Jacques Taveau

personnalité politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Jacques Louis Narcisse Fortuné Taveau, né le 29 octobre 1755 à Honfleur (généralité de Rouen, actuel département du Calvados), mort le 7 novembre 1820 à Vaugirard (département de la Seine, actuel 15e arrondissement de Paris), est un homme politique de la Révolution française.

Décès
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Faits en bref Député français, 7 septembre 1792 - 26 octobre 1795 ...
Jacques Louis Narcisse Fortuné Taveau
Fonction
Député français
-
Biographie
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Biographie

La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En septembre 1792, Jacques Taveau, alors négociant et administrateur du Calvados, est élu député du département, le huitième sur treize, à la Convention nationale[1].

Le 4 janvier 1793, aux côtés de ses collègues du Comité de la marine, Jean-Jacques Bréard (député de Charente-Inférieure), Nicolas-Joseph Marey (député de la Côte-d'Or), Henri Pascal de Rochegude (député du Tarn) et Jean-Pascal Rouyer (député de l'Hérault), il est élu membre du Comité de défense générale[2].

Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et se prononce pour l'appel au peuple et pour le sursis à l'exécution de la peine[3] :

Il faut prouver aux rois qui règnent encore pour le malheur des peuples, que leurs têtes peuvent tomber sous la hache des lois comme sous la faux de la mort. [...] Nous avons déclaré à l'unanimité Louis convaincu du crime de haute trahison. Ce crime mérite la mort ; mais après l'avoir prononcée, gardons-le comme un otage, et suspendons l'exécution jusqu'au moment où les ennemis tenteraient une invasion sur notre territoire, ou jusqu'à l'acceptation de la Constitution.

Le 13 avril 1793, il demande l'ajournement lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4] :

Je ne lis jamais les ouvrages de Marat ; on lui suppose des torts bien graves ; je blâme hautement la morale qu'il professe, mais n'ayant point entendu le rapport du Comité de législation, ignorant absolument les griefs sur lesquels repose le projet vous est présenté, j'ai voté pour l'ajournement [...].

Le 28 mai, il ne participe pas au scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze[5]. Le 9 prairial an III (le 28 mai 1795), après l'insurrection du 1er prairial (20 mai), Jacques Taveau prend la défense de Robert Lindet (député de l'Eure), ancien membre du Comité de Salut public, inculpé par Benoît-Louis Gouly (député de l'Île de France)[6] :

Le département du Calvados et neuf ou dix autres auraient été anéantis, si Lindet ne s'y fût pas rendu. Il a sauvé un grand nombre d'individus, il en a même retiré de la Conciergerie.

En 1800, il est nommé messager d’État au Tribunat puis au Corps législatif. Touché par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, il part à Bruxelles et rentre en 1818.

Sources

Liens externes

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