Libertaire Rutigliano

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Sépulture
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Nationalité
Libertaire Rutigliano
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Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière du Pont du Cens (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
École primaire privée Saint-Barthélémy de Nice (d)
Lycée Georges-Clemenceau
École centrale ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Parti politique
Membre de
Lieux de détention
Vue de la sépulture.

Libertaire Rutigliano, né Libertario Rutigliano le au Caire[1] en Égypte, mort le déporté au camp de Dachau, est un résistant français, membre du Parti communiste français[2].

Libertaire est le fils de Nicolò Rutigliano, un Italien né au Caire le de parents émigrés, et d'Ernestina Rutigliano[3], née Peretto, à Beyrouth le . Nicolò Rutigliano adhère au parti socialiste dès l'âge de 18 ans. Il mène une activité syndicale intense, déjà proche du mouvement communiste et participe, dès 1910 à l'édition de "L'union", journal politique et syndical en langue italienne et française, puis en 1920 à la refondation du syndicat de la métallurgie. Arrêté deux fois en 1926 par des officiers égyptiens et britanniques puis en , la famille est expulsée d'Égypte, à Alexandrie, vers l'Italie, à Naples. Nicolas quitte Naples sous une fausse identité (par peur de la police fasciste) et se rend à Milan où le rédacteur en chef du journal communiste L'Unità organise son passage de la frontière franco-itallenne. Il vient en France, à Paris, où il est rejoint par sa femme et son fils. Il obtient comme son fils, la nationalité française, par un décret de naturalisation, le , et devient Nicolas Rutigliano[4]. Son épouse obtient également la nationalité française[5]. Il travaille ensuite à Nice[6], puis aux chantiers navals de Saint-Nazaire où il est engagé en . La famille s'installe à Nantes en 1935[7]. Nicolas Rutigliano est licencié le après sa participation à une grève générale.

Bon élève, Libertaire fait ses études secondaires à Nice et au collège Aristide Briand de Saint-Nazaire, où il obtient le 1er prix au tableau d'honneur en 1936-1937 ainsi qu'en histoire, 2e prix en physique et en géographie. Il choisit le cursus Mathématiques (section B) et non philosophie (section A). Il entre ensuite au lycée Clemenceau à Nantes[8] où il est élève de classe préparatoire, il est ensuite reçu à l'École centrale des arts et manufactures en [6].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il adhère au Front national, organisation de masse du Parti communiste français. Il devient responsable du Front pour les étudiants parisiens. Libertaire Rutigliano abandonne ses études et revient à Nantes en 1943 ; il y fonde le premier groupe universitaire de résistance. Il collecte des fonds, notamment pour permettre l'édition de journaux[8], comme Front créé en 1942. En 1943, il représente le Front national au sein du Comité départemental de libération de la Loire-Inférieure, nouvellement mis en place. Au début de 1944, il devient responsable interdépartemental des Forces unies de la Jeunesse patriotique de l'Ouest[7] et s'installe un moment à Parthenay (Deux-Sèvres). Il rentre à Nantes en mars, alors que la police (le SRMAN[9]) est en train de démanteler les réseaux du Front national.

Le , il est arrêté au domicile de son père par sept agents de la Gestapo[10], qui les emmènent tous les deux dans leurs locaux de Nantes, place Maréchal-Foch, où ils sont interrogés et torturés, puis à la prison de Nantes, rue Descartes. Ils sont ensuite transférés au camp de Royallieu à Compiègne et de là, déportés en Allemagne au camp de concentration de Dachau, dans le convoi I.229 du , avec d'autres résistants nantais dont Jean-Baptiste Daviais[11], Gilbert Burlot[12] et Gabriel Goudy. Il reçoit le matricule 72926. Puis il est transféré au Kommando d'Allach[13]. Libertaire y organise des collectes de pain parmi les prisonniers. Le , six jours après la libération du camp[14], il meurt, âgé de 23 ans, d'une infection tuberculeuse contractée durant sa détention[8].

En 1948, son père, qui a pu voir son fils peu avant sa mort, réalise un buste de lui et le place sur la tombe de la mère de Libertaire, au cimetière de la Gaudinière. En 1999, les éléments naturels l'ayant endommagé, la mairie de Nantes et l'association nationale des anciens combattants de la résistance décident de faire réaliser un nouveau buste[15].

Hommages

Voir aussi

Références

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