Invasion somalienne de l'Ogaden
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Date | 13 juillet 1977 – Octobre 1977 |
|---|---|
| Lieu | Ogaden, Éthiopie |
| Issue | Victoire somailienne |
| Changements territoriaux | Les forces somaliennes ont capturé 320 000 km² de l'Ogaden. |
45 chars 58 canons |
200 chars 250 véhicules blindés de transport de troupes |
L'invasion somalienne de l'Ogaden survint en , lorsque la Somalie, sous la conduite de son armée nationale, lança une offensive contre l'Éthiopie. Cette offensive se déploya en deux formations distinctes : la première, principale, visait à s'emparer des villes stratégiques de Djidjiga, Harar et Dire Dawa ; tandis que la seconde, de moindre envergure, se dirigeait vers Dolo, Gode et Imi. L'Armée nationale somalienne (SNA) se lança dans l'assaut de l'Ogaden le , conformément aux rapports émanant du ministère de la défense nationale de l'Éthiopie. Toutefois, d'autres sources divergent quelque peu et mentionnent respectivement les dates du 13 ou du [1],[2].
Selon des sources éthiopiennes, l'invasion somalienne mobilisait un contingent considérable : 70 000 soldats, 40 appareils de chasse, 250 chars d'assaut, 350 véhicules blindés de transport de troupes et six cents pièces d'artillerie, représentant ainsi presque l'intégralité des forces armées somaliennes. De leur côté, les responsables soviétiques évaluèrent l'effectif des assaillants somaliens à vingt-trois mille militaires, soutenus par 150 chars T-34 et 50 T-54/55, auxquels s’ajoutaient 250 transports de troupe blindés, notamment des modèles BTR-50PK, BTR-152 et BTR-60PB. Outre les contingents réguliers somaliens, quinze mille combattants issus des rangs du Front de libération de la Somalie occidentale (WSLF) prirent également part aux opérations dans la région de l’Ogaden.
Les forces éthiopiennes déployées dans la région de l’Ogaden se composaient pour l’essentiel de la troisième division mécanisée de l’armée impériale, laquelle bénéficiait du concours d’un neuvième escadron de chasse improvisé, pourvu d’appareils à réaction du type F-5E Tiger II. Cette formation, quoique disparate dans sa constitution, s’employa avec une certaine résolution à défendre les positions éthiopiennes face aux assauts adverses[3].
