Hélène Élisabeth Juillerat

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Décès
(à 65 ans)
Béziers
Nom de naissance
Hélène Élisabeth Juillerat
Pseudonyme
Hélène de Bauclas, Hélène Cotard de Bauclas
Hélène Élisabeth Juillerat
Biographie
Naissance
Décès
(à 65 ans)
Béziers
Nom de naissance
Hélène Élisabeth Juillerat
Pseudonyme
Hélène de Bauclas, Hélène Cotard de Bauclas
Autres noms
Hélène Cotard
Nationalité
française (à partir du )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Paul Emile Juillerat
Mère
Ida Adèle Carnal (vers 1852-1935)
Fratrie
Conjoint
Henri Edmond Cotard (1899-1991)
Parentèle
César Méléra (beau-frère)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Réunion des musées nationaux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Hélène Élisabeth Juillerat dite Hélène de Bauclas ( à Moutier en Suisse - à Béziers) est une historienne de l'art, artiste peintre et autrice de littérature policière franco-suisse.

Origines et vie personnelle

Hélène Élisabeth Juillerat naît le à Moutier, dans le canton de Berne en Suisse. Elle est la fille de Paul Juillerat et d'Ida Carnal. Elle est la sœur de Marguerite Juillerat, journaliste et épouse de l'auteur César Méléra[1]. La mort d'Ida Carnal à l'âge de 82 ans à Valentigney dans le Doubs est annoncée le dans le numéro 8871 du quotidien Excelsior en raison de sa parenté aux deux femmes de lettres[2].

En 1911, Hélène Juillerat est recensée à Beaucourt dans le Territoire de Belfort où elle habite avec sa mère rue du Chatelot. Elle est décrite comme artiste peintre et institutrice privée[3].

Le , Hélène Juillerat apparaît dans la première liste des concurrents classés et appelés à prendre part à la finale du Grand concours de mots croisés organisé par l'hebdomadaire Nouvelles Littéraires. Elle habite alors 72, boulevard de Port-Royal à Paris[4].

Hélène Elisabeth Juillerat est naturalisée française par décret paru au Journal officiel de la République française le [5].

Le , Hélène Elisabeth Juillerat, alors attachée au musée du Louvre, épouse à Paris Henri Edmond Cotard, professeur libre et conférencier aux Musées nationaux. Elle habite alors 25, rue de Grenelle à Paris. Comme ses parents Louis Jules Edmond Cotard et Thérèse Marthe François Dupré[1], Henri Cotard est peintre[6].

Hélène Juillerat meurt le à Béziers.

Carrière

Contributrice de revues

À la fin du mois de , Hélène Juillerat publie l'article « Neuf siècles de peinture anglaise » dans Le Miroir du Monde[7],[8],[9].

Hélène Juillerat publie l'article « Les nouveaux aménagements du Musée du Louvre » dans le n°493 de La Revue du Touring-club de France du [10].

Cheffe du service des visites guidées au Musée du Louvre

En , Hélène Juillerat prend la tête d'un nouveau service de visites guidées au musée du Louvre, qui s'ajoute aux visites-conférences auparavant proposées dans le musée[11]. Elle y gère notamment les tensions avec les guides agréés de la préfecture de police, transmet les revendications salariales de guides officiels du Louvre, et rédige une note sur les « mardis populaires », visites du Louvre organisées en à l'initiative de Léo Lagrange dans le cadre de la politique culturelle du Front populaire[11].

Le , « Mlle Juillerat » est l'objet d'un article du célèbre quotidien américain International Herald Tribune : elle y est présentée comme la personne qui dirige « efficacement les services d'information et des guides du [musée du] Louvre ». Elle se réjouit de la présence massive d'Américains - et de la visite de l’American Legion en particulier - au musée. Elle explique que le musée ne détient pas d'« objets volés » par Napoléon Ier : le butin de ce dernier a été légalisé par le Traité de Paris de 1814 et, à la chute de l'Empire en 1815, certaines nations ont échangé leurs propres œuvres contre des chefs-d'œuvre français. Elle ajoute : « Notre Giotto vient de Naples grâce à un tel échange. [...] Ces gens qui viennent ici pour voir les trésors volés par Napoléon oublient qu'il fut un temps où des rois dépensaient des fortunes en beaux tableaux. Nos Raphaël et Léonard de Vinci viennent de François Ier ; nos Titien de Louis XIV. ». Elle précise enfin qu'en 1793, la collection était composée de seulement 650 pièces, contre plus de 178 000 à cette date[12].

Peintre

Du 6 au , des peintures d'Hélène Juillerat sont exposées à la Galerie de Marsan au 6, rue des Pyramides. Sont notamment exposées 14 peintures du Christ de son arrestation à sa crucifixion, destinées à l'église de Chérmizy dans l'Aisne, afin de remplacer les œuvres détruites pendant la guerre[13].

En , Hélène Juillerat expose au Salon des Indépendants lors d'une exposition mettant en avant les œuvres de femmes. Le journaliste Gaston Derys du Minerva la cite parmi les « bons nus »[14].

Hélène Juillerat participe pour la France aux Compétitions artistiques organisées en marge des Jeux olympiques d'été de 1928 organisés aux Pays-Bas, dans la catégorie « Peinture »[15].

Le , Hélène Juillerat est citée parmi les exposants de la première soirée organisée par « Les Amis de Saint Yves » et Yves Le Troquer dans un hôtel du Faubourg Saint-Germain pour faire connaître de jeunes artistes peintres et sculpteurs[16].

Œuvres

Notes et références

Liens externes

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