Hôtel de préfecture de la Loire-Atlantique

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Destination initiale
Style
XVIIIe siècle
Occupant
Préfecture de la Loire-Atlantique (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Usage
Hôtel de préfecture (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Hôtel de préfecture de la Loire-Atlantique
Façade de la préfecture
Présentation
Destination initiale
Style
XVIIIe siècle
Occupant
Préfecture de la Loire-Atlantique (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Usage
Hôtel de préfecture (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Patrimonialité
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L'hôtel de préfecture de la Loire-Atlantique est un bâtiment situé à Nantes, en France. Il est le siège de la préfecture du département de la Loire-Atlantique.

L'édifice qui se trouve dans le centre-ville de Nantes, donne côté nord sur le quai Ceineray (qui borde l'Erdre), côté sud sur la place Roger-Salengro.

Historique

Ancien bâtiment

Entrée principale

L'installation à Nantes de la chambre des comptes de Bretagne est décidée par Anne de Bretagne en 1492[1]. Puis Louis XII fait acheter les terrains du couvent des Cordeliers[2] pour accueillir le bâtiment. Celui-ci, dont la construction commence sous François Ier à partir de 1515, est achevé sous le règne d'Henri II en 1553[3]. La Chambre des comptes, sur sa façade nord, longe les remparts existants le long de la rive de l'Erdre[2].

Outre la chambre des comptes, l'édifice doit dès l'origine abriter les archives de la province de Bretagne. Le poids de l'ensemble des documents détériore l'ouvrage au fil du temps, si bien qu'au XVIIIe siècle, les étais disposés pour renforcer les sols ne suffisent plus[1]. L'architecte Pierre Vigné de Vigny propose en 1755 un plan général comprenant le projet d'une nouvelle Chambre des comptes devant une place en hémicycle[4]. En 1759, une commission d'experts déclare le bâtiment vétuste[1],[3].

Réalisation de Jean-Baptiste Ceineray

Lorsque Jean-Baptiste Ceineray (1722-1811) devient architecte de la ville en 1759, la reconstruction de cet immeuble fait partie de ses missions[5]. Ce bâtiment est un des tout premiers dont il dresse le plan (après ceux du théâtre et d'une halle aux blés), et le seul édifice public dont il ait effectué la totalité de la réalisation[6]. En 1760, il dresse un plan, approuvé, et établit un devis, et fait figurer l'ouvrage dans le projet d'ensemble de l'urbanisation de la ville que l'architecte élabore en 1761[5], année au cours de laquelle il augmente le devis initial de 20 % environ[1]. Partie intégrante du projet, il prévoit une vaste place devant la façade sud, entrée principale de l'édifice[7].

En 1761, Ceineray propose de modifier l'implantation de l'ouvrage, héritée du plan de Vigné de Vigny de 1755[5]. Il ne reste pas de trace de cette proposition[8], Georges Durville[9] rapporte qu'elle plaçait l'édifice sur le terrain des Cordeliers un peu plus au sud. Finalement, le plan définitif de 1762 reprend l'emplacement initial : à l'arrière et un peu à l'est de l'ancien bâtiment, dont la façade se trouvait au niveau de la grille actuelle. En raison de nature du terrain, composé d'alluvions de l'Erdre jusqu'à une profondeur de deux mètres sous le lit de la rivière, les fondations sont faites sur pilotis[8].

La première pierre est posée le [10]. Des matériaux récupérés lors de la démolition des remparts sont utilisés[11]. En 1769, le gros œuvre est achevé[2]. Mais les travaux sont ralentis. En 1768, le duc d'Aiguillon, gouverneur de la province de Bretagne, favorable au projet, quitte ses fonctions. Puis une querelle oppose les États de Bretagne et l’administration royale. Deux écus figuraient aux frontons de l'édifice : les armes de France sur la façade principale au sud, les armes de Bretagne au nord. Les membres des États veulent des écus portant les deux symboles des deux côtés. De plus, le projet rencontre un problème financier. Les dépenses dépassent largement le devis. En 1774, un incendie se déclare au couvent des Cordeliers, menaçant de détruire les archives qui y sont momentanément déposées. À la suite de cet incident, en 1775, le conseil d'État ordonne la reprise des travaux. Ceineray, malade, cède sa place à l'ingénieur Grolleau[12].

Le travail de Ceineray subit les critiques véhémentes de Hénon, dessinateur se prétendant architecte. Celui-ci, en 1778, déclare constater des malfaçons dans la conception du grand escalier de l'édifice. Ceineray ne se défend pas lui-même, mais l'architecte du roi Jean-Rodolphe Perronet, l'ancien maire Jean-Baptiste Gellée de Prémion, l'architecte François Cacault entre autres prennent son parti. Finalement, au terme de deux ans de polémique, c'est un rapport de Mathurin Crucy, jeune architecte formé par Ceineray, qui met hors de cause le travail de celui-ci[12].

Durant cette période, l'avancée du chantier est ralentie, mais se poursuit. 1778 est l'année où Charles-Guillaume Robinot-Bertrand[13] réalise les sculptures. En conflit avec le Conseil de ville, les membres de la Chambre des comptes siègent à Redon en 1780, année où Sébastien Leysner (1728-1781), sculpteur allemand installé à Angers[14], réalise les cheminées. En 1782, la décoration intérieure est achevée, et la chambre des comptes de Bretagne occupe les locaux. En , la chapelle du bâtiment reçoit la bénédiction[12].

La Chambre des comptes, supprimée en par l'Assemblée constituante[15], n'occupe les lieux que moins de dix ans[9].

Hôtel de préfecture

En 1800, le bâtiment est confié à l'administration départementale, et devient hôtel de préfecture. En 1825-1826 des travaux sont conduits par l'architecte François-Jean-Baptiste Ogée (1760-1845)[16] pour doter l'endroit d'un logement pour le préfet : deux ailes sont ajoutées. Un jardin fermé par une grille est créé devant la façade sud en 1829[15].

La préfecture est inscrite au titre des monuments historiques le [17].

Architecture

Références

Voir aussi

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