Jean-Baptiste Daviais
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Jean-Baptiste Daviais, né le à Rezé en Loire-Inférieure et mort le au camp de concentration de Dachau en Allemagne, est un militant associatif, résistant français.
Issu d'une famille d'ouvriers[1] (de l'union[2] de Jean-Baptiste Daviais, charpentier, et de Marie Macé, tailleuse), il fréquente l'école communale de Rezé[3], dans la banlieue sud de Nantes, et entre ensuite à l'école professionnelle de l'avenue de Launay. Il en sort à 14 ans avec un bon bagage pour commencer son apprentissage de charpentier de navires[4]. À 20 ans, il est chef traceur aux Chantiers de la Loire. De petite taille, mais trapu et robuste, il supporte vaillamment la fatigue de 10 heures, quelquefois 11 heures de travail. À 21 ans, il effectue son service militaire, trois ans au 6e régiment du génie, il se distingue et devient le plus jeune sergent major de France[5]. Quelques années plus tard, il part pour le compte de l'administration coloniale. Il organise un service de navigation fluviale sur le Sénégal puis le Niger.
Il épouse Céline Rousseau, le , à Rezé[6].
À 40 ans, il revient à Nantes pour créer avec son associé Maillaud une société d'importation de bois qui s'agrandit au fil des ans. Mais sa nature le pousse vers ceux qui souffrent et principalement vers l'enfance malheureuse; il se consacre alors à la Maternelle, au Secours Immédiat, à la Fédération des Amicales d'anciens élèves et amis des écoles publiques de Nantes et banlieue[7] (première fédération d'amicale laïque de Loire-Atlantique)[8].
Puis avec la débâcle de 1940 et l'exode, il décide d'ouvrir un centre d'accueil, impasse Saint-Laurent près de la cathédrale, dans une vieille maison inoccupée, afin d'héberger les réfugiés belges et ceux du Nord de la France. Soixante à quatre-vingt personnes y trouvent chaque jour le gîte et le couvert. Quand la place manque, il reçoit le surnombre dans sa propre maison. Au moment où les premiers mouvements de Résistance se structurent, on pense à lui[9]. La confiance qu'il inspire en fait bientôt un chef. L'équipe passe au service du mouvement Libération, fondé par Christian Pineau, auquel il apporte un concours inestimable par l'ardeur qu'il déploie pour obtenir des renseignements[10].
Il est désigné comme futur maire de Nantes lors de la constitution du Comité départemental de Libération (CDL). Il héberge des juifs traqués et des réfractaires, leur fournit papiers, argent et lieux de travail. Mais après les aveux d'un jeune militant sous la torture, tous les militants du CDL sont arrêtés à partir du [11]. Il est arrêté le 18. Torturé à Angers, transféré au Camp de Royallieu, à Compiègne le , puis à Dachau[12] le [13] dans le convoi I.229 [14], en compagnie de ses camarades de la Résistance nantaise, Libertaire Rutigliano, Gilbert Burlot[15] et Gabriel Goudy. Ce denier relatera, après la libération du camp, le , les circonstances de la mort de Jean-Baptiste Daviais (matricule 72471): « il a été contraint de rester nu dans la neige au sortir de la douche. Il fut frappé de congestion et mourut deux jours plus tard ». Il avait 67 ans.

