.
- Habitations groupées par deux.
- Les écoles.
- Habitations post-Nationalisation.
Autres lieux et monuments

- Houdain est surplombée par l'église Saint-Jean-Baptiste à l'architecture originale. Elle est formée d'une tour carrée. Partiellement détruite lors des guerres des XIVe et XVe siècles, l'église sera reconstruite et agrandie à la fin du XVe siècle. Il y a une légende à sa construction. Les habitants d'Houdain ont décidé de reconstruire leur église au pied de la colline pour que les personnes âgées ou handicapées puissent y venir. Alors qu'ils faisaient les travaux le jour, la nuit les pierres installées étaient enlevées et remontées en haut de la colline par le diable. Il était donc impossible de faire avancer les travaux et ils ont donc dû engager une concertation entre le diable et le bon Dieu et un arrangement a été trouvé : construire l'église au milieu de la pente. Lorsqu'on regarde l'église d'Houdain, on constate que le chœur et la grande nef ne sont pas dans le même alignement, ce qui est inhabituel pour une église. Les bâtisseurs de la petite nef (vers 1150-1200) avaient peut-être le projet d'une petite église. Quand, trois siècles plus tard, des personnes ont voulu reconstruire ou agrandir l'église, ils ont dû constater que s'ils construisaient la grande nef dans le prolongement de la petite nef, l'extrémité sud-ouest de la grande nef se trouverait au-delà de la colline... Nos bâtisseurs avaient donc le choix entre deux solutions: construire dans le prolongement de la vieille église en renforçant la colline ou construire au pied de la colline... Il a dû y avoir une concertation entre partisans de la vallée et partisans de la colline pour aboutir à une solution : agrandir et reconstruire en utilisant la petite nef existante, mais en déviant l'axe de la grande nef pour que celle-ci soit bien stable sur la colline, sans remonter des tonnes de blocs de craie pour conforter la colline[65].
- Le prieuré d'Houdain dépendait de 1606 de 1779 de l'abbaye de Lobbes[66].
- Le monument aux morts[67].

Personnalités liées à la commune
- Philippe Gengembre (1764-1838), chimiste et inventeur, inspecteur Général des Monnaies sous l'Empire puis directeur de la Manufacture royale des machines à vapeur d’Indret, près de Nantes, né à Houdain.
- Florimond Ronger dit Hervé (1825-1892), compositeur, auteur dramatique, acteur, chanteur, metteur en scène et directeur de troupe, né à Houdain.
Héraldique
| Blason | D'azur semé de fleurs de lis d'or, au lambel de gueules de trois pendants chargés chacun de trois petits châteaux d'or rangés en pal, brochant en chef; sur le tout, d'or au créquier de sinople surmonté d'un lambel d'azur[68]. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
Bibliographie
- Charles d'Héricourt, Notice sur le canton d'Houdain, Arras : Impr. H. Schoutheer, 1878, 162 pages.
- Léopold Foulon, Notes sur la distillerie agricole comparée aux bouilleurs de cru présentées aux cultivateurs du canton d'Houdain, Arras : Rohard-Courtin, 1895, 20 pages.
- C. Liétard, Bruay-en-Artois et ses seigneurs. Chronologie des seigneurs de Houdain, Hesdigneul et Ourton, Avesnes-sur-Helpe : Editions de l'Observateur, 1939, 57 pages.
- Jacques-H. Renaud, « Les tramways de l'Artois », dans Revue bimestrielle de la Fédération des Amis des chemins de fer secondaires, no 77, 1966, pages 2–42.
- Jean-Pierre Roger, « Un célèbre Houdinois, "Hervé" [pseudonyme de Louis-Auguste-Joseph-Florimond Ronger] », dans Plein-Nord, no 30, 1977, pages 40–41.
- Victor Louchart, Houdain et Houdinois dans la tourmente, 1914-1918, 1978, 59 pages.
Ouvrage consultable aux archives départementales du Pas-de-Calais[69] :
- André Fortin, Le canton d'Houdain à travers les siècles, Lens : impr. Ouvrière, 1942, 57 pages.
Articles connexes
- Liste des communes du Pas-de-Calais
- Projet:Communes de France, dont le but est de permettre d'avoir un ensemble d'articles homogènes et possédant les informations minimales pour chaque commune de France
Liens externes
- Site officiel de la commune
- Site de l'office de tourisme de la région de Béthune-Bruay
- Dossier de la commune sur la base nationale sur les intercommunalités (BANATIC) du Ministère de l'intérieur (DGCL), [lire en ligne]
- Dossier complet de la commune sur le site de l'Insee[Note 15], [lire en ligne]
- La commune sur le site des archives départementales du Pas-de-Calais, [lire en ligne]
- La commune sur Remonter le temps, sur le site de l’IGN, [lire en ligne][Note 16]
- « Houdain » sur Géoportail.
- Le réseau France services pour la région Hauts-de-France, [lire en ligne]
Bases de données, dictionnaires et encyclopédies
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

