Elle a retrouvé sa couleur bleue, le «bleu de Hanau[1]», couleur traditionnelle des maisons protestantes du nord de l’Alsace. C'est ce qui a donné le ton aux 1 700 m2 de la propriété formée d'une suite de jardins articulés autour des bâtiments.
Des jardins d’exception
Les «Jardins de la Ferme Bleue»[2] sont des espaces de verdure où les arbustes sont taillés et agencés géométriquement.
Les différents bâtiments de l'édifice ont en quelque sorte conféré au lieu, structure dans laquelle s'incluent harmonieusement des jardins d'inspirations diverses.
Participation en aux Journées Mondiales de l’art topiaire (l’art de tailler les végétaux)[3],[4].
Ainsi, le visiteur découvre au gré de sa promenade:
plus loin, un bassin, en carreaux de faïences, dans lequel nagent des nénuphars rafraîchit le pied de la tour, constitué d’éléments anciens récupérés et de faïences bleues de Sarreguemines[5],
la serre-orangerie remontée dans une diagonale en contre-point avec le bassin,
une allée à l'italienne de cyprès donne accès à un jardin régulier composé de topiaires d'ifs, de carrés de buis et d'une hêtrille[6],[7],
un petit jardin de cristal avec son mur pignon de la maison décoré en «scrafito», trompe-l’œil peint par Edgard Malher, peintre humaniste[8] (également auteur de peintures dans l’Hôtel et restaurant Le Moulin de Gundershoffen, de la façade de la pâtisserie Christian à Strasbourg, à Pfaffenhoffen[9],…) donnant sur la rue s'éclaire d'une véranda qui tient lieu d'orangerie pour l'hiver.
des œuvres d’artistes contemporains qui jalonnent les jardins,
un pilier d’entrée d’une habitation juive avec sa mezouzah.
Animation, visite, accueil:
Des événements artistiques et musicaux: des expositions et des dîners-concerts. Durant l’été «Les Impromptus de la ferme Bleue», sont des concerts se déroulant les vendredis en soirée aux «Jardins de la Ferme Bleue»[10],[11].
Jardin structuré de carrés de buis orné d'une tonnelle.
Conception et réalisation :
Le jardin est l'œuvre commune d'Alain Soulier, et de Jean-Louis Cura, créateur de jardins, paysagiste.
Les bâtiments ont été restaurés et réutilisés et les parcs aménagés à partir de 1981. Les lieux ont été rendus accessibles au public à partir de l’an 1997.
L'art topiaire. L'illustrateur Baptiste Cura raconte en dessins le drame qui se trame entre les topiaires voisinant les unes avec les autres aux Jardins de la Ferme Bleue et deviennent les personnages d'un conte.