Ibn Muti al-Zawawi

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Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
يحيى ابن معطي الزواويVoir et modifier les données sur Wikidata
Ibn Muti al-Zawawi
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
يحيى ابن معطي الزواويVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Œuvres principales
Ed-Dürretü'l-Elfiye (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Ibn Mu'ṭī al-Zawāwī (ابن معطي الزواوي)   Abū 'l-Ḥusayn Yaḥyā ibn 'Abd al-Nur Zayn al-Dīn al-Zawāwī[1] ou Abū Zakarīyā' Yaḥyā ibn 'Abd al-Mu'ṭī ibn 'Abdannūr az-Zawāwī ( c.1168-1169 – 1231 CE / 564-628 AH) était un Ḥanafī faqīh (juriste), grammairien, poète, philologue et savant originaire du Maghreb central. Il est l'auteur du premier ouvrage grammatical versifié, l'Alfiyya, ainsi que de commentaires de traités grammaticaux et d'ouvrages lexicographiques versifiés[2]. Il a également écrit de nombreux ouvrages sur diverses disciplines savantes[3]. Il est considéré comme l'un des plus grands grammairiens du Moyen Âge.

Ibn Mu'ṭī al-Zawāwī est né à Béjaïa en 1168 dans la tribu Kabyle Zawāwa d'où sa nisba « al-Zawāwī »[2]. Il a grandi durant l'âge d'or scientifique et culturel du Maghreb islamique, une période marquée par l'effervescence intellectuelle et le rayonnement de la région. Béjaïa, alors au sommet de sa prospérité, en était l’un des centres majeurs. Il s’est formé auprès du savant Abu Musa al-Jazuli, sous la guidance duquel il a mémorisé l'œuvre monumentale Al-Ṣiḥāḥ fī al-Lughah (Le Dictionnaire parfait de la langue arabe) d'al-Jawhari[4].

Il a reçu sa première éducation à Béjaïa. En 1227 (624 AH), il voyagea vers l'Est jusqu'à Damas[4] avec une délégation et fut accueilli par le souverain ayyoubide, Al-Mu'azzam Isa. Par la suite, il consacra de nombreuses années à enseigner la philologie dans les mosquées de Damas. Durant ce temps, il s'efforça de rendre l'apprentissage de la langue, de la littérature et de la grammaire plus accessible et compréhensible.

À la mort d'Al-Mu'azzam Īsā al-Ayyūbī, son fils, al-Naṣr Dā'ūd, fut rapidement écarté du pouvoir par ses deux oncles, al-Kāmil et al-Ashraf. Le nouveau sultan, al-Kāmil, témoigna une grande estime envers Ibn Mu'ti et le convainquit de le rejoindre au Caire. Là-bas, Ibn Mu'ti fut honoré d’un poste prestigieux : il reçut un salaire régulier et fut nommé professeur de grammaire et de littérature à la célèbre mosquée d'Amr ibn al-As, également connue sous le nom d'al-Jamī 'l-Atīk'[1].

Il a composé un certain nombre d'ouvrages sur la grammaire ainsi qu'un recueil d'oraisons, un diwan de poésie et un traité sur les lectures du Coran. L'ouvrage le plus important qu'il a produit est ad-Durra al-alfiyya qui était une grammaire pédagogique de la langue arabe composée en vers totalisant mille lignes, plusieurs commentaires ont été écrits à son sujet. Cet ouvrage apparaît fréquemment dans la liste des ouvrages étudiés ou mémorisés par les oulémas de la période mamelouke. Son travail a également servi de modèle à un nouveau genre de compositions, car de nombreux érudits ultérieurs se sont essayés à l'écriture d'alfiyyat.

Ibn Mu'ṭī mourut en , ses funérailles furent suivies par le sultan ayyoubide et il fut enterré près du mausolée de l'imam al-Shāfī par le Khandak[1],[5].

Ibn Mu'ṭī a étudié le fiqh, le hadith, la jurisprudence et la langue auprès d'éminents savants, chacun célèbre dans son domaine :

  • Abū Mūsā al-Jazūlī ( أبو موسى الجزولي ) (1146 - environ 1211)[6]
  • Taj al-Dīn al-Kindi ( تاج الدين الكندي</link> ) (1126 - 1217)
  • Mamelouk al-Kindi décédé en 1258/656 AH

Ses disciples

  • Ibn al-Hajib, décédé en 1247
  • As-Suwaydi
  • Ibn al-Anbari

Œuvres

Notes et références

Bibliographie

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