Jacques Aliamet

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Jacques Aliamet
Vue des environs de Saverne
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Maître
Lieux de travail
Fratrie

Jean Jacques Aliamet, né à Abbeville le et mort à Paris le , est un graveur et un marchand d'estampes français.

Son demi-frère, François-Germain Aliamet (1734-1790), est également graveur.

Jacques Aliamet nait à Abbeville dans la paroisse Saint-Gilles le [1]. Il est le deuxième enfant, sur 6 ou 8[2], du premier mariage de H.-Antoine Aliamet, marchand à Abbeville avec Marie-Jeanne-Françoise Mathieu[1]. Antoine Aliamet sera élu 2e juge conseil à Abbeville en 1735 et meurt en 1747. La famille est membre de la haute bourgeoisie[3].

Le [4] (date plus probable que celle de 1740[5]), peu de temps après s'être établi, Jacques Aliamet épouse Marie-Madeleine Hénocq (fille de Jean-Charles et Marie Madeleine Hecquet), nièce d'un de ses maîtres Robert Hecquet[5]. Cinq enfants naîtront de ce mariage[2].

Il est le demi-frère de François-Germain Aliamet graveur au burin.

Il meurt à Paris le , à l'âge de 61 ans[6].

Carrière artistique

Très jeune, il manifeste un grand goût et des dispositions pour le dessin. Ses parents lui donnent, à l'âge de 15 ans[2], pour maître un artiste abbevillois Philippe-Augustin Lefèvre[5], graveur en taille-douce[7].

Après dix-huit mois, celui-ci l'emmène à Paris où il le recommande à un autre abbevillois Robert Hecquet graveur et marchand d'estampes, éditeur, auteur de catalogues et de ce fait en rapports suivis avec de nombreux artistes[8]. Celui-ci dirigea rapidement Jacques Aliamet dans l'atelier de Jacques-Philippe Le Bas où le jeune artiste termina ses classes[5]. Il en devint un des meilleurs élèves[5].

Jacques Aliamet y resta deux ou trois ans puis alla travailler uniquement le dessin pendant six mois chez Carle Van Loo (Charles André van Loo), alors directeur de l'Académie royale de peinture et de sculpture[5].

Jacques Aliamet s'installe ensuite à son propre compte[5].

Admis à l'Académie royale en 1763 (selon Emile Delignières, il n'y fut que agréé et non membre mais cela lui permit de prendre le titre de « graveur du roi »[9]), Jacques Aliamet perfectionna l'art de graver à la pointe sèche[10], et pratiqua l'eau-forte.

Il devint quelques années plus tard membre de l'Académie impériale de Vienne dont le brevet entrainait le titre de graveur de L.L. M.M. Impériales et Royales[11].

Il forma les graveurs De Ghendt, Jacques Couché et Charles-François-Adrien Macret.

Il fut éditeur et marchand d'estampes, entre 1764 et 1771, rue des Mathurins, vis-à-vis de la rue des Macons.

Le portrait de Jacques Aliamet figure dans les pages de garde de l'ouvrage d'Emile Delignières, il est conservé au Musée d'Abbeville[12].

Œuvres

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI